XX II LUXATIONS DU MÉTATARSE
Mignot-Danton, Arch. <irn. d<: iiiéd.. IStiO. l. \1I1. p. t(t:>. — C.iiavassi;, Hcvuc île rliir. 1S84 p. 5W.— MoNMEit, Tlu'so lie Paris, I88'2-1SX">. — Uiiknikh. Tlièse do Lyi)n, 1880. — C.LAiinoT, ,1)7/1. (le mrdcc. milil., VII, p. '27.".. lSS(i. — I'aii.kt cl l)i;M)ii.\ir., art. Pii.i. dos Dirtioinidin's.
Les luxations du métatarse son! : totales ou parlielles, et dans ce dernier cas le nombre des métatarsiens (pii se déplacent est variable, 'ranlùl un seul
(•) Paulet cl CiiAUVKL. Arl. Pn.i), Din. ciir!/rlopcdi(jiie.
{-) Claudot, Arcli. de mnd. iiiilil., l. \'1I, 188().
(■•) Cités i)ar Dicloumk, arl. Pii;o du Dict. de mcd. cl de cliir. prat.
LUXATIONS DU METATARSK
métatarsien se luxe, et alors c'est généralement le premier, jamais le troisième: tantôt on constate la luxation de deux, trois ou quatre métatarsiens. Alors le déplacement est plus ou moins complet, c'est-à-dire que les surlaces articulaires ou bien se sont complètement abandonnées, ou bien se correspondent encore dans une étendue plus ou moins grande.
Les luxations totales se rencontrent à peu près dans la même proportion ([uc les luxations partielles ; sur 51 cas, Chavasse trouve !22 luxations totales et "19 luxations partielles; Claudot, 24 déplacements totaux et 27 partiels ; enlin Paulet, sur 05 cas, compte 28 luxations totales et 57 partielles.
Les luxations totales se l'ont : en haut, en bas, en dedans ou en dehors. Les luxations partielles ont toujours lieu en haut ou en bas.
Les déplacements en haut sont de beaucoup les plus nombreux, car Paulet compte 47 luxations en haut pour il luxations en bas et 8 luxations latérales.
Causes. - On observe les luxations du métatarse à la suite de chutes d'un lieu élevé, de cheval, de chutes du cavalier avec le cheval, le pied restant pris dans rétrier, enfin à la suite de traumatismes directs; le passage d'une roue de voiture sur la voûte du pied est une cause plusieurs fois signalée.
Mécanisme. — Par l'expérimentation cadavérique, Rhenter et Monnier ont établi (pie les liixattom en liaut se produisaient : 1° par l'elTondrement de la voûte plantaire amenant la rupture des ligaments inférieurs; 2» par l'abaissement exagéré des métatarsiens sur le tarse; 5'' par l'abaissement forcé des métatarsiens uni à la torsion (Rhenter). Claudot, d'après le dépouillement des observations cliniques, est arrivé aux mêmes conclusions :
La luxation des métatarsiens en haut se voit :
1" A la suite de l'application d'une force qui, agissant directement sur la voûte du pied, effondre le tarse ; le métatarse glisse en haut et en avant de lui ;
2" Une chute se fait sur la pointe des pieds ; les orteils et la tête des métatarsiens rencontrent le sol par leur l'ace dorsale, il y a abaissement forcé des métatarsiens, distension et déchirure des ligaments dorsaux puis plantaires et passage des métatarsiens sur la face dorsale des os du tarse, il en est de même si, l'avant-pied étant solidement fixé, le corps est rejeté en arrière;
5" Dans une chute faite avec un cheval, le cavalier a le pied serré entre le sol, le flanc de sa monture et l'étrier. Le mécanisme admis par Chavasse est le suivant. « Au moment de la chute, le pied ajipuie par la partie postérieui'c du
FiG. liô. — Luxation siinullan
lipii., le^ molalarsicns eu liaul.
(Follin.)