LUXATIONS DES CUNÉIFORMES
On poiil rencontrer : 1" la luxation isolée du premier ou du second cunéiforme; '2'' la luxation simultanée des deux derniers cunéiformes; 5" enfin la luxation des trois os simullanémenl.
lALvalion du premier cunéifurme. - \ la suite d'un traumatisme violent, (•hnl(^ dune grande hauteur, chute de cheval ou pression violente exercée directement sur le pied, le premier cunéiforme est séparé de toutes ses articulations, il sénuclée et se porte sur le dos du pied ou fait saillie sur son bord interne, les téguments sont déchirés ou non. Paulet et Chauvel ont réuni \ 1 cas de cette luxation (').
Plus rarement, le premier cunéiforme se luxe sur le scaphoïde sans perdre ses connexions avec le premier métatarsien. C'est cette variété de déplacement que Claudot (^) désigne sous le nom de luxation de Robert Smith. La conservation des connexions articulaires entre le premier cunéiforme et son métatarsien serait due à la résistance opposée par les tendons des muscles jambier antérieur et long péronier latéral, qui empêcheraient la distension des ligaments cunéométalarsien et protégeraient ainsi l'articulation.
Cette opinion est loin d'être admise d'une façon générale, et l'on a au contraire souvent attribué à la contraction violente du jambier antérieur qui s'insère sur le cunéiforme le déplacement de cet os.
La luxation isolée du deuxième cunéiforme a été observée trois fois par Laugier, Folker et Lagarde ('). Dans les trois cas, la luxation sélait faite sur le dos du pied.
La luxation simultanée des deuxième et troisième cunéiformes a été vue par Monteggia, Key et Walker, à la suite de traumatismes considérables. Enfin Monteggia et Malgaigne ont décrit un (h'placcmcMit des trt)is cunéiformes en haut.
Dans ces ditVérentes luxations d<>s cunéiformes, la réduction uest point toujours facile. Si elle ne peut être obtenue, on peut pratiijuer l'extirpation de l'os luxé gênant par sa saillie sur le dos du pied.