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DIAGNOSTIC ET COMPLICATIONS

qu'à la luxation dorsale avec renversement en dehors. L'attitude delà luxation oblique antérieure est caractéristique; et la position de la tète, facile à apprécier au-dessus du cotyle, témoignera dune luxation sus ou sous-épineuse.

La distinction entre les luxations rég-ulières et irrégulières, toujours délicate, pourra cependant se l'aire grâce à l'étendue des désordres; la mobilité de l'os hixé témoignant de la rupture du ligament en Y. Mais le diagnostic entre les luxations régulières primitives et les luxations régulières secondaires paraît a])solument impossible.

Complications. — La luxation de la hanche peut être compliquée d<fractures du fémur, du rebord cotyloïdien ou du bassin.

Lorsque la fracture du fémur siège au niveau de la partie moyenne de l'os, elle peut rendre la réduction difficile, mais elle est facile à reconnaître.

Les fractures du col compliquant la luxation sont d'un diagnostic beaucoup plus délicat et rendent la réduction impossible. La seule indication thérapeuti({ue à remplir en pareil cas est de maintenir le membre en bonne attitude, quitte à pratiquer ultérieurement l'extirpation de la tête luxée, si elle gêne par la compression qu'elle exerce autour de l'articulation.

Les fractures du rebord cotyloïdien en avant ou en arrière de la cavité peuvent provoquer les plus grandes difficultés pour la réduction. Les fractures du bassin avec pénétration de la tête fémorale à travers les fragments de la cavité cotyloïde constituent une complication tout à fait exceptionnelle.

Signalons enfin la compression du sciatique par la tête luxée comme pouvant provoquer des douleurs intolérables et des troubles trophiques.

Pronostic. — Le pronostic des luxations de la hanche n'est pas grave. Lorsque le déplacement est réduit, le blessé est immobilisé pendant une vingtaine de jours, et les fonctions du membre sont ensuite facilement récupérées. Il n'en est pas de même lorsque la luxation n'est pas réduite.

Lafaurie (') relate cependant plusieurs exemples de luxations non réduites, ayant permis la marche sans fatigue, quoique avec une claudication plus ou moins forte. Ces observations ont trait à des luxations iliaques ou pubiennes, mais les luxations basses ischiatiques ou obturatrices qui s'accompagnent dune flexion plus ou moins considérable du membre déterminent une gène sinon une impossibilité de la marche. Enfin, dans les luxations dorsales, la compression exercée par la tête déplacée sur des branches nerveuses est souvent l'origine de douleurs intolérables.

Traitement. — La seule méthode de traitement des luxations régulières récentes qui doive être employée aujourd'hui est celle qui, empiriquement conseillée par Després, a été régularisée et formulée par Bigelow. Elle consiste à fléchir la cuisse sur le bassin, de manière à ramener la tête fémorale déplacée vers la partie inférieure de la cavité cotyloïde, où se trouve la déchirure capsulaire, puis à porter le fémur directement en haut, et la tête rentn; dans sa cavité.

On procédera donc à la réduction de la façon suivante : le blessé couché

{*) Lafaurie, Thèse de Paris, 1809.

sur le dos repose sur un matelas étendu par terre; un aide, se penchant audessus du blessé, appuie avec le talon de chaque main sur les épines iliaques aidérieures, et maintient solidement le bassin sur lequel il j)èse de tout son poids. La cuisse est alors tléchie sur le bassin, la jamlie pliée sur la cuisse. Le chiruri»ien debout, à côté du patient étendu à terre, se baisse pour engager sous le jarret fléchi son avant-bras, puis, se redressant brusquement, il porte en haut le rénnu". La tète ramenée au niveau de la déchirure capsulaire, par la ilexion de la cuisse sur le bassin est j)rojetée dans sa cavité par le mouvement d'élévation. Si l'on a alTairc à une luxation dorsale, et que la tcte ne rentre pas du premier coup par celte manœuvre, il faudra, en mC'me temps qu'on élève la cuisse, la porter dans l'aljduction.

Lorsque la luxation est obturatrice ou pubienne, la manœuvre de réduction est à peu de chose près la même; la cuisse est tout dabord fléchie pour ramener la trie fémorale en bas, puis le chirurgien porte brusquement la cuisse en haut et lui peu en dedans, faisant en même temps que l'élévation l'adduction. Si In tête ne rentre pas directement par cette manœuvre, e-'est que. (luiltant la fosse ovale, elle est passée en arrière du cotyle : la luxation est devenue dorsale. Elle se réduira comme celle-ci par flexion et élévation directe aidée d'une légère abduction.

Les luxations exceptionnelles dorsales a\ec rotation externe oblique antérieures et sus-épineuses, n'étant que des variétés de la luxation dorsale, se réduisent comme elles, lorsqu'un mouvement de circumduction a ramené la lète en arrière du cotyle. De même la variété exceptionnelle sous-épineuse se réduit comme les luxations ojduratrices.

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