‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 100 sur 250 · II. — ASGIOMES PAHOTIDIENS · texte numérisé non relu

II. — ASGIOMES PAHOTIDIENS

Les anrjiomes glandiclcires de la parotide sont encore peu connus. Les analomo-pathologistes du début de ce siècle, trompés par l'aspect macroscopique

(') Martinet (Tumeur salivaire conséculive .'i r.ilil.iliim ilune tumeur parolidienne. Gaz. dea hniiiC, Paris, 1879, p. IIG) a bien rapports un cas de kyste communiquant avec le canal de Slénon. Mais, comme le fit observer Venieuil, il s'agissait là d'un fait tout spécial, sans rapport avei: les kystes saiivaires ordinaires. La tumeur s'était développée dix jours apics l'ahlalion d'un adénome et était probablcmeiil formée par le relluv de la salive du canal di' Sténon dans l'ancienne loge néoplasique.

TRAITÉ DE CMlnURGIE, 2' édïl. — V.

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«m MALADIKS DES GLANDES SALUAIRES.

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Nous avons pu en réunir 1) cas (-j. Ces anf:;ionics l'ornienl en général des tumeurs mal limitées par rappoi't au tissu paroti(li(Mi. A l'œil nu, il semble cju'il s'agisse simplement d'une parotide liypcilropliié(i cl vascularisce; mais le microscope montre (pie les artérioles ci les capillaires sont, dans les lobules malades, dilatés au point de tenir autant de ])lace que la substance glandulaire elle-même ([ui esl refoulée cl atrophiée. Les capillaires ont de plus perdu leur forme régidièremenl arrondie et sont un peu irréguliers dans leurs contours (''). A une période plus avancée, ou trouve interposé au tissu glamlulairc du tissu caverneux (').

Ces tumeurs se montrent en général peu de lemiis après la naissance; elles déterminent la formation d'une voussure de la région pai'otidicnne, quelquefois avec teinte bleutée de la peau; au palper elles sont difficiles à bien limiter, molles, dépressibles, pseudo-tlucfnantes, en partie réductibles: elles se confondent avec le reste du tissu glandulaire de la parotide.

On ne les a jusqu'ici signalées que chez l'enfant ; il est probable que, par suite de leur évolution, ces tumeurs se transforment. Tenon, Duke ont publié des faits qui semblent établir la possibilité de leur transformation en tumeurs cirsoïdes. Il nous semble toutefois vraisemblable qu'elles tendent beaucoup plutôt à se transformer en ces tumeurs caverneuses que l'on a signalées à la partie supérieure tlu cou et qui sont en communication large avec le système veineux. L'étude des faits nous montre des intermédiaires entre ces tumeurs et l'angiome glandulaire proprement dit.

Le traitement de ces tumeurs est assez délicat. On commencera par essayer l'électrolyse, les cautérisations interstitielles, n'hésitant pas à recourir à l'extirpation au bistouri en cas d'échec, surtout si la tumeur a un accroissement rapide. Celte extirpation a donné des succès enti'e les mains d'E. Bœckel, de L.-S. Pilcher, de Duret.

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