‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 29 sur 250 · KYSTES BRANCHIAUX · texte numérisé non relu

KYSTES BRANCHIAUX

Les kystes branchiaux sont souvent décrits avec bien des confusions. Jusqu'au milieu de ce siècle, on donnait une description d'ensemlile pour les kystes congénitaux du cou, et à chaque instant on empiétait d'une variété sur

(') Serre (d'Alais), Gaz. des hôpit., Paris, 1866, n" 11, p. 44.

{*) Tricomi, Riforma medica, 28 août 1891, p. 541. — Cavazzani, Riforma medica, 7 ocl. 1891, p. 5il. — Chalot, Bull, el mém. de la Sor. de citir., 1892, n. s., t. X'VIII, p. 286.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES KYSTES BKANCHIAUX DU COU. hl

l'aulrc, on mêlait des faits relatifs aux kystes séreux multiloculaires, aux kystes dermoïdes, aux kystes mucoïdes. Peu à peu la clarté s'est faite dans C{' sujet complexe et l'on a isolé le groupe des kystes branchiaux, à paroi dermoïde ou mucoïde, liés à une évolution vicieuse de l'appareil branchial ou de ses dépendances. Dans un mémoire récent, Senn range encore les kystes séreux multiloculaires dans les kystes branchiaux. C'est une erreur aujourd'hui jugée.

VoiLi.EJirEB, Des kystes du cou. Thèse de concours de Paris, 1851. — Lon.^ix, Mémoire sur les kystes congénitaux du col. Comptes rendus de la Soc. de biol., Paris, 185i, p. 134. — ViRLÉT, Des kystes congénitaux. Tlièse de doct. de Paris, 1854, n" 150. — P. Boucuer, Étude sur les kystes congénitaux du cou. Thèse do doct. de Paris, 1868, n" 213. — M. Schede, Ueberdie tiefen .\lherome des Ilalses. Archii) fiir klin. Chir., 1872, t. XIV, p. 1. — Bidder, Zur Casuislik und Behandlung der tiefen Alheromcysten des Halses. Ibidem, 1870, t. XX, p. 434. — Pilon, Des kystes dermoïdes du cou. Thèse de doct. de Nancy, 1882-1883, n» 170. — N. Senn, On branchial cystes of the neck. Journal of the Amer. med. Ass., 1884, t. III, p. 197. — Seidm.\nn, Beitrag zur Casuistik und Kenntniss der Dcrmoïdcysten in der Halsgegend. Inaug. Dissert., Wurtzbourg, 188B. — Samter, Ein Beitrag zur Lehre von den Kieniengangsgeschwiilsten. Arch. fiir pathol. Anal, und Physiol.. 1888, t. CXII, ]>. 70. — L.\nnelongue et AcHARD. Traité des kystes congénitaux. Paris, 1886. — K. v. Kostanecki et A. v. Mielicki, Anii. fin- i>.itlt. Annt.'und PhrjsioL, 1890, t. CXXI, p. 55.

Atiatomie pathologique. — D'après la structure de la paroi, il y a deux ordres de kystes branchiaux : 1" les kystes dermoïdes; 2° les kystes mucoïdes. Cette structure a déjà été indiquée par Ouénu ('), dans ses traits principaux, el je n'ai plus à mentionner que les particularités régionales.

Au pavillon de l'oreille, on ne connaît pas de kystes dermoïdes, mais quel- (jues cas de ces tumeurs ont été observés autour de l'oreille : au-dessus d'elle, par M. Hoffmann, au-devant du tragus par Osborn, et surtout en arrière, à la région mastoïdienne. Gillette, Bryant, Estor, ont trouvé dans ces kystes mastoïdiens un contenu huileux. Ces kystes, comme ceux de la ([iieiu^ du sourcil, ont des connexions intimes avec le temporal sous-jacenl.

A la région parotidienne. gagnant vers le cou proprement dit, je rappellerai les kystes observés par Flaubert, par Giraldès, les téralomes complexes décrits par Virchow, de Saussure Ford.

Les kystes dermoïdes et mucoïdes de la langue el du plancher buccal sont l'objet d'une étude spéciale dans ce volume (-) et nous ne parlerons ici que de leur pathogénie.

Les kystes branchiaux latéraux, de beaucoup les plus importants, ont pour caractère ordinaire, à la dissection grossière, d'adhérer au squelette. Lûcke, Langenbeck ont constaté qu'ils sont quelquefois unis à l'apophyse styloïde; en général ils adhèrent à la grande corne de l'os hyoïde.

Ces connexions osseuses ne sont pas les seules, et pour les kystes latéraux il en existe souvent avec la gaine des vaisseaux carotidiens, avec la jugulaire interne surtout ; il en était ainsi chez des opérés de Langenbeck, de Schede. Mais il est à remarquer, disent Volkmann, Max Schede, que ces adhérences sont peut-être secondaires : elles sont en effet inconstantes et ne s'observent guère que lorscjue le" kyste a été enflammé, à la suite d'une ponction par exemple. De même c'est sans doute par une altération secondaire de la paroi veineuse qu'il faut expliquer le cas où Gluck a vu la jugulaire interne s'ouvrir largement dans un kyste mucoïde.

(') Voy. t. I, p. 475.

(*) Voy. t. \', p. 254.

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