ATRÈSIE CONGÉNITALE DE L'ORIFICE BUCCAL
L'atrésie buccale (-) est le résultat d'une coalescence exagérée des bourgeons maxillaires, en sorte que l'orifice buccal est rétréci ou nul. Dans le premier cas, l'atrésie est dite incomplète, dans le second elle est complète et s'appelle encore imperforation. L'imperforation diffère de l'astomie en ce que, derrière les lèvres, il y a un vestibule buccal et une cavité buccale.
L'atrésie incomplète, ou phimosis labial, est nettement établie par des observations de de Marque, d'Ammon ; les faits de Buchner, de Conrad Lycosthènes sont plus douteux.
L'imperforation a été vue par Alix sur un fœtus monstrueux. Mais elle peu avoir un intérêt chirurgical réel, et Percy a opéré avec succès un enfant porteir de cette infirmité.
Dans certains cas, l'excès de coalescence en un point s'associe à un déhul de coalescence en un autre point. Tel ce fait de Borrichius où, la bouche 'lormale étant oblitérée, un orifice buccal latéral résultait d'un fissure géninne. Cette malformation a été vue par Otto sur plusieurs animaux.
Quelquefois, et il y a à cet égard un fait d'Adam de Lebenwaldt, l'mnios adhère à l'orifice buccal et l'oblilère. C'est, en palhogénie tout au moins, diflërent de l'anomalie typique par excès de coalescence.
Le traitemcnl ne diffère pas de celui de l'atrésie acquise. L'atrésie cogénilale est généralement exempte d'adhérences vcstibulaires et la simple sutur<culanéomuqueuse en ourlet après incision de la membrane anormale donneJ un bon résultat. Pour les détails opératoires, je renvoie à l'atrésie acquise.
(') S.-C. Keetly, Ann. of surg., 1888, t. VIII, p. 386.
(*) Verdcc, Les opérations de la chirurgie, Paris, 16n'i, 1. I. p. l'iO. — Gressy fi^'^c de doct. de Paris, 1S57, tv loi.
FIBRO-CIIONDROMES BRANCHIAUX.