‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 244 sur 250 · l'.l.tl !i · texte numérisé non relu

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Oldekop

Sprengel

Estlander

Hildebrand

H. Schmid

Fink

Gross

Caziii .

On y voit comljien les résultats se sont progressivement améliorés, surtout depuis qu'on a posé en principe la nécessité du curage axillaire. Depuis cette époque, d'importantes statistiques ont été publiées dont les résultats sont assez concordants. Weis compte 20 pour 100 de malades guéris depuis plus de trois ans, Borner 19,4 pour 100; Dennis 25 pour 100; Bull 26,6 pour 100 ; Cabot 20 pour 100; Colin Warren 27 pour 100. On voit donc que l'opération bien faite donne des guérisons durables à peu près dans un quart des cas.

Les résultats seraient sans doute encore plus beaux si la sécurité opératoire

(') WiLLV Meyer, A''eM)-FoWv med. Record, 1894, t. XLVI, p. 747.

(*) Be.itson, Lancet, t. II, p. 104.

(') On a tenté divers traitements jusqu'à présent sans succès pour les cancers inopérables. Les inoculations d'érysipèle n'ont jamais guéri un seul carcinome, mais en revanche elles ont tué au moins une malade. — L. Fleichicnfeld. Arrh. fiir klin. Chir., t. XXXVII, p. 834. — Les injections de pyoctanine préconisées récemment par Mosetig n'ont pas tenu ce qu'elles avaient |)aru promettre.

TUMEURS DK LA BÉfilON MAMMAIRE. 955

actuelle n"a\ait pas forcémont conduit à reculer de plus en ])lus la limite de l'opéraliliililé, c'est-à-dire à opérer des cas très avancés qu'on n'aurait pas opérés autrefois.

On voit donc qu'à l'heure actuelle il est anliscientifique de mettre en doute la possibilité de guérir chirurgicalement le cancer du sein. On n'a plus le droit de dire ce que cependant on répèle souvent : i les cancers, on les opère, mais on ne les guérit pas ». La doctrine consolante de la curabilité opératoire du cancer du sein est établie sur des bases scientifiques indiscutables.

Il me reste à indiquer quels sont les résultats du traitement opératoire dan.s les cas où l'on n'obtient pas de guérison durable. Eii bien, même dans ces cas, le bénéfice est indiscutable. Broca estimait à six mois le prolongement de la vie dii à l'opération. JMonod l'estime à dix mois. Gross arrive au même chiffre, d'autres également. D'après Sibley ('), la durée de la vie après le début du mal est de trente-deux mois pour les non-opérés et de 55 pour les opérés. D'après Williams [^), elle est de 44,8 mois pour les non-opérés et de 60,8 pour les opérés. Sous une autre forme, Fink nous dit : dans la quatrième demi-année qui suit le début du mal, on trouve pour les non-opérés 72,2 pour 100 de morts, et 27,6 pour 100 de vivants ; au contraire, parmi les opérés, 05,9 pour 100 de morts et 46 pour tOO de vivants. Le bénéfice de l'opération est donc très manifeste, et l'augmentation de la durée de la vie due à l'opération est de 16 à 21 mois.

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