‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 86 sur 250 · ADHÉRENCES OU VOILE DU PALAIS ET RÉTRÉCISSEMENTS DU PHARYNX · texte numérisé non relu

ADHÉRENCES OU VOILE DU PALAIS ET RÉTRÉCISSEMENTS DU PHARYNX

Les adhérences du voile du palais et les rétrécissements du pharynx sont le résultat des diverses lésions traumatiques, gangreneuses et ulcéreuses que j'ai étudiées jusqu'à présent. La plupart du temps, même, elles en sont la conséquence la plus chirurgicale et tandis que l'étude des angines ulcéreuses est due surtout aux médecins, nous nous retrouvons, pour ces rétrécissements, en présence de travaux signés surtout par des chirurgiens, ainsi qu'on s'en convaincra en parcourant les indications suivantes :

P.\UL (H.-J.) (de Breslau), De l'adhérence du voile du palais à la paroi poster, du pharynx. Areh. fiir'kUn. Chir., t. VII, p. 199, trad. in Arrh. gcn. de méd., Paris, 1865, t. II, p. i'I-i (hih\.\ — GuÉRiN (A.), Rétr. syphil. du pharynx. Bull, de 1 1 Sor. de rhir., Paris, 1873, 5« série, l. H, p. 44. — Verneuil (.\.), Adhérence <lu voile du palais à la |)ai-oi poster, du pharynx. Ibid.,

(') J.-N. Mackexzie, Amer. Journal of thc med. se, Philadelphie, 1880, t. LXXX, p. 5'21.

2r,4 MALADIKS DU PHARYNX KT DES AMYGDAI.KS.

1870, nouv. si'Tip, I. Il, p. r>()S el 51i. — Luc.vs-CiiAMinoNNiÈRF. (J.), Ohlit. coiiiiilrte du pharynx à sa ]iarlie super. Ann. clcs mal. de l'oreille et du larynx, Paris, 1870, p. 88. — Schecii, Ueber Stenosirung des Pharynx, etc. Deulsches Arch. f. Iclin. Med., Leipzig, 1876, t. XVII, p. 259. — CiiEEVER, Syphililic constriclion of Ihe pharynx. Boston med. and surg. Journal, 1878, t. XCIX, p. 041). — ScHWEBiscH, De l'adhérence du voile du |)alais au pharynx. Thèse dedocl. de Paris, 18X0, n" Gi). — Langreuter, Ueber sypli. Pharynx-Slrikturen. Deulsches Arch. fiir klin. Med., Leipzig, 1880, L XXVII, p. 323 (bibl.). — Heymann (P.), Vorstellung cines Falles von vollslândiger symmetrischen Verschmelzung des weichen Gaumens mil der hinleren Rachenwand. Berl. klin. Woch., 1882. p. 373, 389 et 401. — Ludlinski (W.), Ueber syphilitische Pharynxstricluren. tScrl. klin. Woch., 1883. p. 361 el 500. — Pauly, Zur Entstehung der ringformigen luetiscbcn l'iiarynxslrikluren. Cenlralhl. fiir Chir., Leipzig, 1884, p. 270. — Cadier, Pharyngite scrolulcuse; cloisonnement et oblitération de l'orifice naso-pharyngien. Ann. des mal. de l'oreille el du larynx. Paris, 1885, t. XI, p. 3. — IIofmann, Ein dreifach getheilter Pharynx. Deutsche med. Woch., Leipzig, 1885, n°' 28, p. 489. — Jacobsom (A.), Ueber sypbilitischen Narbenslricturen des Schlundes. Arch. fiir klin. Chir., Berlin, 1892, t. XLIII, ]>. 371. — Cabtaz, La soudure complète du voile du palais et du i>liarynx. Ar'i-h. inl. de lari/mj, Paris, 1893, t. VI, p. O.'). — P. IlEYiMANN, Handb. derLarymj. und Hh'inol.. t. II, p. 4i0, N'ie'nne, 1897.

Étiologie. — Je ne recommencerai pas à énumérer ici les diverses causes de gaiif^rènc, d'ulcération : je répéterai seulement que presque toujours la cause première est soit la syphilis, soit la scrofule et pour l'action étiologique de la scrofule — franchement admise par Czermak, Bryk, Constantin Paul, Homolle, U. Trélat et Schwebisch — je rappellerai la discussion résumée dans le paragraphe précédent. Un cas d'Albertin concerne une angine variolique (').

Variétés anatomiques et symptômes. — Quel que soit leur siège, les rétrécissements résultent soit d'une cicatrice rétractile consécutive à une ulcération, soit, dans le cas de syphilis, d'une sclérose diffuse analogue à celle du syphilome ano-rectal. J'ai déjà mentionné cette dernière variété, à peu près réservée au naso-pharynx.

Pour les adhérences vicieuses, on admet en général avec H. Paul (de Breslau) qu'elles exigent la division préalable du voile dont un lambeau, devenu flottant, est appli(pié par le courant d'air respiratoire contre le pharynx ulcéré auquel il se soude. Mais Homolle conteste que cette condition soit indispensable et, à son sens, la lésion peut très bien être produite par une cicatrisation angulaire avec rétraction de proche en proche.

Ces rétrécissements et adhérences peuvent porter soit sur l'isthme du gosier, soit sur le naso-pharynx, soit sur le pharynx inférieur (') :

1" Le rétrécissement de l'isthme, dû au rapprochement quelquefois extrême des piliers antérieurs, est exceptionnel ; il a été observé par Bazin, Bœcker, Fielder. Son seul symptôme particulier est la dysphagie.

2° Le rétrécissement inférieur ('), décrit d'après les faits de Trendelenburg, Schech, Lublinski, est rare. Dans une première variété, il enserre Tépiglotte dans un entonnoir plus ou moins étroit allant de la base de la langue à la paroi postérieure du pharynx, et dès lors à la dysphagie, parfois extrême, se joint une dyspnée grave, mortelle môme. La dysphagie est aussi prononcée, mais la dyspnée est moins à craindre dans la seconde variété où la sténose siège en regard de la face postérieure du cricoïde.

5" Le rétrécissement naso-pharyngien est déjà étudié (t. IV, p. Tilt).

(') Albertin, Prov. méd., 26 août 1893.

(*) Voy. encore les articles de Col'étoux, Ann. des maladies de l'oreille et du larynx, Paris, oct. 1893, p. 850. — LicHTwiTz, Ibid., août 1894, p. 815. — LiEVEN, Miinch. med. Woch., 1895, n° 21, p. 489. — BniNDEL, Revue liebdom. de larijnqoL, Bordeaux, 2 mai 1896.

(') Consultez Mesnv, Thèse de docl. de Bordeaux. 18931894, n» 40.

Page 1