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LÉSIONS TRAUMATIQUES DE I/EXCÉPHALE ET DES MÉNINGES

ionclionnc plus ; plus dintplligence, plus dacles volonlaires, plus de sensi- Itililé, c'est le coma. A ce degré, les fondions du bullie et de la moelle persistent seules.

B. Mais avec les progrès de la compression, la sensibilité réflexe elle-même, ne tarde pas à s'aflaiblir, et à disparaître de la périphérie vers le centre. Le réflexe cornéen, interrogé dans les cas où Ton soupçonne compression, répond sil y a lieu, et même il permettra d'apprécier assez exactement, par son degré de sensibilité, l'énergie de la compression; il persiste un des derniers et, cpiand il vient à disparaître, on peut être à peu près certain que le bulbe est atteint par la conii)ression.

Pouls. — Lors de la compression le pouls se ralenlil, et sa diminution de Iréquence est en rapport avec le degré de pression ; cependant quand la pression intra-crânienne a dépasse notablement la tension artérielle, on voit dans les expériences le pouls devenir petit et incalculable. Duplay a souvent con slaté la première phase de lenteur quelquefois extrême du pouls, mais il n"a pu encore vérifier l'existence du temps d'accélération.

Dans ce tableau des symptômes de la compression cérébrale, quelques [)oints laissent à désirer ou tout au moins demandent à être confirmés par de nombreuses observations.

Modifîcalions de la respiration. — Elles ressemblent à celles du pouls, à la phase de lenteur du pouls correspond une phase de lenteur respiratoire. Mais, tandis que le pouls devient petit et accéléré avec le progrès de la compression, la respiration diminue de plus et finalement sarrête. Duret donne comme un signe précieux de gêne de la respiration bulbaire (chez le chien), un type particulier de respiration, caractérisé par une lenteur extrême des mouvements respiratoires, par une inspiration lente et proi'onde précédée d'un groupe de trois ou quatre inspirations avortées, et suivie ])ar une expiration rapide.

Température. — Elle baisse régulièrement et sans rémission à mesure que la pression s'élève, jusqu'au moment de la mort; dans le cas où le palicnl survit aux effets immédiats de la compression, la leuipéralure se relève quand survient la réaction inflammatoire.

Les phénomènes que nous venons de décrire se rai)porlent surtout .'i \i\\ excès de pression générale; il nous faut maintenant étudier les symptômes sj)éciaux qui caractérisent les pressioud localisées à un point quelconque des centres nerveux.

Par des pressions extemi>oranées faites sur la surface des hémisphères par un trou pratiqué au crûne, on obtient des résultats divers suivant les points comprimés. Ces efl'els localisés se produisent sur le vivant, quand un corps étranger (piclcon(iue (escjuille par exenq)le), introduit eu un poiiU de la substance cérébrale, limite à ce point la coiupi-ession. Ils sont naturcIlenuMit [ilus généralisés dans les cas où un épaiiclicniciii étal(> plus largement la compression. Il faut i'a])peller enc<)re (pie toujours les symptômes sont plus accusés lorsque la compi'ession est bruscpie, ipie lorscprellc est lente et graduelle.

I.,a compression suffisante de la partie antérieure d'un hémisphère paralyse le côté o|iposé du corps; si cette compression porte sur la moitié postérieure de riiémisplière, elle peut produire riiémi-anesthésie ou même raiiestiu'sie coinplèlc. On est arrivé dans cerlaiues ('\]»(''n'(Mic('s à dissocier (la\iuilage h\s

COMPLICATIONS P]NCEPHALIQUES DKS LÉSIONS TRAUMATIQUES DU CRANE. 513

symptômes de la compression, je veux dire à paralyser un groupe de muscles en faisant porter la compression sur ces points, désignés sous le nom de foyers moteurs.

Dans les compressions intra-venlviculaires, les phénomènes bulbaires (tétanisme, pouls, respiration, température) prédominent. Remanpions encore que lorsque la compression est légère, elle paraît agir plutôt comme agent irritant et détermine une exaltation de la fonction.

Il faut bien prendre garde que ce qui est dissocié pour la clarté de l'exposition, le traumatisme le complique presque toujours, en ajoutant aux symptômes dus à la lésion locale d'autres symptômes dus au retentissement du choc sur d'autres régions de l'encéphale. Une nouvelle cause d'obscurité vient encore du fait des lésions concomitantes de la dure-mère. »

Traitement. — Le traitement consiste à faire disparaître par la trépanation la cause productrice de la compression encéphalique (fragments, esquilles, corps étrangers, tumeur cérébrale) : la conduite à tenir dans les cas d'épanchements sanguins ou de tumeur cérébrale sera examinée dans un autre chapitre.

g IV. — COMPLICATIONS ENCÉPHALIOUES DES LÉSIONS TRAUMATIOUES DU CRANE

Les complications encéphaliques qui peuvent survenir plus ou moins rapidement après les traumatismes du crâne sont :

I" La hernie du cerveau ou V encépJialocèle Iraumatique.

2" Les épanchements sanguins i)itra-crâniens.

o" Les corps étrangers.

i" U encépJialo-méningile traumatique.

5" Les abcès du cerveau.

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