C. — BRULURES ET FROIDURES
l" Brûlures. — Les quelques points un peu spéciaux de l'étiologie des brûlures faciales ont été exposés déjà à l'article Brûlures des p.\upières('). En effet, ces brûlures sont graves surtout par les cicatrices qu'elles laissent, et les paupières sont le siège principal de ces dilTormités. Elles n'en sont pas toutefois le siège exclusif, et il faut se souvenir aussi de l'occlusion de la narine, de la constriclion des machoires(*), de l'ectropion labial ("). Si, ce qui n'est pas rare, le cou est brûlé en même temps que la face, le menton est attiré vers la poitrine el tout le visage le suit, les parties molles glissant de plusieurs centimètres sur les os sous-jacents.
2" Froidures. — A la face il existe des parties saillantes, l'oreille et le ne:', surtout, susceptibles d'être le siège d'engelures. Dans les pays froids, la véritable gelure s'observe, capable d'aller jusqu'à la gangrène. Pour éviter cette gangrène, il faut éviter de réchauffer trop vite, devant un foyer, par exemple, la partie iscliémiée; un des meilleurs moyens de réchauflement lent consiste dans les frictions, et dans les pays froids on a coutume, paraît-il, de les faire avec de la neige.
Après les froidures, au nez surtout, il reste quelquefois une teinte violacée persistante, contre laquelle Riedinger, Trendelenburg recommandent les injections sous-cutanées d'ergoline.