A. — VICES DE CONFORMATION ET DIFFORMITÉS DU NEZ PROPP^MENT DIT
Le nez s'en va, s'écrie de Saint-Germain, dans une clinique (^) sur les Malformations dit nez, et la décadence du nez, la déviation du nez aquilin, grec, romain, etc., s'accusent par une série de déformations, dont les unes sont congénitales, les autres acquises.
L'absence du nez, le nez double, le nez bifide, entrent dans les malformations congénitales p).
Le nez pjeut manquer absolument à la naissance : ]Maisonneuve présenta à l'Académie des sciences, en 1855, une petite fille âgée de neuf mois, offrant, à la place de la saillie naturelle, formée par le nez, deux pertuis ronds, de 1 millimètre à peine de diamètre, et situés à 3 centimètres l'un de l'autre. Maisonneuve tenta, pour ce cas, un procédé spécial de rhinoplastie.
On connaît quelques exemples de nez double. L'un des plus classiques est celui du charpentier mentionné par Pierre Borelli, cité par Boyer: « il esta supposer que, dans la plupart des faits de ce genre, il ne s'agissait pas d'un véritable nez supplémentaire, mais bien d'une tumeur hypertrophique congénitale, plus ou moins pédiculée » (Saint-Germain, loc. cit., 71).
Verneuil a communiqué en 1873, à la Société de chirurgie, une observation de Thomas (de Tours) concernant un cas de bifidité du nez, chez un enfant bien constitué et issu de parents bien portants.
Certains nez à bec de corbin, nez à promontoire, à chanfrein, nez à genou, qui sont des déviations du nez aquilin, peuvent, par leur taille et leur brisure, constituer une véritable difformité; bien entendu qu'aucune opération n'est justifiée dans ces cas (').
(*) De Saixt-Germain, Chirurgie orthopédique, Paris, 1885, p. 60.
(*) Terrier (Path. chir.) signale aussi Y aplatissement du nez à la racine, la déviation de la pointe en haut, le volume trop considérable du nez. (') De Saint-Germain raconte que Blandin intervint dans un cas de ce genre : « On ne