‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul ReclusChapitre 44 sur 260 · HÉMORRAGIES DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIES DU CORPS VITRÉ

Outre les hémorragies par extravasation à la suite des traumatismes, on observe des hémorragies spontanées dans le corps vitré.

Ces hémorragies ont été attribuées à la rupture de vaisseaux de la choroïde, se produisant vers léquateur de l'œil. On a même signalé de petites cicatrices de cette membrane, entourées d'un liséré de pigment, comme indiquant le point où s'était produite la rupture. Mais cette étiologie n'est pas satisfaisante. Outre la rupture d'un vaisseau de la choroïde, il faut encore admettre la déchirure de la rétine, au point correspondant. Il est plus rationnel de supposer que ces hémorragies sont fournies par les vaisseaux rétiniens ou qu'elles proviennent de la gaine même du nerf optique et sont arrivées par filtration jusque dans le corps vitré.

Si l'hémorragie est peu abondante, elle donne lieu à la production de simples flocons dans le corps vitré et à des troubles fonctionnels peu marqués. Dans d'autres cas. l'hémorragie est assez considérable pour envahir le corps vitré jusque dans ses couches antérieures et donner à la pupille un reflet rougeâtre.

C'est sans doute à des hémorragies répétées dans le corps vitré que doit être rapporté cet état que Desmarres a décrit sous le nom à^état jumenteux.

Les causes des hémorragies du corps vitré sont le diabète avec albuminurie, et. chez les jeunes sujets, les affections cardiaques et l'impaludisme. L'étal

[E. DELElfSrj

Page 1