‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul ReclusChapitre 134 sur 260 · FRACTURES DE LA CLOISON DU NEZ · texte numérisé non relu

FRACTURES DE LA CLOISON DU NEZ

L'épislaxis devient rarement, par son abondance, une complication, en dehors du cas exceptionnel de Mossi.

Quant à lemphysème, il reste généralement limité et disparaît en quelques jours: même dans les cas où il s'étend beaucoup, il ne constitue pas une cause de gravité et il nécessite rarement une intervention spéciale.

Les complications lanlives sont plus nombreuses et plus sérieuses. Nous ferons remarquer d'abord la fréquence d'une déformation persistante {^): cela tient dune part aux difficultés qu'on éprouve à réduire e.xactement la fracture, à celles que l'on a de savoir, sous -le gonflement des parties molles, si la réduction est complète; et d'autre part à la facilité avec laquelle les déplacements se reproduisent sous des appareils ingénieux, mais trop souvent impuissants.

Nous avons déjà parlé, dans les fractures concomitantes de l'apophyse montante du maxillaire ou de l'unguis, de la possibilité d'un rétrécissement du canal nasal, d'où peuvent résulter une tumeur lacrymale ou un larmoiement très rebelles.

On a encore très souvent signalé, après la fracture des os du nez, la perte ou la diminution de Vodorat, qu'on attribue, en général, à un décollement de la muqueuse et à une déchirure des fibres olfactives produites par le traumatisme.

Enfin, fréquemment, il persiste, après la consolidation, du nasonnement de la voix, comme toutes les fois qu'il y a un certain degré d'oblitération des fosses nasales (Duplayi.

Nous en aurons fini avec ces complications, lorsque nous aurons indiqué, à propos des fractures compliquées, la possibilité d'accidents infectieux locaux: la formation de collections purulentes entre les os et la muqueuse, ou entre la peau et les os. qui peuvent s'accompagner de nécroses étendues (Poinsotj et de difformités consécutives.

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