MALADIES DES POINTS ET CONDUITS LACRYMAUX
pénétrer jusque dans le canal nasal et qui ont l'inconvénient d'entretenir une irritation permanente. Les injections modificatrices, avec une solution de sulfate de zinc à 1 pour 100, ou simplement avec une solution saturée d'acide borique, sont un adjuvant utile du cathétérisme répété.
Lorsque le conduit lacrymal inférieur est oblitéré, plutôt que de recourir aux procédés délicats et incertains qui viennent d'être indiqués, de Wecker préfère inciser le conduit lacrymal supérieur dans toute son étendue, jusqu'à la caroncule. Cette large incision suffit, d'après lui, à rétablir le cours normal des larmes.
En présence de l'oblitération simultanée et complète des deux conduits lacrymaux, on a dû nécessairement songer à créer une communication artificielle entre le lac et le sac lacrymal à travers la paroi externe de ce dernier. C'est ce qu'avait fait Antoine Petit, qui incisait la paroi externe du sac au voisinage de la caroncule. A. Monro avait cherché aussi, après ouverture du sac, à créer des trajets fîstuleux venant s'ouvrir dans le cul-de-sac conjonctival. Mais ces tentatives, bien qu'elles aient été renouvelées de nos jours, ne paraissent pas susceptibles de donner des résultats satisfaisants.
C'est à ces cas qu'il faut réserver V extirpation de la glande lacrymale conseillée par Bernard en 1845. Avec les précautions antiseptiques, la crainte d'accidents phlegmoneux, qui arrêtait encore Panas en 1877, n'a plus guère sa raison d'être et l'extirpation de la glande lacrymale paraît être entrée dans la pratique (voy. Badal, Archives d'ophtalmologie, t. V, p. 586, 1885, et A. Terson, Thèse de Paris, 1892-1895).