OCCASIONNELLE
ymptômes spéciaux.
/ Tumeurs . .
Au siège de la
Ulcérations .
fracture
ou sur le
reste
J Déformations
du
squelette.
Douleurs
sponlanéili'- quand l'absence complète de tout traumatisme ne la rend pas évidente.
Le tableau que voici résume la manière de procéder dans l'étude d'un malade affecté d'une fracture, pour laquelle on soupçonne la spontanéité.
I Cancer en un point quelconque du corps. Syphilis (marques anciennes ou récentes). Tuljerculose (diverses manifestations tuberculeuses), ae la i Diabète (polyphagie, polydipsie, dyspepsie, amaifracturc ( grissement).
et du I Hémiplégie ou paraplégie, système j Ataxie locomotrice (douleurs fulgurantes, troubles osseux. I de la motilité).
1 Troubles psychiques.
1 Atrophie musculaire.
Précédées { Kystes.
Cancer, sarcomes.
Gommes.
Abcès froids.
.\bcès ostéomyélitiques.
Ilyperostoses.
Carcinomes ulcérés.
Gommes ulcérées.
Fistules osseuses.
Rachitiques.
Ostéomalaciques.
Cals volumineux sur divers os.
Ostéocopes (syphilis).
Térébrantes fixes en un point
(cancers).
Douleurs généralisées du squelette (ostéomalacie).
i Douleurs aiguës de l'ostéomyé- / lite.
Douleurs sourdes des kystes \ bydatiques.
Diabète sans symptômes.
Grossesse.
Sénilité.
Ostéoporose.
Ataxie (quand la fracture précède les autres signes de l'affec- ~1 tion).
l' Cancer inconnu.
1 Kystes bydatiques.
I Syphilis méconnue.
' Fragilité essentielle du squelette (ostéopsathyrosis).
Non précédées
de symptômes spéciaux.
Fractures dues à :
On reconnaîtra donc une fracture spontanée :
I " A la faiblesse de la cause vulnérante ;
2° A l'existence dans les antécédents du malade d'affections, dont on connaît l'influence sur la production des fractures ;
3" A des symptômes spéciaux parmi lesquels il faut surtout citer l'indolence ou l'existence de tumeurs au siège de la fracture ;
4° A la marche de l'affection qui aboutit à une pseudarlhrose, à un envahissement néoplasique, à un cal exubérant;
5° A la multiplicité ou à la succession des fractures que l'on remarque chez un même sujet.
Quand l'absence de tout symptôme caractéristique et de tout antécédent patho-
IRICAIW et A. DEM0VLIN2
j08 DU DÉCOLLEMENT TRAUMATIQUE DES EPIPHYSES.
loo'ique, ne laissera plus subsister, comme base du diagnostic de la IVacturc spontanée, que la nature et la faible intensité de la cause vulnéranle, il faudra se rappeler, avant de conclure à la fragilité essentielle du squelette :
1" Oue les tumeurs, les gommes, les kystes des os, peuvent évoluer sans qu'aucun symptôme en révèle l'existence;
2" Que la sénilité et la grossesse sont des causes de fractures spontanées;
o" Que les mêmes accidents se produisent chez des malades cachectiques en dehors de toute lésion du squelette;
5" Oue dans l'ataxie une fracture spontanée peut être le prélude de la maladie (cas de Trélat, dt Fournicr) ;
6° Quand on ne trouvera aucune des alïeclions précédentes, et quand rien n'en fera soupçonner l'existence, on pourra songer à une fragilité conslilutionnelle du squelette.
Pronostic et traitement. — Nous n'insisterons pas sur le pronoslic des fractures spontanées, il varie suivant leurs causes. Bénin dans la syphilis, grave dans le cancer, il doit être réservé dans l'ataxie, le diabète, etc.
En général, le pronostic est assez sérieux, car même si la fracture n'est pas due à une maladie grave, elle doit faire redouter la reproduction de nouveaux accidents de môme nature.
Le traitement des fractures spontanées dépend aussi de leurs causes :
La simple immobilisation dans les appareils usités en pareils cas, suffit en général pour guérir les malades. : .
La syphilis doit être vigoureusement traitée et il faut s'occuper dans le traitement, autant et plus de la cause de la fracture que de la fracture elle-même.
Quant aux kystes hydatiques et aux tumeurs malignes, on ne peut leur opposer que l'amputation. Il en est de même dans la plupart des cas de fracture résultant des suites éloignées de l'ostéomyélite.