‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul ReclusChapitre 82 sur 260 · AXKYLOBLÉPHARON · texte numérisé non relu

AXKYLOBLÉPHARON

Ce mot sert, comme nous bavons vu au chapitre des anomalies congénitales, à désigner le rétrécissement ou Tinsuffisance de la fente palpébrale. L"ankyloblépharon est le plus ordinairement acquis et résulte d'adhérences anormales

[E. DELENS.'\

qui sc^ sont établies entre les bords bbres des deux paupières et surtout au niveau de la commissure externe. Les plaies des paupières, principalement les brûlures par le l'eu et les caustiques, lui donnent naissance. Il succède aussi aux ulcérations déterminées par les blépharites, les kérato-conjonctivites chroniques, les granulations ou la cicatrisation d'un lupus.

Lorsque l'ankyloblépharon est le résultat d'un traumatisme ou de la cicatrisation d'une brûlure, il se complique fréquemment d'adhérences des paupières à la conjonctive bulbaire, c'est-à-dire de symbîépJiaron.

Dans les cas où il succède aux inflammations chroniques qui s'accompagnent de blépharospasme, le rétrécissement de la fente palpébrale est produit par l'exulcération de la commissure externe et les adhérences anormales qui en sont la conséquence. C'est dans ces cas que le nom de blépharophimosis lui est particulièrement applicable.

Lorsque rankyloblépharon est constitué par une simple adhérence limitée entre les bords des deux paupières, la section de la bride suffit habituellement à le détruire. S'il se complique de symblépharon, la guérisonne peut être obtenue que par une opération souvent complexe et incertaine dans son résultat, comme nous le verrons dans le chapitre suivant.

Enfin, lorsqu'il y a blépharophimosis ou que la cicatrice est limitée à la commissure externe, il faut recourir à une opération spéciale, la canthoplastie, que nous décrirons plus loin au chapitre des opérations qui se pratiquent sur les paupières.

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