ARIÎKTS DE DÉVELOPPEMENT DE LA EACE ET DU COU
(lu fommencœcum (canal de Bochdalok) ('); nous trouvons dos kysics mucoïdcs ciliés dans la base de la langue cl devant la membrane tliyro-hyoïdienne, et ces derniers se prolongent quelquefois en un canal qui traverse la membrane et remonte plus ou moins haut dans la base de la langue. Mais les kystes ilermoïdes de cette môme région sont difficiles à interpréter. Il est vrai qu'ils sont rares.
Les kystes médians inférieurs (-) restent aussi oljscurs dans leur inlci-prélation que les fistules médianes inférieures. Peut-être faut-il faire intervenir quelquefois dans leur genèse les involulions épithéliales, encore discutées, d'où provient le thymus. Ces kystes, souvent canaliculés, peuvenl ]ilonger derrière le sternum, ainsi que je l'ai dit précédemment.
Étude clinique. — Ces kystes sont congénitaux au sens pathogénique du mot, et quelquefois aussi ils le sont cliniquement. Mais il est fréquent qu'ils ne se manifestent que plus tard, comme tous les kystes dermoïdes d'ailleurs, après ce que Verneuil a appelé une phase de stagnation plus ou moins longue. Souvent alors c'est vers la puberté qu'ils se mettent à croître. Je n'insisterai pas davantage sur ces faits, qui ne sont pas spéciaux à la région.
Ces kystes constituent au cou une masse indolente, molle et fluctuante, en général peu volumineuse, mais susceptible d'acquérir de grandes dimensions. La peau est mobile sur eux; ils sont assez peu mobiles sur les parties profondes.
Les latéraux occupent ordinairement la région sterno-mastoïdienne, en haut (Virchow, Bryant), au milieu (M. Schede), en bas (Baumgarten). Quain, Esmarcji, en ont vu à la région sous-maxillaire, où j'ai également eu l'occasion d'en extirper un. Ils peuvent être bilobés quand ils sont bridés par une aponévrose ou par un muscle. Souvent ils ont une forme allongée parallèlement au sterno-mastoïdien, avec un pédicule qui, en haut, se perd dans la profondeur. Dans certains cas, ils peuvent transmettre les pulsations de la carotide. Une poche observée par Langenbeck faisait saillie dans le pharynx.
Les kystes médians sus-hyoïdiens seront étudiés cliniquement avec les tumeurs du plancher buccal.
Les kystes médians sus-sternaux n'ont rien de bien spécial : le chirurgien doit seulement se souvenir que quelquefois ils descendent dans le médiastin.
Les kystes médians Ihyro-hyoïdiens (^) sont surtout remarquables par leur évolution. Sur un sujet en général jeune, quelquefois chez une femme à la suite d'une couche, il se forme une collection fluctuante, globuleuse, tantôt indolente, tantôt légèrement inflammatoire. On diagnostique volontiers soil une adénite, soit un abcès froid, erreur qu'on ne commettra pas si l'on se souvient qu'il peut exister là un kyste congénital et si l'on songe à constater que la tumeur suit dans la déglutition l'ascension de l'os hyoïde. On incise et il s'écoule quelquefois du pus, le plus souvent un mucus visqueux. Après quoi il reste une fistule intarissable, où le stylet ne rencontre aucun os dénudé.
(') BociiD.\LF.K. Oesterr. Zeilsclirift fiir Ileilk., \'ioiino. ISliO. l. VU. n" .10, ."7, W, 'i".. 44 et, t."). Reicherl und Dubois Raymond's Arch., Leipzig, 1807, p. 775. \'oy. la bibliographie îles Kijsles de la langue.
(-) Desprès, Gaz. des hâpil., 1888, p. 300.
(3) Fauvel (J.), Thèse de doct. de Paiis, 1886-1887, n" 241. — Martin, Thèse de doct. de Paris, 1895-18'J6, n» 84. — Chemin, Thèse de docl. de Bordeaux. 1805-1890. — Duriiam, Med. rhir. Transart., Londori, 1894, t. LX.WTI, p. 109. — II.eckei., Arch. fiir klin. Chir., 1804, t. .\'LI, p. 007.