IXX.VTIUXS KX ARRIERE
qui sépare les lubérosilés liuméralcs cl les apophyse slyloïdcs est diniimié.
L'attitude du membre est telle que l'avanl-lnas lail généraleiiinil a\('c le bras un angle de l.").')'. (<ependanl on peut trouver ra\anl-bras dans l'extension complète, ou au conlraire lléchi et l'oiinanl prcs(pie un angle droit avec le bras.
Richct accordant une grande importance à ces positions diflercnlcs, avail supposé que l'extension témoignait d'une luxation avec chevauchement marqué des os de l'avant-bras sur l'huméius, la flexion se l'apportant plus spécialement aux déplacements moins étendus. Mais cette opinion, bien (jue fondée et exacte dans la majorité des cas, ne doit pas être adoptée d'une manière absolue, car on observe la flexion avec une ascension manifeste de l'apophyse coronoïde au-dessus de la fosse olécranienne. La main est généralement en pronation.
Dans la luxation en arrière et en dehors, on constate les mêmes symptômes: saillie olécranienne en arrière, saillie humérale en avant et en dedans, mobilité latérale très prononcée, etc. Atais la déformation du coude a quelque chose de caractéristique : si l'on regarde le coude de profil, le déplacemeni paraît s'être produit surtout en arrière; de face, au contraire, la luxation paraîl être sur le côté, car la saillie formée par la trochlée en avant et en dedans attire surtout l'attention. L'avant-bras est tordu en dedans, et la palpalion permet souvent de reconnaître l'inclinaison du cubitus dans ce sens.
La luxation en arrière et en dedans s'accuse par des symptômes inverses : transport de l'avant-bras en dedans', flexion légère et supination.
Diagnostic. — Souvent embarrassant lorsque répancheinenl sanguin ei le gonflement péri-articulaires sont très prononcés, le diagnostic se fait par l'examen des saillies osseuses de la région du coude. Si ces saillies sont dans leurs rapports normaux, il n'y a point de luxation. Si vme modification s'est produite dans les positions respectives des tubérosités osseuses, on peut au contraire affirmer presque à coup sur la luxation.
A l'état normal, en regardant la face postérieure de l'avant-bras é/f/if/te, on trouve le sommet de l'olécràne, l'épicondyle et l'épitrochlée sur une même ligne transversale.
En outre l'olécràne est à égale dislance de l'épicondyle et de l'épitrochlée. légèrement rapprochée de cette dernière chez la femme et chez reniant.
Les os de l"avant-l)ras sont-ils luxés en arrière, l'ascension de l'olécràne s'accuse aussitôt par la pré.sence du sommet de cette apophvse au-dessus de la
rappori .-i
Siliialicin liiirmalr ihi l'piiroclilrc, ra\aiil-l>i'a-
iiiniiii'l (le l'olécràne imr ■laiil n.Tlii à aimlc droit.
ligne transversale qui unit les deux tubérosités latérales (fig. 55). Toutefois, pour que ce signe soit évident, il faut, selon Malgaigne, que le déplacement soit
accusé; à un degré moindre (luxation incomplète) il n'existerait pas.
Il est un mode d'exploration des points de repère osseux, signalé par Nélaton, enseigné par Tillaux, qui nous semble supérieur au précédent : à l'état normal, l'avantbras étant ftéclri sur le bras à angle droit, le plan vertical qui passe par les deux tubérosités humérales. épicondyle et épilrochlée. rase la face postérieure de lolécrâne (le bras étant regardé par sa face interne) (fig. 54).
Or un déplacement du cubitus en arrière suffisant pour que le bec de la coronoïde passe au-dessous de la trochlée humérale et vienne arc-bouter sur son versant postérieur, provoque un recul de l'olécrâne de deux travers de doigt au moins (fig. 55). Cet éloigne
-Dr-xxmz 6.A
Fie. 03 — Position anormale tie l'olécrâne en arrière de la ligne verticale A qui passe par lépitroclilée (lu.xalion incomplète).
P'iC. iil).
Siliialioii iiiiniialr ilii -nniinrl de toli'cràiic |iar rapport à rèpilrnililre (fracture de rcxli'rinilr inl'rrinirr i\i- riiiiiiK'i il>).
ment du sommet de lOlécrAne de la h'gne verticale passant |>af lépitrochlée s'accusera d'antniit |)bis, <m le conçoit, (jue le chevauchement du cubitus sur l'humérus sera pbis pioïKHK-é. C.c signe permet donc de reconnaître la luxa-