‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul ReclusChapitre 212 sur 260 · TUMEURS DU SINUS MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

TUMEURS DU SINUS MAXILLAIRE

s'altérer en cas de cancer, tandis ([uil reste longtemps intact s'il s'agit d'une tumeur dune autre nature.

« Malgré cela, nous le répétons, ce diagnostic des tumeurs du sinus nest pas facile, le doute sera possible dans bien des circonstances et c'est pour des faits de ce genre que certains chirurgiens conseillent de i^onclionncr la tumeur avec le trocart explorateur de Kûss et de soumettre à l'examen microscopique la substance ainsi obtenue. »

Pronostic. — « Les tumeurs solides du sinus maxillaire sont toujours d'un pronostic grave, parce qu'elles ne peuvent, le plus ordinairement, guérir sans l'intervention chirurgicale et sans une opération plus ou moins sérieuse. Mais le degré de gravité varie suivant la nature de la tumeur, et il est inutile de

revenir ici sur la distinc-tion entre les tumeurs bénignes et malignes. »

Traitement. — Le traitement est exclusivement chirurgical et diffère suivant la nature des tumeurs solides du sinus maxillaire. ]\Iais avant d'entrer dans plus de détails, il nous semble bon d'indiquer tout d'abord, d'une manière générale. quand et à quel moment il faut agir, et aussi quand il faut s'abstenir, en un mot. de poser les indications et contre-indications de toute opération.

S'il s'agit d'une tumeur bénigne dont le développement est, comme on sait, très lent, une intervention hâtive sera rarement utile, et tant que la tumeur ne sera pas susceptible, par son volume, de gêner le malade ou de déterminer sur les organes voisins quelques-uns des accidents signalés plus haut, il sera préférable d'attendre, sans toutefois prolonger trop longtemps cette expectation, qui n'aurait d'autre résultat que de créer au chirurgien des difficultés plus grandes, et d'exposer le malade à des dangers plus sérieux. Ceci s'applique en particulier aux tumeurs osseuses développées dans la muqueuse du sinus, dont Ténucléation sera d'autant moins laborieuse qu'elles n'auront pas eu le temps de s'enclaver dans la cavité où elles ont pris naissance.

Que s'il s'agit, au contraire, dune tumeur maligne et surtout d'un cancer à marche rapide et envahissante, il y aura tout avantagea l'attaquer dès le début, avant qu'il ait pris un développement trop considérable et altéré les parties environnantes. Toutefois, même dans ces cas, le volume de la tumeur ne serait pas une contre-indication absolue de l'opération, si la santé générale du malade n'était pas déjà gravement compromise. Nous pensons que le chirurgien doit s'abstenir seulement dans les circonstances où il existe des signes non douteux de cachexie cancéreuse et de l'engorgement des ganglions sous-maxillaires et cervicaux, dans les cas enfin où le mal a une extension telle qu'il ne reste aucun espoir d'atteindre avec certitude jusqu'à ses dernières limites (Duplay).

Les divers procédés opératoires applicables aux tumeurs solides du sinus maxillaire comprennent : la cautérisation,!' excimon QiV arrachement, la résection partielle et totale du maxillaire supérieur.

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742 MALADIES DES SIXUS.

CHAPITRi: U\ MALADIES DES SINUS FRONTAUX

Il s"agit d'affections rares : Dezeimeris(^), Bouyer(-), Duplay(^), E. Berger(^), P. Martin (^), Grûnwald ("), Luc C*), ont contribué par leurs travaux à établir la pathologie du sinus frontal. Il faut étudier les lésions trcnimatiqiœs, les collections liquides, les fistules, et les tumeurs du sinus frontal.

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