‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 116 sur 250 · LÉSIONS INFLAMIWATOIRES DE L'ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

LÉSIONS INFLAMIWATOIRES DE L'ŒSOPHAGE

L'œsophage et le tissu cellulaire (pii l'entoure peuvent èlr.^ le siège de

(') QuÉxc se clemanili' s'il ne s'agit pas d'une l'iiplurc de varices œs(i|ili.iyirniii's et si ce n'est pas le sang qni l'nil rcl.der les parois d'un œsopliagc altéré par I iiill.iiiiiiiiliiin. C'est un point à reclierclicrdans ravcnir.(Des ruptures spontanées du rectum, Hcm,' il,- r/i i'r., 1882, I. Il, [). 181.)

[Jf, HARTMAIVIf ]

phénoniènes iiiflammaloires qu'on décrit sous les noms û'œsophai/itr cl de ;«'/■(-

NovEnrsE, InlUiiiinialion de l'œsopliMiji'. Xouo. Journal de inéd. el de rkir.. Paris, IXI'.I, l. \'l, p. S. — MoN'DiÈRE (J.-T.), Rccbei'piies pour servir à l'iiisloirc de lœsophagite aiguë et chronique. Aivli, gén. de méd., Paris, 1831, 1" série, 9° année, t. XXV. p. 358. — Petrunti, Abcès rétro-œsophagien. Gaz. méd., Paris, 1859, 2" série, t. VII, ji. 122. — Ballot, Phlegmon rétro- (l'sophagien. Arc)àves gén. de méd., Paris, 1841, 3'' série, t. XII, p. 257 et suiv. — Mondière, Recherches pour servir à l'hisloire des abcfcs rétro-pharyngiens. L'Expérience. Paris, 1842, t. IX, p. 33, 49 el G5. — Caulet, De la péri-œsophagile. Thèse de Paris, 186i, n° 224. — Pa- RENSKi, Des abcès de l'œsophage survenant à la suite d'embolie. Anal, in Revue des se. méd., Paris, 1874, t. IV, p. 256. — Bnuscn, OEsophagitis as a diseasc of infancy. Med. liée., New- York, 1883, t. I, p. j5. — CiiiTTON (H.-H.), Relro-œsophageal abcess. Trans. of tlie path. Soc., London, 1887, t. XXXVIII, p. 130. — Descroizilles, OEdème do la glotte, œsophagile, gaslrocntérilc aiguë par ingestion de bouillon très chaud chez un jeune enfant, niorl prompte, autopsie. Gaz. des hôp., Paris, 1887. p. 1317.

1» ŒSOPir.lGlTE L'œsophngile peut être aiguë ou chronique.

A. — œSOPHAGITE AIGUË

L'œsophagite aiguë est une maladie rare, qui n'a guère d'inlérèt chirurgical; nous devons la signaler à cause des lésions de rétrécissement qui la suivent quelquefois et aussi parce qu'elle est constante dans les lésions traumaliqucs, consécutives à la présence de corps étrangers ou à des brûlures. Elle peut èlre l'origine d'ulcérations, de perforations et de périœsophagites(').

B. OESOPHAGITE CUROMOUE

L'œsophagite chronique peut n'être que la conséquence d'une œsophagite aiguë ; elle est à peu près constante dans les dilatations de l'œsophage, qu'on trouve au-dessus des rétrécissements, et acquiert alors une grande importance par suite des ulcérations dont elle s'accompagne et des perforations (pii jM-uvcnl les suivre, soit spontanément, soit à l'occasion d'un cathétérismc.

Les inflammations chroniques spécifiijiu^s, liées à la syphilis et à la tuberculose, seront étudiées plus loin(-).

Il ne nous reste donc à décrire qu'une œsophagite chronique née d'emblée, chez les alcooliques, chez les fumeurs, et chez les malades sujets à des vomissements fréquents. On a dit que cette œsophagite pouvait causer un rétrécissement par simple hypertrophie de la tunique musculeuse sous-jacente : le fait a élé contesté par Zenker et Zicmuisen; il est, en elfel, probable (pi'ona pris l'eUcl

(') On a distingué, dans 1 iis<>|ih.ii:itc aiguë, diverses formes analomiqucs : catarrhale, folliculeuse, pustuleuse, phle;iiii<unii^r. Itirch-Hirschfeld a signalé une forme desquamalive, où, sans cause connue, après (picLiiics jours de fièvre et de dysphagic, on observerait l'éliniinalion d'un long cylindre de muqueuse œsophagienne. Ces diverses variétés d'osopliagite, qui sont bien ydus du ressort du médecin que de celui du chirurgien, rcconii.iisMiil |iiuucause la déglutition de caustiques légers, du tartre stibié, ou encore certaines inln lions (choléra, fièvre typhoïde, rougeole, variole, urémie, pyohémie): Béhier, Laljnulbène, Lannelonguc admettent que des boissons très froides suffisent à les déterminer.

(*) Voy. p. 335 el 330.

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