LUXATIONS DES ORTEILS
pied que labsence absolue de réduction. Il ne faut voir là, ainsi que le fait remarquer Paulet, qu'une de ces illusions auxcjuellcs mènent trop souvent les petites statistiques.
c. Mortalité. — Nous ne i)arlerons pas de la mortalité des amputations que ces luxations ont nécessitées autrefois, les conditions ne sont plus aujourd'hui semblables. De même 2 cas de mort survenue par tétanos et par infection purulente ne doivent qu'être mentionnés.
Traitement. — Lorsqu'il s'agit d'une luxation totale du métatarse, le malade est anesthésié, un aide fait l'extension en tirant sur les orteils, un autre aide pratique la contre-extension sur le cou-de-pied ; alors le chirurgien embrasse avec ses deux mains la partie moyenne du pied au niveau du siège (hi déplacement, pèse avec les deux pouces sur la saillie dorsale et avec ses autres doigts appuie sur la région plantaire. Il s'efforce, en un mot, par des pressions exercées en sens inverse sur les extrémités osseuses déplacées, de pratiquer la coaptation.
Pour les luxations partielle^, Claudot conseille de faire une traction sur l'orteil correspondant au métatarsien déplacé avec la pince de Faral)euf. En même temps une pression directe repousse vers sa cavité la base du métalarsien. La résection ne sera indiquée pour les luxations irréductibles qu<» si les fonctions sont très g-enées.