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COMMOTION DE L'ENCÉPHALE

Bien définie au point de vue clinique, la commotion de l'encéphale a donné lieu à des controverses, au point de vue anatomo-palhologiquc.

Historique. — Pendant une longue période, qui s'étend dllippocrate à Ambroise Paré, Vexpressioi de commotion caractérise une lésion grave du cerveau, mais de nature indéterminée : c'est dans ce sens que l'entendent Celse, Galien, Paul d'Égine, Déranger de Garpi.

En 1677, Boirel, dans son Traité des plaies de tête, tend à séparer la commotion des autres lésions de l'encéphale : C'est une contusion faible ou médiocre qui se fait, lorsqu'il )ig a rupture d'aucune partie du cerveau.

Gette distinction importante reparaît avec les travaux de Sabouraut et de J. Petit, et est définitivement adoptée par l'Académie de chirurgie : si, à cette époque, la commotion était différenciée de la compression du cerveau par des épanchements, la co)itusion cérébrale n'existait pas encore en tant qu'entité morbide, et c'est grâce aux travaux de Dupuytren et de Boyer que cette afTection prit une place à part, à côté de la commotion et de la compression cérébrale.

L'anatomie pathologique de cette lésion restait cependant mal définie, obscure, à ce point que certains auteurs auraient volontiers rayé la commotion du cadre nosologique.

Mais, grâce aux travaux remarquables de Duret sur les traumatismes cérébraux, il est possible, à l'heure actuelle, de définir anatomiquemcnt, et de caractériser par des symptômes propres, les dilîérents traumatismes de l'encéphale.

Boirel, Traité des jjlaies de tète, 1()77. — Fano, Mémoire sur la commotion cérébrale. Mém. de la Soc. de dur., t. III, p. 165. — Ciiassaignac, Rapport sur le mémoire précédent. Ibidem, p. 209. — Ferry de la Bellone, Commotion du cerveau, au point de vue de la médecine légale. Thèse de Paris, 18G4. — Follin et Duplay, t. III, j). Wl. — Duret, Traumatismes cérébraux. Thèse de Paris, 1878. — Duplay, Leçons sur les traumatismes cérébraux. Delahaye et Lecrosnier. Paris, 1885. — Consulter aussi bibliograjjhie Terrier in Manuel de pathol. et de clin. chir.. p. 171, t. II.

Étiologie. — La commotion peut être directe ou indirecte. Directe, elle est le résultat des traumatismes variés qui peuvent s'exercer sur le crâne. Indirecte, elle survient à la suite de chutes, dans lesquelles la violence est propagée au crâne par la colonne vertébrale (chute sur les pieds, les genoux ou les fesses), ou par les os de la face.

Symptômes. — H y a trois degrés dans la commotion de l'encéphale : la forme légère, la forme grave, la forme foudroyante.

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