DE L'ENTOKSE EN GÉNÉRAL
demployer la compression faite avec quelques tours d'une bande élastique pouroljLenir la résorption de l'épanchement sanguin. Cette compression réalise pour .Marc Sée l'indication capitale, mais elle est employée en même temps que l'articulation malade est tenue au repos absolu. Ce procédé appartient donc à la méthode de l'immobilisation, il en a les avantages, c'est-à-dire qu'il permet aux déchirures ligamenteuses de se réparer promptement puisque aucun mouvement ne tend à sopposer à leur réunion; d'autre part, il n'en a point les inconvénients, qui sont : la longueur du traitement et les raideurs consécutives. Encflet, la compression élastique détermine la résorption rapide et complète du sang épanché, tandis qu'avec l'immobilisation pure et simple le sang séjourne indéfiniment dans les anfractuosités articulaires, et devient la cause des douleurs et de la gène persistantes.
En dehors de ces deux grandes méthodes de traitement de l'entorse, nous devons signaler la balnéation de la jointure forcée. Ravaton, J.-L. Petit, Boyer, et plus près de nous Baudens, la conseillaient dans le but de modérer le gonflement et la douleur. Baudens faisait plonger la partie malade dans un récipient rempli d'eau froide. Le séjour dans l'eau devait être prolongé fort longtemps « tant que le blessé s'y trouve bien », et ces immersions étaient répétées pendant cinq ou dix jours. Bonnet faisait durer le bain deux ou trois heures, il était renouvelé deux fois par jour, et dans l'intervalle la région était entourée de compresses imprégnées d'eau froide.
Nous mentionnerons encore les irrigations continues froides, les cataplasmes froids, etc., moyens généralement abandonnés aujourd'hui. Enfin dans ces derniers temps, Reflus a préconisé une méthode mixte qui consiste à associer les effets de la balnéalion prolongée dans de l'eau très chaude à 48 ou 50 degrés, à vme séance de massage d'un quart d'heure, suivie de l'application d'une bande élasti(jue.
Chacune de ces méthodes a des défenseurs et chacune d'elles est préconisée pour tous les cas à l'exclusion des autres. Xorslrom ne conseille-t-il pas le jnassage alors même que l'entorse se complique d'arthrite aiguë? Lucas- Championnière ne défend-il pas le massage appliqué au traitement des fractures péri-articulaires? Et d'autre part ne voyons-nous pas tous les jours des entorses récentes et légères immobilisées ou comprimées?
La prati([ue généralement adoptée, et croyons nous la plus sage, consiste à choisir l'une ou l'autre méthode suivant les cas. Les entorses récentes sans fractures accompagnées de déplacement sont justiciables du massage, associé ou non à la compression élastique.
Celles qui sont plus anciennes en date doivent être massées et mobilisées sous peine do voir survenir des raideurs interminables; celles qui s'accompagnent (le jioussées phlegmasiques ressortissent plus particulièrement à l'immobilisation et à la coinijression ouatée.
Enfin, il est une conq)lication frè(|uente de l'entorse, rèpanchement sanguin inlra-arlirulaire suilout évident, au niveau i\c l'arliculalion ihi genou et pour le<pnd la règle de traitement, maintenant bi<Mi élabli(% consiste à pratiquer l'évacuation <le la jointure par la ponction capillaire antisepti(|ue.
KNTOIASES EN PARTICULIER. 65