‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 72 sur 250 · A BROC A · texte numérisé non relu

A BROC A

t'xit'rieurs occupiiit la pnriie ])oslérieinT d'un des boi'ds de la lanp^ue, en avant du pilier antérieur. Celle-là s'enfonçait, comme le prouva l'opéralion, entre les fihres musculaires de la langue. Or, on sait qu'en cette région les glandulcs salivaircs forment un petit groupe qui s'insinue dans le corps charnu.

Ces kystes salivaircs seront, autant que possible, traités par l'exlirpalion. Si l'ablation totale est imposible, on s'en tiendra, comme pour la grcnouillctte, à l'excision de la poche avec cautérisation de la partie restante.

5° Kystes séreux et sanguins. — La langue est quelquefois envahie par des kystes séreux congénitaux. Mais en clinique on n'observe guère celte localisation isolée de ces kystes : la lésion linguale n'est qu'un prolongement des masses néoplasiques qui occupent le plancher buccal, le cou; ou bien les formations kystiques cervicales compliquent la macroglossic. Je m'occuperai donc de cette question en traitant de la macroglossic et du lymphangiome lingual.

De même que ces kystes séreux congénitaux semblent être des lymphangiomes, les kystes sayigiiins (') dont nous parlent Bruce Clarke, E. Albert, ne sont qu'une modalité des angiomes, et j'en dirai autant pour une observation où J. Dollinger signale une dégénérescence kystique spéciale des papilles fongif ormes.

4° Kystes dermoïdes et mucoïdes. ■ — J'ai suffisamment insisté sur la nature exacte de ces kystes pour n'avoir pas à montrer de nouveau ici qu'il faut les considérer comme des arrêts de développement et non comme des néoplasmes.

Dans la pointe de la langue, bombant à sa face inférieure, on observe quelquefois des kystes dermoïdes, c'est-à-dire formés par une paroi ayant la même structure que la peau (à un degré variable de perfection) entourant un contenu de matière sébacée, mélangée ou non à des poils. Ces kystes ne sont qu'une variété des kystes dermoïdes du plancher de la bouche (^), et souvent on constate en effet que la poche linguale est à vrai dire un diverticule d'une poche sushyoïdienne. Pour les cas moins nets, où la tumeur semble être exclusivement linguale, je rappellerai une observation de Nicaise {') où du kyste de la pointe de la langue parlait un prolongement canaliculé qui s'incurvait en avant au point où la langue commençait à faire corps avec le plancher buccal et se rendait de là, dans ce plancher, justju'aux apophyses géni où il adhérait. Les kystes de cette espèce ne peuvent s'expliquer que par un enclavement anormal persistant au fond de la rainure située entre le tubercuhtm impur et le liourgeon maxillaire inférieur.

Les kystes de la base de la langue ['■) sont tout autres. Ils ont un contenu séreux ou mucoïde : leur paroi est mucoïde, tapissée d'un épithélium cylindrique, et

(') DoLLiNGEii, Arrh. fiir klhi. Chti:, 187S, t. XXIL P- 701. — E. Aldekt, Wiener mcd. Presse, 1885, p. 137. — BiiUCE Cl.vrke, Laurel, 1887, t. l, p. 881.

(*) Voy. plus loin, p. 105.

(') Nic.visE, \BuH. et Méin. de la Soc. de rliir., Paris, 1881. n. s., t. VU, p. 498.

(') A. Verneuil, Bull, de la Snc. anat., 1852, p. lO."), et 1853, p. 8. — Bochdalek, Oeslerr. Zeilschrift fiir Heilk., Vienne, 18C6, t. XIL n° 50, 37, 42 à 45. Reichert's und Dubois R(tymond's Arch., 1807. p. 775. — Neumann, Arrh. fiir ktin. Chir., 1877, t. .XX, p. 825. — Gehe, Thèse de (loct. de Paris, 1882, n" .ïOi. — Gerster, New York yned. Journal, 1883, t. X.XXVII, p. 578. — Verchère et Demucé, Bull, de la Sor. anal., 1885, p. 407. — Chaslin, [bid., 1880, p. 81. — W. Wright, Med. rec, New- York, 1885, l. I, p. 537. — Lannelongue et AcuARn, Traité des kystes corvjcn., 1880, p. 410. — Bernavs. Si. -/.unis mrd. and surg. Journal, octobre 1888, p. 201. — L.^nnelongue et Ménard, Affections coniimilnlrs. Paris, 1891, t. I, p. 130. — Denm'cé, Journ. de méd. de Bordeaux. 11 mars 1894. — M \ii i ;n. Tlirse de dort, de Bordeaux, 1895-18110, n° X. — Chemin, Thèse de duct. de Bordcnnx. 181I.V1890, ir 40.

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