‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 4)Chapitre 7 sur 143 · II. — RUPTURES DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

II. — RUPTURES DES ARTÈRES

Lorsque l'artère est déchirée, sans solution de continuité des téguments, on dit qu'il y a rupture proprement dite des artères. Nous en rapprocherons la dilacération des artères par une esquille osseuse, parfois accompagnée de plaie, plus souvent peut-être sans cette plaie extérieure.

Les ruptures des artères ne sont' pas généralement étudiées dans un chapitre spécial; elles nous ont paru assez importantes pour justifier cette distinction.

Lorsque la rupture s'accompagne de plaie extérieure, il y a plaie par arrachement des artères (voy. plus haut).

Les ruptures artérielles sans plaie extérieure sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pense généralement; on connaît surtout bien les ruptures de l'artère axillaire. Le plus souvent ces ruptures succèdent à des tentatives de réduction de luxations anciennes de l'épaule; l'accident est plus rare dans la luxation même; Adams, Nélaton, A. Bérard en ont cependant rapporté des exemples; Malgaigne ena trouvé des observations dans la plupart des formes ordinaires de luxation de l'épaule. Les mouvements imprimés à une épaule atteinte de fausse ankylose à la suite d'une inflammation rhumatismale, des etïorts, des coups sans plaie extérieure ont produit le même accident. Dans les anciennes pièces d'artillerie, lorsque l'explosion se produisait pendant le bourrage du canon, la violence produite par l'expulsion du refouloir détermine une extension si Ijrusque de l'épaule que la rupture de l'artère axillaire en a été plusieurs fois la conséquence. L'inspecteur général Smart en a rapporté trois exemples.

On trouvera dans V Encyclopédie internationale de chirurgie un certain noml^re de cas de ruptures de la fémorale, de la poplitée, de la tibiale antérieure, et le fait si curieux de Dupuytren, rupture de l'artère circonflexe externe chez un cuisinier qui s'était heurté violemment la partie supérieure de la cuisse contre un angle de table.

Les caractères anatomiques relevés dans ces diverses observations sont les suivants : rupture des tuniques internes, élirement et rupture de la tunique externe, épanchement sanguin considérable et rapide. Tantôt l'artère s'oblitère et la gangrène du membre en est la conséquence, tantôt il se forme un anévrysme dilïus et les artères conservent une perméabilité suffisante pour permettre au sang de continuer à irriguer le membre.

La veine axillaire est rarement rompue; Froriep, Flaubert en 1827, Price

[P- MICHAUX

LESIONS TRAUMATIOUES.

Ilailey (1865), Agnew en ont rapporlé des exemples; lous les blessés onl succombé, à part le malade d'Agnew.

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