PATHOLOGIE DU CAL. '>'M
du cal qui le soulèvent, soit enfin qu'il faille rechercher le nerf dans le canal osseux qui l'enserre et le libérer, en élargissant progressivement les parois de ce canal. Dans quelques cas, cette libération ne pourra s'effectuer qu'en creusant profondément le cal et en enlevant des portions parfois considérables d'os.
Les opérations de ce genre sont aujourd'hui très nombreuses. Elles ont porté surtout sur le nerf radial, plus rarement sur le cubital, le médian, le sciatique poplité externe. Elles ont montré des lésions nerveuses diverses. Parfois te nerf est réduit à quelques minces fdamcnts dissociés; dans d'autres cas il est, sur le point comprimé, très diminué de volume et offre un aspect rougeâtre et graisseux; cette portion peut être régulièrement aplatie, ou offrir des renflements moniliformes. Nous avons signalé la possibilité des névromes et de la névrite ascendante.
Alors même qu'on a supprimé la cause qui les a produites, de pareilles lésions ne peuvent être immédiatement réparées, et, ainsi que l'a bien montré Trélat, l'amélioration après l'opération se fait souvent attendre. Parfois ce n'est qu'après plusieurs mois qu'elle commence à se produire. Mais le résultat définitif est ordinairement plus complet que ce long retard n'aurait pu le faire espérer. On l'aidera par tous les moyens usuels, électrothérapie, traitement hydro-minéral, massage, etc.
Nous ne pouvons d'ailleurs, dans ce chapitre, qu'étudier ces faits d'une façon générale, sans poser d'indications opératoires qui trouveront mieux leur place dans l'étude des fractures en particulier. On verra que dans tel cas il faut désenclaver le nerf, dans tel autre réséquer un cal exubérant ou redresser des fragments dont la position vicieuse comprime les troncs nerveux.
Nous avons, à dessein, négligé de parler des cals douloureux par lésions inflammatoires, par ostéomyélite suite d'esquilles ou de corps étranger. Leur fréquence est grande cependant; mais, dans ces cas, les symptômes sont, en général, des plus nets. Chaleur locale, œdème, rougeur, abcès et fistules constituent les étapes suffisamment caractéristiques de ce processus. La thérapeutique est d'ailleurs des plus simples. Dès que les symptômes inflammatoii-es sont nets, l'incision large, la recherche des séquestres et des corps étrangers, amèneront, en général, une guérison rapide et définitive si l'opération a été complète.