I.iixalion cw dodans
— on avant.
(') C;e\/.MEU, Centralhlall ('. Cliirnrg., ISX.". p. :a\7,. (*) (JEitsTEH, Nrin-Vorh. Mcd. Jonm., l\ avril, lS8i, p. .".'.lO. K) M.v.VMVyCcnlrdlhliill f. Cliir., I«81, n° W, p. 70(>. (♦) CuAMEit, lierlin. klin. Worhrnsr.h.. ISS'i. p.'2i. (^) Volkmann, in I'oi'ke, lor. rit.
(") KusTKH, Ontrallilalt f. Chirurr/.. ISS'J, p. ">. C) F.oiiiii;!!, licildçje zuni Cenlrallihitt f. ('hirin-(/., 188(i, p. 1)0.
C) .lo iii(> i)orno à cos raros indications parco quo, pc^nr los vaiiélôs oxcoptionnollcs, je donnerai d'aprôs Slinison la l)il)li<if,M;iplii<' à pon près coniplolo do < os doplaocnicnls.
/ f'uriclcs communes
\ Luxation du radius en avant.
\ Luxation ]>ai- imi l)as ou par élontration.
2" LlXATIONS ISOLÉES Di;S os 1)1. ' ,. ., ,
i/.WANT-nn.vs ] ' 'inc.tcs exceptionnelles
I Luxation du radius en arri(>ro.
f — — en dehors.
\ — du cui)itus seuL (?)
5° Luxations divergentes (e,rrej)lk>nnelle.i).
r LUXATIONS DLS DKUX OS I»L LAVANT-BRAS SUR LK BRAS VARllÎTÉ C.OMMUM;. — LUXATIONS EN ARRIÈRE
Les luxations en arrière comprendront pour nous les déplacements directement en arrière, en arrière et en dehors, et en arrière et en dedans. Elles sont de beaucoup les plus fréquentes, au ]ioinf de représenter d'une façon presque exclusive la luxation du coude. On décrit (pielquefois les trois variétés que nous réunissons séparément, mais si l'on réfléchit que tous les déplacements en arrière relèvent du même mécanisme, qu'ils présentent les mêmes indications thérapeuticpies. et que leurs diflerences ne s'accusent que par quel- (pies nuances dans la symptomatologie, on comprendra pourquoi, loin de dissocier ces différents termes d'une même série, nous les rapprochons au contraire.
Causes. — Les luxations du coude en arrière succèdent généralement à des chutes en avant; le bras est étendu, et la paume de la main supporte directement le choc. Mais on peut aussi les observer à la suite de choc portant directement sur la partie postérieure de l'humérus (Flaubert) ou sur la partie supérieure de la face interne de l'avant-bras.
Un élève en pharmacie voulant montrer sa force, livra son bras étendu à un de ses camarades pour qu'il le tléchît; ce dernier n'y pouvant réussir, assena un violent coup de poing sur l'extrémité supérieure et interne de lavant-bras, qu'il porta en même temps dans la flexion. La luxation se produisit aussitôt (Weber).
Mécanisme. — Bien des théories ont été proposées pour expli([uer le mécanisme de la luxation en arrière.
Paré et J.-L. Petit déclarai(Mit «[ue la flexion farrrc de l'avanl-liras sur le bras était la cause fréquente de la luxation en arrière : cela n'est [)lus admis aujourd'hui par personne (').
La ihéonedu [/lissemeiU, préconisée par Boyer. n'a pas on meilleure fortune. On supposait que la chute ayant lieu sur la main pendant que lavant-bras était dans la demi-flexion, la trochlée humérale déchirait la capsule en avant et glissait sur la face antérieure de l'apophyse coronoïde formant j)lan incliné.
Pour Malgaigne, une violence extérieure surprend lavant-bras dans la deini-
(') Il existe cependant une observation de Stetler rapportée par Stinisou. p. '283, iLins laquelle la luxation auiail été produite i)ar ce mécanisme.
flexion, le porte d'abord en dehors, distend et romj)l les ligaments internes, puis un mouvement de torsion de l'avant-bras en dedans succède à l'inflexion latérale externe, et amène successivement l'apophyse coronoïde au-dessous et en arrière de la trochlée humérale.
La théorie de Malgaigne ou théorie de la toi-sion n'a point prévalu, et les expérimentateurs (Denucé, Pingaud) considèrent que l'hyperexlension unie à l'inflexion latérale externe représente le mécanisme ([ui conduit le plus communément à la luxation en arrière. C'est à peu de chose près la théorie de Vhyperextension, cpii remonte à Desault et à Bichal; elle est communément acceptée.
Expérimentalement voici ce qui se passe lorsqu'on force l'extension de lavant-bras, en supination : le ligament antérieur et le ligament latéral interne se rompent, le bord interne de la trochlée sort entre les lèvres de la déchirure, puis lavant-bras s'incline en dehors, l'apophyse corono'ide s'infléchit
de ce côté, s'abaisse, passe sous la trochlée et vient s'arrêter sur la partie la plus déclive du versant postérieur de cette surface articulaire. En même temps, et accompagnant l'extrémité cubitale à laquelle elle reste intimement unie, la tcte radiale se porte au-dessous puis derrière le condyle humerai, de telle sorte que le bord antérieur du cylindre articulaire radial vient se loger dans la rainure qui borde le condyle en arrière. La position des os déplacés est alors celle de la luxation incomplète ou premier degré de la luxation en arrière
(fig. :,(!).
Pour que le déplacemeni eu arrière soit plus prononcé, il faut, ainsi (pie le fait rcniaripier Pingaud, que le ligament latéral externe soit déchiré, cl de plus que le tendon du petit muscle anconé, lefoulé par la (•u|)ule radiale déplacée, soit rompu. l']n pareil cas, ligament et muscle sont déchirés soit par un mouvement de flexion forcée imprimé à la jointure lorsque la luxation existe déjà à son premier degré, soit par un mouvement de propulsion de l'avant-bras de lias en haut qui provoque un chevau chement considéi-able des os de l'avant-bras sur l'humérus. Alors le bec de la coronoïde est au fond de la cavité olécraniennc et la lèle radiale loin dei-rière le condyle humerai (fig. 51).
Donc, dans les deux variétés de luxation directonoit en arrière, la position difl'érenle des os ne déj)end (pie de l'intégrité ou de la déchirure du liganxMil
E DaleIng i<l
Vie. JjO. — Luxation incomplèlc du coude en arriiTc. — Le hoc de la coronoïde est sur le versant postérieur de la Iroclili-e.