NEOPLASMES PERFORANTS DES OS DU CRANE
progrès et de eonquète, et il serait injuste de ne pas citer ici les noms de Huglhings Jackson, Mac-Ewen, Godlee, Horsley, Weir, Nancrède, Keen (de Philadelphie), Bergmann, Erich. Eriehsen. et, en Erance, de Lucas-Championnière. Démons et Péan (').
Les tumeurs cranio-eérébralcs se divisent en deux classes :
1" Les néoplasmes perforants des os du crâne.
2° Les tumeurs cérébrales proprement dites.
I. — iNÉOPLASMES PERFORANTS DES OS DU CRANE FONGUS DE LA DURE-MÈRE
Sous le nom de néoplasmes perforants des os du crâne, il faut entendre avec Pousson (-), auteur d'un bon mémoire sur ce sujet, « toutes les néoplasies susceptibles de se développer à la superficie, dans l'épaisseur ou au-dessous de la paroi crânienne et d'amener plus ou moins rapidement l'érosion du squelette ». Sans doute les travaux de Lassus, Chelius, Sandifort, Siébold,
FiG. 2ii.
FiG. 22i. — Sarcome de la dure-mère inséré sur le bord tranchant de la grande aile du sphénoïde FiG. 225. — Cancer de In dure-mère. — A,B, fumeurs développées entre les couches exiernes de mère et la surface interne de l'occipital. C, altération correspondante de l'os.
gauche, la dure-
Walther, ont infirmé les conclusions du fameux mémoire de Louis
sur l'origine
(') ConsuUor : ]\I.\ret, De Vablalion des liniieiirs île ht z-unc inittricc du rcrvcaii. Thèse de Paris, 1890. — El'gkne Decressac, Contrilmtum ''/ iclade de lu rhivunjk' du ccri'cau, hascc sur la connaissance des localisations. Paris, 18'JO. Dans cotlc llièsc se trouve une l^ibliographie étrangère coni[)lèle.
(-) Pousson, Des néoplasmes perforants de la voûte du crâne. ^Mémoire inédit i)résenlé à la Société de chirurgie, 1889. — Consulter encore : W.-R. Birds.vll et Roisert ^^'I;^î, liemuval of a large sarcoma causing heniianopsies froni Ihe occipital lobe. Médirai Xews, avril 1887. — BÉRARD (.\.), Observation de tumeur fong. de la dure-mère. Gaz. nuhl., 18."ô, |). 755. — Chas- SAiGNAC, Des tttmeurs de la voûte du crâne. Thèse de concours de Paris, 18i(). — Ei5i:i!Maïer. Journ. compl. du Dict. des se. méd., t. XXXIV, p. 505. — EsriNO.SA, Dissertation sur le fongus de la dure-mère. Thèse de Paris, 18!25. — GENz.MEu(de Halle), Si.xièmc Congrès des chirurgiens allemands, avril 1877. — IIenck (G.), Berliner klin. Woehcnschrift, n" 17, j). iiiO. et
636 TUMEURS CRAXIO-CKRÉBRALES.
uniquement dure-mériennc, tics tumeurs végétant à l'extérieur du crâne effondré, et un très grand nombre d'observations prouve aujourd'hui, que les néoplasmes peuvent avoir leur point de départ dans les enveloppes extérieures du crâne, dans les os, dans les méninges, voire même dans l'encéphale, mais exceptionnellement. La térébration osseuse peut se faire de dehors en dedans, ou de dedans en dehors, suivant le point de départ extérieur ou intérieur du néoplasme.
La plupart de ces tumeurs sont des cancers, dans le sens clinique du mot. « Le plus souvent solitaires, ces tumeurs sont quelquefois multiples et occupent de préférence la voûte du crâne. Elles peuvent acquérir un volume considérable : on les a vues quelquefois, après avoir perforé les os, s'étaler à l'extérieur sous forme dun énorme champignon recouvrant une grande partie de la voûte du crâne. Cependant avant qu'elles aient atteint un grand volume, il est quelquefois possible de les réduire et de les faire repasser par l'ouverture à travers laquelle elles sont sorties.
Les os correspondant à la tumeur subissent une absorption lente et finissent par se perforer, ils présentent alors une ouverture plus ou moins arrondie, offrant quelquefois à son contour des inégalités, mais sans traces de nécrose ou de carie » (Duplay).
Étiologie. — Le fongus de la dure-mère, que nous prendrons pour type de la description, à l'exemple de Duplay « peut se montrer à tous les âges. On l'a observé chez un enfant de deux ans et demi : cependant il se développe, le plus généralement, entre trente et cinquante ans. Le sexe masculin y semble plus prédisposé. Quant aux causes immédiates, elles demeurent totalement inconnues, et il me paraît inutile de mentionner cette étiologie banale qu'on ne manque pas d'invoquer en pareil cas » (Duplay).
Symptomatologie. — i On peut diviser la symptomatologie du fongus de la dure-mère en deux périodes suivant que la tumeur est encore contenue dans l'intérieur du crâne, ou qu'elle fait saillie en dehors.
« Lorsque le fongus est encore renfermé dans la cavité crânienne, on n'observe que des troubles fonctionnels variables. Le malade ac plaint d'une
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