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20 à 25 ans. .
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56 à -iO . . . .
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(') ScHCLTiiEss, BeilruQe zur kUn. Chir. Tubingue, 1889, v. IV, p. 445. (*) WiLLi.\M, Lancet, 1889, t. II, p. 2C1.
286 TUMKURS DK LA MAMKLLK.
Au point de vue de làge, voilà un tableau emprunté à Schmidt, où sont consignés les résultats des principales statistiques. On y voit que le plus grand nombre des cancers se développent entre 40 et 60 ans, et que ceux qu'on a pu observer avant !25 ans et après 70 ans sont de très rares exceptions.
L'influence de l'hérédité est très diversement appréciée. Même dans les slalistiques où les investigations ont été dirigées^dans ce sens, les cas où elle a été manifestement constatée ne sont pas très nombreux (Winivarter, 5,8 pour 100. Oldekop et Sprengel arrivent à la môme proportion. Schulthess, 10 pour 100. Schmidt trouve 10 cas sur 126. Fischer, 8 cas sur 67. Gross, tiO cas sur :207). On voit que, d'après toutes ces statistiques, les cas où l'hérédité est avérée oscillent entre 5 et 10 pour 100. Seul Butlin trouve une proportion de 68 sur 116. Si l'hérédité jouait un grand rôle, on devrait trouver des familles décimées par le cancer. Les faits de ce genre existent : ainsi Schmidt rapporte l'observation d'une famille où trois sœurs et une tante ont succombé à des cancers (estomac, ovaire et mamelles); mais ils sont infiniment rares. Snow (') a montré dans une statistique considérable qui porte sur les cancers de toutes les régions, qu'on trouve à peu près la même proportion d'hérédité cancéreuse pour les gens qui n'ont pas de cancer, que pour ceux qui en ont. Le cancer du sein est si fréquent qu'on peut se demander si en prenant deux lots, comprenant l'un 100 femmes cancéreuses, l'autre 100 femmes de même âge n'ayant pas de cancer, on ne trouverait pas des deux côtés une proportion à peu près équivalente d'hérédité cancéreuse. Tout ce qu'on peut dire, c'est que la prédisposition héréditaire est évidente dans certains cas, comme celui que je viens de citer, mais que ces cas sont extrêmement rares.
Les deux mamelles sont également atteintes. Hennig et Zocker (-) ont cherché à montrer que la mamelle droite est plus souvent prise. En additionnant toutes les statistiques on trouve une très légère prédominance pour le côté gauche. Les deux mamelles sont prises simultanément ou successivement à peu près dans la proportion de 1,5 pour 100. C'est dans le segment supéro-externe de la mamelle que se développe le plus grand nombre de ces tumeurs.
L'influence de la grossesse n'est pas établie. Celle de l'allaitement, admise par Fischer, est douteuse. Le rôle des mastites puerpérales est plus vraisemblable. Toutefois, tandis que Butlin, Schmidt. Schulthess l'admettent, Estlander le nie. En tout cas, la mastite puerpérale n'agit qu'à longue échéance : c'est 10, 15, 120 ans après que le cancer se développe; mais on a constaté dans un certain nombre de cas que la tumeur siégeait bien au point môme que la mastite avait occupé. On peut supposer que cette dernière avait laissé en ce point quelque altération, qui en avait diminué la résistance. Les mastites subaiguës ou chroniques ont peut-être aussi une certaine influence. Volkmann ('■) a cité quelques cas où il paraissait y avoir une relation entre l'inflammation et le cancer.
Les traumatismes ne sont pas fréquemment signalés dans l'étiologie (Schmidt,
(*) Voy. t. I, p. 595 de ce traité.
(«) Thèses de Leipzig, 1869.
("') VoLKMANN, Beitràge ZUT Chir., 1875, p. ôlO,