LUXATIONS EX ARRIÈRE
externe et du petit muscle anconé, qui permet ou limite le déplacement de la tête radiale.
Les luxations en arrière et en dedans ou en arrière et en delior.'< s'obtiennent par un mécanisme identique au précédent.
Forcez l'inflexion latérale externe au moment où l'iiyperextension vient de produire la rupture des ligaments et l'écartement des surfaces articulaires en dedans, et vous verrez les os de l'avant-bras, tout en se déplaçant en arriére, se porter plus en dehors que tout à l'heure. Le bec de la coronoïde n'occupera plus la cavité olécranienne, mais bien l'angle rentrant formé par la rencontre du bord saillant de la trochlée et du condyle; la tôte du radius
EEAt-ElNE lt\
FiG. 51. — Lu.xalion complète du coude direclcmenl en jurit re. Le liée de la coronoïde est dans la fossette olécranienne.
appuiera par sa circonférence dans la dépression qui, en dehors du condyle, encadre le petit tubercule sous-épicondylien. Inversement, si au moment où l'écartement des surfaces articulaires est obtenu, et où l'inflexion latérale, externe commence à se produire, une poussée de bas en haut porte l'avantbras en haut et en dedans, on obtient la luxation en arrière et en dedans.
La seule différence dans le mécanisme qui conduit aux différentes espèces de la luxation en arriére réside dans l'intensité ou dans la direction de la force qui atteint l'articulalion du coude, aussi ne nous étonnerons-nous point de pouvoir facilement transformer une luxation directe en arrière dans ses variétés externe ou interne par la simple projection d'un côté ou d'un autre des os de l'avant-bras déplacés. Ce sont donc bien des espèces d'une même famille.
Je serai bref sur V anatomie pathologique des luxations en arrière, car elle ne repose que sur les résultats de rexpérimentatiou cadavérique dont je viens de parler, et je me bornerai à résumer les seules autopsies de luxations récentes de Cooper et de Broca : le bec de la coronoïde est clans la cavité olécranienne, tous les ligaments sauf l'annulaire du radius sont déchirés. le muscle brachial antérieur se)iroule (odour de la trocJtléc, et est partiellement rompu, le biceps est repoussé en dehors de rarliciilaliun ou légcremenl distendu.
LUXATIONS DU CUUDE.
FiG. 02. — Lii\;ili(iii roinpIMo ilii cmidc en ;iiri<' rc. (l'iiiicaiiil.
Symptômes. — La région du coude est défonnée, son diamôlro antéropostérieur est sensiblemcnl accru. L"avanl-l)ras lait avec le bras un angle obtus de 155'' environ; cet angle est souvent beaucoup moindre, le blessé soutenant et élevant avec la main opposée l'avant-bras luxé.
A première vue, lors(|ue le gonflement n'est pas encore très développé, on
est frappé par la saillie considérable que forme en arrière lolécràne. En se déplaçant celte apophyse a entraîné avec elle le tendon du triceps, de telle sorte que la face postérieure du bras, au lieu de présenter sa convexité normale, est légèrement concave.
De chafpu^ côté de la saillie anormale existent deux dépressions, l'externe est la plus profonde. A leur niveau on sent avec le doigt : en dedans, la cavité sigmoïde libre, en dehors la cupule ratiiale que des mouvements de pronation et de supination communicpiés à lavant-jjras font rouler sur son axe.
En avant le pli du coude paraît remonté et l'extrémité inférieure de l'humérus soulevant les muscles et distendant la peau, forme une saillie transversale surtout prononcée en dedans, facile à cxplorei- par la paijKition.
Enfin il est un signe aucpicl la i)lupart des auteurs attachent la |)lus grande importance, je veux parh'r (1(^ la mobilité latérale, du l)allottement, (h' l'avant-bras. Il est surtout évident dans les luxations avec grand che\auchement et déchirure étendue des parties nioll(>s. Lorsqu'au contraire le déplacement est moindre, il n'y a plus à proprement parh>r Ijaliottement, mais riiicliiiaison latérale (hi bras en ckdiors est très exagérée, et « elle j)eut être jiortée au point de plier dans ce sens ra\aid-bras à angle (b-oit sur !<' bi'as » (Pingan<l). 'l'cls sont les synqilômes ini|)orlants de la luxation du coude en arrièr(\
Les suivants sont secondaires ; ce sont : le raccourcissement du niend)re et son attitude. 11 y a un raccourcissement notable de la ligne ipii rejoint racroinion au soninicl de roIcci-;inc d'une pari, cl daulrc part l'espace
FiG.
, — Liivalioii (lu foii lo arrière, (l'ingaiid.)