‹ Traité de chirurgie (volume 2)Chapitre 40 sur 166 · PYÉLO-NÉPHRITES · texte numérisé non relu

PYÉLO-NÉPHRITES

bacille, agent habituel des inflammations de Tarbre urinaire, quel que soit son siège, peut vivre pendant des mois et des années et même s'adjoindre des microbes pyogènes dans les voies urinaires sans altérer sa muqueuse ('). Rovsing admet que la lésion de la muqueuse n'a lieu qu'après décomposition ammoniacale de l'urine par les microbes, c'est alors que bassinet et rein seraient altérés. Son opinion me paraît exagérée, mais il est certain qu'un nouveau chapitre devra être ouvert et traiter du rôle des toxines dans les pyélo-néphrites. Il est impossible d'étal)Iir une limite précise entre les infections rénales (Tordre médical et celles qui ressortissent à la chirurgie. Nous pouvons seulement dire que ces infections ne sont du ressort chirurgical que dans des conditions assez rares : 1" quand elles surviennent au cours d'une intervention sur l'appareil urinaire; 2" quand les lésions, quelle que soit leur origine, sont suppurées, collectées ou retenues dans le rein, et justiciables d'une ouverture et d'un drainage. Suivant leur localisation, à l'uretère, au bassinet et au rein, elles constituent Vurétérite, la pyélite, la népJtrite.

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