‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 201 sur 250 · r'i..\ii:s i)i: i.a i'oituink · texte numérisé non relu

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ralioii (Ir rdîsopliag'f cl iiiir iiiirclioii <r;iir \';\\\o |i:ii' iii;il;iilicssi' il.iiis une pai'a- (l'iilrsc (lu pôrirnrdo siii\i<' iriiij('(li(jii iodrc.

()" Au contacl di' ré])ain-li('iiHMil sans^uin la si'iciisr (Mnlia(jnc s'cnflamnic; mais ccllo inflaininalion reslcrail ccrlaincmoni liés iiiixh'Ti'c. si la (^ommiinicalioii élablic jiai' la plaii^ avoc rexléricur ou avec la plrvic ri les hi-onchos ne |){M'incUail pas l'infocliou du miliou péricardiquc.

Des corps étrangers sepliques, tels que des débris de sricinciil, des bourres de pa|)ier, des l'ragmcnls osseux préalableinenl eonlaniiiu's. |ii((\ii(pu;nl l'orcénient des péricardites intenses.

Dans ces eondilions, on voil le péiicarde su))piner, s Cmplir de gaz lelifles, resler en communication à l'extérieur par la plaie devenue listuleuse, etc.

7" l.es corps étrangers provoquent la mort rapidement lorsque par leur volume, par le siège qu'ils occupent, ils gênent le l'onctionnement du cœur ou lexcitenl trop vivement. Souvent ils sont bien tolérés. Quelquefois il a semblé qu'ils pouvaient jouer un rôle utile, celui d'un bouchon empochant l'hémorragie. .Même assez bien tolérés, ils font courir vm grand danger au blessé. Autour d'eux se déposent d<'s amas île librine qui fréquemmeni donnent lieu à des embolies artérielles.

H" Il n'y a qu'à rappeler la fréquence déjà indiquée du pneumothorax et «le l'hémothorax, et la possibilité d'observer des épanchements sanguins et gazeux dans le médiaslin comme dans toutes les plaies de poitrine.

Dr la cicatrisation des plaies du cœur. — La guérison des pi([ùres el des sections du cœur se produit souvent d'une façon très rapide. Elle peut être complète au bout de 5 à 6 jours. On a [)u, par des autopsies, montrer la guérison parfaite de plaies pénétrantes chez des individus qui avaient survécu 10 cl -'() ans après leur blessure. Le processus de la guérison est celui <le la première intention, tel qu'on l'observe dans les muscles en général.

La cicatrisation des plaies produites par les balles esl plus lair. Elle se l'ail pouitant, quelquefois, de la même façon et par le même processus que les plaies par instruments tranchants.

Les blessés restent peut-cire exposés à îles anévrysmes consécutifs. Muhlig en a rapporté un cas qui avait succédé, du reste, à une plaie non pénétrante.

Souvent la guérison n'est obtenue qu'après des accidents inflammatoires de péricardile el d'endocardite, qui laissent subsister après eux une symphyse cardiafpic. une hypcili'ophie, des lésions d'orifice, eti".

Symptômes. Ils sont essentiellement variables et inconstants. On

ionq)rcnd aisément j)ourquoi. Troubles fonctionnels et mécaniques dépendani dircclemeni de la blessure, symptômes de l'hémopéi'icarde el du pncumo-péri carde, de l'hémothorax et du pneumothorax, plus lard, de la j^éricardite, de l'endocardite, de l'embolie, de la pleurésie, etc., tous ces phénomènes peuveni se montrer isolés ou combinés de la façon la plus diverse. Nous les examinerons successivemenL ,

1» ylspect du malade, syncope, phénomènes subjectifs. — Parfois le malade ne présente, au moins dans les premiers temps, aucun trouble fonctionnel. Il continue l'exercice commencé, marche, fait même une lieue à pied, etc.

Le plus souvent l'étal de faiblesse, de prostration, d'angoisse dans lequel tombent les blessés témoignent de ralleinle portée aux grandes fonctions. Beaucoup sont atteints de syncope immédiatement après la blessure, ou au

IM.AIES DU COIXH I:T DU l'KlilCARDE. 70Ô

l)()ul iruii l('iii|is \;iii;iljlo. Fisclior, (jaiis ses rcicxcs, a noir cd acciilciil S7 l'ois sur i.")'i oljscrvatioiis, cl il est sans donle plus IVéquenL encore, (juekiiies auteurs ayant certainement omis de le signaler. Sur les 87 cas de Fischer, ÔO syncopes se sont produites immédiatement après la blessure, 38 au bout de quelques instants, et 19 à nne époque plus éloignée dans le cours du traitement. Ces dernières avaient pour cause occasionnelle un mouvement imprimé au blessé pour changer par exemple le pansement, ou un eirorl même léger tel que celui de relever le bras. On peut les expliquer par la perte de sang, et par les trouijles de la (•ir<iilalion cérébrale consécutifs à l'insuriisancc de l'action cardia(|ue.

La douleur est en général peu marquée. Hoyer donne même l'absence de douleur comme un assez bon signe des plaies du cœur, et Fischer n'est pas loin <le partager cette opinion. La pratique de l'acupuncture, même chez l'homme, les observations d'eclocardie lelles que celles de Ilarvey sur le fds du comte de Montgomery, dans lesquelles on peut toucher directement le cœur avec le doigt, les expériences sur les animaux (Dretonneau, Velpeau, etc.) ont fait voir que l'on peut toucher, presser, blesser même cet organe sans éveiller aucun phéno mène de sensibilité.

La douleur n'apparaît chez les blessés que secondairement. Lorsqu'une péricardite se produit, elle se montre avec ses caractères habituels et souvent elle est dans ce cas très intense.

2° Hémorragie. ■ — L'hémorragie externe est un des signes les j)lus fréquents ; mais elle n'est pas constante, (^elle qui suit les coups de couteau ou d'épée peut cl 1-e formidable. On a vu un jet gros comme le petit doigt s'élever à [)lusieurs centimètres de haut et déterminer en quelques instants la mort par anémie. Si la plaie est moins large, ou si elle est portée dans une direction très oblique |iar rapport au plan musculaire, l'hémorragie ])eut être très faible ou même manquer tout à fait. Souvent les ellbrts, l'attitude assise du malade augmentent nu renouvellent l'écoulement. On a vu cet écoulement durer longtemps, jusqu'à 17 jours, devenir intermittent et surtout se reproduire inopinément a|)rès plusieurs jours d'interruption, alors ([ue le malade rassuré par son état de bien-être se lève de son lit.

La «-ouleur du sang est souvent noirâtre; il est probable que dans ce cas il s'agit d'une lésion du ventricule droit, plus fréquente, ainsi que nous l'avons dit, que celle du ventricule gauche. D'ailleurs, d'après Fischer et contrairement ;'i l'opinion de Jamain, les plaies des deux ventricules saignent également, en sorte que l'abondance de l'écoulemenl ne peut ]ias faire préjuger le siège de la blessure.

Si l'hémorragie extei'ue man([ue assez souvent, l'hémorragie interne, hémopéricai'de, hémomédiastin, hémothorax, est presque de règle.

.")" Troublcfi rirculatoircs, r.ramen de l'appareil de la circnlaiio» . - Le pouls est signalé dans la plupart des observations comme petit, faible, même fdiforme. Il est habituellement augmenté de fréquence, avec <les irrégularités et des intermittences. Dans 5 cas (exceptionnels, d'après Fischer), le pouls est resté régulier jusqu'au moment de la mort. On a pu noter à l'autopsie, chez ces i liesses, l'absence dhémopéricarde.

La palpation du cœur fournil naturellement des renseignements analogues, l^n généi'al, les battements sont afl'aiblis; ils peuvent être insensibles. Quelquefois le cœur est accéléré et bruyant ; il est resté, dans certains cas, tumultueux

IJ J PEYROT

70i i'i.Aii;s \>K i,A l'ori'iiiNi:.

jllSC|ir;'i la niOl'L (.loljcrl). Rcrli, L;i\cii(lcr onl lioli'- iiiir soric di- I |-cin|]|i'inriil ilii cœur, do palpilalion très vive (|ii('l(iii(s iiiiniilcs apirs la lilcssuic.

La percussion et l'auscullalioii nnul rlr prali([ii(''cs (pic <lans un iiomlirc irobscrvafions relalivemciil rcslrcinl. La pi-cinicrc donne en t;énci-al un son nia( sur une largeur plus étendue cpiM Iclal iKniiiaL ce qui csl en r-apport avec Ihéniopéricarde ; si l'air a pénélr(''. on a |>lul(M de la sonorili'. surloul vers la partie supérieure du sac péricardicpic

L'auscultation du cœur livre à l'oreille di's Innils lorl di\crs. Il>- se pi-oduiseiil dans le cœur même, dans le ))éri(ardc cl hors du péricarde. Les hruils normaux ne se retrouvent pas toujours : ils appaiaisseiil du moins affaiblis, conune lointains. Les bruits anormaux dépendcnl, du a'Ar du cccui-. des communications anormales établies entre les cavilés du c(rur. des sedious des cordaiifes, des altérations valvulaires, des corps élraiigers. Dans le périiarde, l,i luéseuce du sang, des fausses membranes, des corps étrangers donne luiissaiice à des pliT'nomènes du môme ordre. Ferrus, qui a le premier signalé ces résultais de l'an^^ cultation, avait noté dans une plaie pénétrante du ventricule gauche une soile <le crépitement qu'il comparait au bruil d'un anévrysme artério-veineux. JobcrI (Arcli. de méd., 1859, 5'^ série, 1. \ I. p. ."> et suivantes) signale un susurrus semblable, dans trois cas de blessure du cœur. Il le considérait comme pathognomonique d'une blessure récente, car d'après lui ce bruit disparaissait aussitôt que la plaie était olistruée par un caillot. On a depuis rencontré des bruits anqiboriques, de râpe, de lime, des |iiaulemenls, des gazouillements souvent |)erceptibles à distance.

Laennec pensait qiu' la iieiceplion à dislancc des liniils du cceiir se rallacliail toujours à la présence de I ,iii- dans le péricarde. Morel-Lavallée a contirmé ces prévisions; il a de plus, ainsi (pie nous l'avons déjà exposé, décrit un bruil de clapotement spécial (bruit de roue liydrauli(pu') (pii était pour lui caracléristi(|ue du pneumo-péricarde. Nous savons qiu- ce sii^iie a nu pen perdu de sa \aleui depuis l'étude détaillée qu'en a faite Reynier.

4" Troubles respiratoires. — Il est bien rare que la respiration reste absolument normale. La dyspnée est à peu près la règle; elle varie depuis le degré le |)lus léger jusqu'à la sutïocation la plus intense de l'asphyxie. Elle lient à plusieurs causes : tout d'abord à l'insuffisance de la circulation pidmonaire et par conséquent de l'bématose, lorsque le cœur est perforé, allaibli, comprimé. L'hémothorax et le pneumothorax, <pii compliquent si souvent les plaies du cœur, augmentent singulièrenuMil la dyspnée. Plus tard, la péricardile, la pleurésie, quelquefois la pér-itonite. les adhérences jtleurales ou péricardifpu's gèneul de leur côté la respiration par des mécanismes divers.

La toux et l'hémoptysie témoignent. lors(pi'elles exislent. des lésions pleurales et pulmonaires.

5" Phénomènes ncr-eeux. — Us consistent eu du délire, des convulsions et des l)aralysies. Le délire est ordinairement un symptôme terminal (pii marque les approches de la mort. Les convulsions notées surtout pendant les hémorragies sont parfois générales et parfois limitées aux muscles de la face (rire sardonique," nystagmus) ou à ceux des parois thoraciques et abdominales. Les |)aralysies dont la fréquence et la gravité ordinaire étonnaient les anciens observateurs semblent dépendre toujours d'une embolie arlérielle. Des caillots fd)i'ineu\ partis du cœur gauche viennent oblitérer soit une artère de l'encéphale, soit les troncs des membres. De là des hémiplégies, des jiaraplégies. des paralysies

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