‹ Traité de chirurgie (volume 4)Chapitre 61 sur 162 · XXI II LUXATIONS DES ORTEILS SUR LES MÉTATARSIENS · texte numérisé non relu

XXI II LUXATIONS DES ORTEILS SUR LES MÉTATARSIENS

Les luxations des orteils sont rares, car Paulet, n"a pu en réunir que 50 cas. Parmi elles, celle du gros orteil est de beaucoup la plus fréquente : ol cas sur :)0 (Paulet) (').

.le serai bref dans la description de cette luxation, car son mécanisme est identique à celui de la luxation métacarpo-phalangienne du pouce que nous avons complètement décrit (-).

Causes. Ces luxations sont dues à des causes varial>les qui produisent l'extension forcée du gros orteil sur son m('tatarsien ; une h'gère ab(huii(»n <-oïnci(lanl, avec l'extension facilite le déplacement.

La luxation métacarpo-phalang-iennc du gros oi-IcmI se l'ail sur la l'ace dorsale du métatarsien, ('-'est la seule variété admise ])ar I*aulel: il (>xisle. au dire de I)lnm('') deux observations de luxations en avant.

J.ii.nilion (hifsalc. — On en décril (\o\\\ Aariélés i(l(Mili(pies aux (I(MI\ variétés cf)rresj)()ndanles de la luxation du ponce : I" la liixalion coniidèle simple; 2" la luxalion (■onq)l(>xe,

La liixniion incomplète, telle cjne la conqir(Miail .Malgaigne d'après un fait de .Miclion, est absolumenl re|K)ussée |)ar l''arabeuf et par Paulet. En revanche CCS deux auteurs font remarcpun* (piil n'est pas inq)ossil)le <pie la luxation

(') l'Ai I.I.T, .'»rt. Oniion. (In I)irl. cnri/rlap., p. (i.Ti.

(*) Fai!.\iii;ii', Jinll. cl Méjutiircs de lu Sar. ilr t-lnr.. IS7(>, on noie. p. .")">.

(^) BuM, Cldrurr/ic du pird. l'oris, 188S.

LUXATIONS DES PIIAIANGES. 265

incomplèle se produise comme la luxalion incomplète du pouce si le métatarsien présente une configuration anormale, une crête sur laquelle la sangle sésamoïdiennc puisse passer et rester accrocher. Mais il n'y a aucune observation clinique de ce déplacement

Le mécanisme delà luxation simple, étudié exi^-rimenlalement par Paulet, est identique à celui de la luxation métacarpo-phalangicnne du pouce en arrière ; le gros orteil étant porté dans Textension forcée, les faisceaux de l'aponévrose plantaire qui aboutissent à la gaine du fléchisseur cèdent les premiers, la gaine du tendon se déchire et celui-ci se porte en dehors vers le premier espace interosseux. Bientôt l'extension forcée a raison do la résistance du ligament glénoïdien qui se rompt à ses attaches métatarsiennes, et les sésamoïdes sont libres de suivre la phalange sur le dos du métatarsien. L'orteil est alors dressé presque à angle droit sur la phalange, son sommet est légèrement incliné en dehors, il forme un Z avec le métatarsien.

La phalange et les os sésamoïdes montés en croupe derrière elle sont donc sur le dos du métatarsien, et la luxation est dite simple. Elle deviendra complexe si l'on essaye de rabattre la phalange en tirant dessus pour réduire. Dans les deux cas, le traitement sera identique à celui de la luxation du pouce (voy. Luxations du pouce).

Luxation niélatarso-phalangiennes des quatre derniers orteils. — Dans la plupart des observations publiées (4 sur 8, recueillies par Delorme), il y avait simultanément luxation des cinq orteils Pailloux, Landouzy, Josse et Delorme.

Gooper a vu la luxation porter sur les quatre derniers orteils. Dufour et Lagrange ont constaté la luxation des deux premiers et Servier celle du cin- (piième. Dans tous ces faits, le déplacement des orteils s'était produit vers la face dorsale. Seul le cas de Dzicwouski, relaté par Delorme, est un exemple de luxation des orteils vers la face plantaire. L'accident avait été causé par la pression d'une barre de fer sur les orteils.

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