‹ Traité de chirurgie (volume 4)Chapitre 138 sur 162 · I. POINTS DE REPÈRE · texte numérisé non relu

I. POINTS DE REPÈRE

Le problème consiste à derminer : a, la lit/ne sylvienne (de la scissure de Sylvius), et 6, la ligne rolamlique (du sillon de Rolando). La connaissance de ces deux lignes est suffisante, pour la détermination de tous les points de l'écorce.

A. DÉTERMINATION DE f.A. LIGNE SYLVIENNE. La

ligne sglvienne et le plan qui lui correspond, part de la suture naso-frontale, c'est-à-dire du fond (le l'angle naso-frontal, pour aboutir à 1 centimètre au-dessus du lambda (fig. 2t>6, N L); aussi Poirier la désigne-t-il, heureusement, ligne naso-lambdoïdienne, qui est

synonyme de ligne sylvienne. Le lambda le plus souvent très facile à trouver, est situé à 7 centimètres au-dessus de l'inion, c'est-à-dire de la protubérance occipitale externe (-).

Cette ligne naso-lambdoïdienne, et par conséquent le plan qui lui correspond passe à 0 centimètres au-dessus du conduit auditif externe.

Il n'y a qu'à jeter les yeux sur la figure 2'2(), « pour voir que cette ligne na^o-lambdoïdionnc touche le cap de la troisième circonvolution frontale, suit sur une longueur de 4 à 0 cenlimètres la portion externe de la scissure de Sylvius, rasant la partie inférieure du lobule du pli courbe (lobule pré-sylvien), tra-

(') Poirier, Topographie cranio-cr.réhrale, in-8°. Paris, Dolahayo, ISOO. — Nous renvoyons à cette publication, pour tout ce (pii concerne les questions d'historique, la technique de la trépanation, et les différents procédés employés par les chirurgiens français et étrangers, dans la recherche des centres moteurs de l'encéphale.

(-) Le point de rencontre des trois branches du lambda, peut être senti au travers des parties molles, à condition ([u'il n'y ait ni œdème, ni infiltration qui le masque.

La protubérance occipitale externe ou inion est accessible à la palpation; et lorsqu'elle échappe à la recherche, un mouvement de flexion de la tète la met en évidence, en tendant le ligament cervical postérieur, qui y prend insertion (Poirier).

Fit;. 2à). — NL, ligne naso-lambdoïdiciine nu .sylvienne. Irémilé supérieure de la ii^'ne Rolandique.

TOPOGRAPHIE CRANIO-CEREBRALE.

verse à sa base le pli courbe, et aboutit à la suture pariéto-occipitale ; elle mérite

bien le nom de ligne sylvienne » (Poirier, loc. cit.).

B. Détermination ni-: i..\ lignk rolandique. — Il suffit de trouver les points

extrêmes, de les réunir par une ligne, pour avoir le tracé rolandique (fig. '226

et 227).

Voici, d'après Poirier, les règles à suivre pour déterminer Vexlrémilé inférieure du sillon (le Rolan- (lo : a. Reconnaître et tracer au crayon l'arc zygomatique; b, élever sur cet arc une perpendiculaire passant juste au-devant (lu trayus, dans la dépression pré - auriculaire , et compter à partir du trou auditif 7 centimètres (') sur celte perpendiculaire (fig. 220).

Pour ï extrémité supérieure : a, mesurer avec soi)i, la distance qui S(''pare le fond de l'angle nasofrontal de Union (protubérance occipitale exlorno), en suivant bien la ligne sagittale (médiane) ; b, prendre la moitié de

cette distance à partir du point nasal, et ajouter 2 centimètres (la largeur d'un

doigt) et marquer ce point R, qui donne certainement, à 1 centimètre

près, le point de la voùle répondant à l'extrémité supérieure du sillon de

Rolando (*).

Fig. tn. — XL. ligne nasd-ljunlxloïdicnno. — R, ligne rdijunliiinc.

— Ml, centre du membre inférieur. — Mi, centre du membre sii^ périeur. — P, centre de la face, de la langue. — Pc, centre visuel.

— LPc. lobule ilu |ili (-(uirbé.

II. — RAPPORTS DES VAISSEAI'X ET DES CENTIUIS PSVCIIU-MOTEURS AVEC L'EXOCRANE ET LE Clir, (Ill-IVELU

A. Hmikouts i)i:s sinus .wec l'exochane et i.ic ci in (.iii;vi:i.r. hciix sinus seulement sont à considérer dans leurs rapports avec la surface (^xlérieure du crAne. le sinus longiludiiial su|iérieur, la porlioii droile du sinus latéral, el leur conllucut ou pressoir (rilérojjliilc; eu raison i\c leurs r;\|>|)orls avec

{') Ca' cliKTro (le 7 (•ciiliinMres, cxpriine iin(> iiHiyciiiic de iiiciisinjilioiis cnVctiMM's sur dos •wï^nos cl dos corvo.-iiix d'.-idnltos; il soriiit Ircip fort sur les l("i("s d'ciiraiils on do loiil joimos pons.

(-) (loiiitiio coiilrolo, (lu bien ;ui cas où, pour uiio oauso (|iiolcoii(iuo, on n'aurait |)u <l«''ltMrninor Pinion d'uiio faooii salisfaisaulo, Poirior ronsoillo oiii'oro t\(^ |)roiidro sur la litjiii' sagilU'do, à partir du sillon naso-IVonlal, IX ccntiniotros sin* les f^rossos l(Hos, 17 sur los |)olitos; le point obtenu répond encore à rcxtréniité supérieure du sillon de Rolando.

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