TUMEURS MIXTES DES CLANUES SALIVAIRES
une marche plus rapide. On est d'aulanl plus en droit de conseiller l'intervention que ropération à la première période est des plus simples et des plus inoffensives. Plus tard, on ne se laissera pas arrêter par le volume de la tumeur, pourvu qu'elle présente quelque mobilité et qu'elle soit circonscrite ('). Les vaisseaux et le nerf facial, bien qu'ayant quelquefois des rapports intimes avec le néoplasme, sont le plus souvent simplement refoulés; presque toujours, il est possible, avec un peu d'habileté, d'éviter leur lésion d'autant plus facilement que la tumeur est ordinairement encapsulée el qu'il suffit de rester à son contact dans le tissu cellulaire qui l'enveloppe.
Cette extirpation sera faite totale et avec le bistouri. Api'ès avoir découvert la face superficielle et libéré les bords de la tumeur, on doit attaquer la partie moyenne qui s'enfonce dans le creux parotidien de bas en haut. En agissant ainsi, on est sûr, si on lie les vaisseaux à mesure (ju'ils sont divisés, de ne lier qu'une fois chacun d'eux, puisqu'on les ouvre dans leur partie la plus inférieure et l'on aperçoit mieux les parties sur lesquelles doit porter l'instrument. Il faut, à mesure qu'on pénètre, dans le creux parotidien, disséquer avec les doigts ou un instrument mousse, l'extrémité d'une paire de ciseaux mousses fermés, une sonde cannelée. Rarement on est obligé de placer une ligature au fond de la plaie d'énucléation.
On n'a vu que larement des fislules parolidienne.s s'établir à la suite de ces interventions, et, lorsqu'il y a eu fistule, la guérison en a, le plus souvent, été facilement et rapidement obtenue.