MECANISME
la capsule. Si l'eflort continue, la capsule cède en ce point et la tête, rompant en même temps ses attaches au ligament rond, s'échappe et vient se placer au-dessous de la cavité cotyloïde. Dans une autopsie de Luke ('), on reconnut que la tête fémorale ne s'était déplacée ni dans l'échancrure sciatique, ni dans le trou ovale, mais qu'elle était située exactement entre les deux, juste au-dessous du bord inférieur du cotyle. La déchirure de la capsule ne portait que sur sa partie inférieure. Son segment antérieur, le ligament en Y et sa partie postérieure étaient absolument intacts. C'est là la luxation sous-cotyloïdienne type (fig. lOi).
Si la flexion est portée plus loin, la fêle sortie de la cavité cotyloïde descendra plus bas encore au-dessous de l'acétabulum, aussi loin que le lui permettra la tension du ligament en Y non déchiré. La descente, à vrai dire, n'est point directe et la tête s'incline un peu en arrière ou un peu en avant, en s'avançant jusqu'au point où la circonférence de la tête déplacée touche à la branche ascendante de l'ischion, ou répond au milieu de la tubérosité ischialique.
Ce sont encore là des luxations sous- f,^. ^oi. - Luxation sous-colvloulienne.
COtyloïdiennes que l'on appelle luxation b, faisceau transversal du ligament en Y. sur la tubérosité de l'ischion ou luxation ^^ portion postérieure non dcriiirce di' la
périnéale. En fait, ce sont déjà des déplacements secondaires et Bigelow classe la luxation sur la tubérosité de l'ischion parmi les déplacements dorsaux, la luxation périnéale dans le groupe <les déplacements en dedans, car dans le premier cas le fémur s'est déjà légèrement porté en dehors, en dedans dans le second.
Somme toute, les luxations sous-cotyloïdiennes sont essentiellement instables. Le fémur, suspendu par son col au ligament en Y, repose par sa tête sur un point d'appui étroit et glissant au-dessous de la cavité cotyloïde. Le moindre effort fait pour étendre le membre, la continuation de la violence extérieure qui a produit le déplacement, ou l'action seule du poids du membre suffisent habituellement à faire glisser la tête en arrière ou en avant du cotyle et à donner naissance aux deux groupes de luxations généralement observés dont la luxation sous-çotyloïdienne n'est que le premier stade.
A. Luxatioiu dorsales. — Au moment de l'accident, la cuisse est violennueiit tléchie, l'os s'échappe à la partie inférieure de la cavité cotyloïde. Puis le membre est porté dans l'adduction et l'extension obéissant à la pesanteur ou à une force quelconque; la tête fémorale, sortie de sa cavité par en bas. remonte alors on arrière, non pas seulement derrière l'acétabulum, mais aussi derrière la capsule et derrière le muscle obturateur interne. Les fibres de ce muscle, au
(') L^i'KE, Mcd. Times and Ga:., "I juin If 5'.
TRAITÉ DE CIlIRUnGIF. — III.
lieu de s'étendre transversalement derrière le col comme à létal normal, forment maintenant un plan fibro-lendinoux obliquement placé au-devant de lui, interposé entre la tète luxée et i'acétabulum. C/est la luxation ischinli({ue. ou nu-<le>iSOUS du tendon de [''obturateur interne de Bigelow (fig. 105).
La tête fémorale repose donc par sa face antérieure sur le muscle obturateur interne qui la sépare de la surface osseuse convexe, située entre l'épine scialique et le bord postérieur de la cavité colyloïde; la circonférence de la tête déplacée déborde légèrement l'échancrure sciatique. Cependant le col de l'os est solidement suspendu au ligament en Y intact et la cuisse prend une attitude qui lui est imposée par la résistance des deux faisceaux de ce ligament, elle est fléchie et en rotation interne. Elle est fléchie parce que le faisceau lon-
Fic. 103. — Liixulioii iscliiiili<|iie, au-dessous •lu tendon de l'oblurulour interne. (liigelow.j
l''i(;. KM). — i.u.xaliun iliaque.
A, le l'aisceau vcriicai csl relâche. — B. le faisceau transversal tendu inij)ose la rotalion interne. (Higelow )
giludinal (hi ligament en Y ne permet pas au col et au reste de l'os de ser sans que la tète ne remonte haut en arrière du cotyle, or cette sion est limitée par la résistance du Icndon de lobturateur interne v portion postérieure de la capsule non déchirée ; la cuisse est en rotation pirce (pie le faisceau transversal du ligament en Y permet bien à la s'éloigner du cotyle en arrière, mais à la couditiou {\\\e le Irochaii letpiel ce ligament prend son insertion inférieure ii«> sécarlc point de ili;i(pi(^ anléro-infériein-e; aussi le bord antérieur (hi trochanter sine dedans ti mesui-e ipic la lète se porte en anièic, et l;i lolalion inlcMMie e conséquence (lig. Kl"»).
Si la violence a été plus gr;iiide le I<mi(I(»ii de l'oM uialeur inl«M-iie. aius porliou postérieure de la (•aj>side sont rompus el l.i lèle (lé|)lM(ée peu! i<-
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