LÉSIONS TRAUMATIOUES DE LA PEAU
ces! une oxcorialion (lui ;>j)par;iîl. incomplôlomonl locoviverlo tic lambeaux t'pit.lermi(|uos.
Tant que la Inille reslo close, la douleur et les complications inflammatoires sont nulles. Mais que le derme dénudé soit mis au contact de l'air, et les soulYrances s'éveillent, vives et cuisantes. De })lus, si la région excoriée continue à subir le contact d'objets aussi malpropres que les chaussures ou les manches d'outils, l'inflammation peut se mettre de la partie, sous forme de tuméfaction rouge et douloureuse, de lymphangites, d'adénites, etc. Aussi ne faut-il pas oublier que, tant par les douleurs que par les complications septiques, les ampoules des pieds acquièrent une importance réelle chez les soldats en marche, surtout au début de la campagne.
Traitement. — On percera la lame épidermique au point le plus déclive de la [)hlyclène, en ayant soin de ne pas déchirer cette lame, qui se réapplique immédiatement sur les papilles dénudées et les met à l'abri des offenses extérieures, épargnant ainsi la douleur. Pour les soldats, le médecin doit se demander si les phlyctènes sont un obstacle absolu à la marche. En général, il n'en est rien, au prix de quelques légères précautions. La pratique la plus simple consiste à enduire les pieds blessés d'un corps gras qui atténue les frottements, ce qui, d'autre part, est un excellent prophylactique. C'est presque exclusivement au suif que les soldats ont recours. Cette substance n'est pas antiseptique: mais c'est la seule que l'on puisse avoir partout sous la main. A chaque étape, les pieds seront soigneusement lavés, et le sujet sera mis au repos.
L'immobilisation et les applications antiseptiques humides sont absolument indiquées dès la première alerte inflammatoire.
2° DURILLOXS
Le durillon est un épaississement épidermique, caractérisé par une plaque jaunâtre plus ou moins saillante, arrondie, dont les bords se continuent souvent insensiblement avec lépiderme voisin. Sa consistance est dure et sèche, mais otTre d'assez grandes variétés.
Après l'avoir enlevé, on constate que sa face profonde est plane. Les recherches de Simon ont prouvé qu'il est formé simplement de couches épidermiques superposées. Il y a hypertrophie de la couche cornée. Le corps muqueux et le derme sont sains.
Le durillon a pour cause les pressions, les frottements répétés. Il se constitue peu à peu, mais d'emblée, lorsque la peau est déjà endurcie ou lorsque le frottement causal est minime. Dans les conditions inverses, il est précédé d'ampoules. Cette étiologie explique pourquoi les durillons s'observent presque toujours à la paume des mains et à la plante des pieds. La tendance à la formation des durillons est très grande sur les membres dont l'innervation est défectueuse.
Les durillons de la main sont souvent multiples; chacun connaît la main calleuse des manouvriers. Dans certaines professions, le maniement d'outils spéciaux fait que des durillons se forment en des régions particulières, et cette notion a de l'importance en médecine légale pour déterminer l'identité d'un individu.
Au pied, un siège fréquent est la partie postérieure du talon : ou bien encore
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CONTUSION. - COHS. 5^
le cùlr inlorno i\o rarliculalion inélalarso-phalan^ieniu' du gros orteil. Cet uif/)ion est eonslaiil sur les sujets dont le gros orteil est dévié en dehors.
Les troubles t'ouctiouuels sout ordinairenieut uuls. Celle pelilc excroissance épiderniiciue est indolente. Au bout de peu de temps, elle a acquis son maximum el elle persiste tant que la région atteinte continue à subir des pressions. Si ces pressions cessent, elle disparaît peu à peu. Oi'^'l<iwcfois cependant le sujet accuse de réelles douleurs. Le fait s'observe principalement pour les durillons de la plante du pied et du talon, pour l'oignon.
Le principal inconvénient du durillon est sa transformation en durillon forcé, par inllammation el suppuration d'une petite bourse séreuse qui se constitue au-dessous de lui en ce point soumis à des frottements continuels. C'est une variété importante des phlegmons de la main.
Le traitement est à l'ordinaire nul. Si le durillon est douloureux, ou simplement gênant, on en pratiquera l'abrasion couche par couche, au bistouri, après en avoir provoqué le ramollissement par l'immersion prolongée dans l'eau chaude. Sur deux malades dont le durillon plantaire, très douloureux, repullulail avec une grande rapidité, Dechambre a obtenu un succès définitif en faisant suivre l'abrasion d'une cautérisation à la pâte de Vienne. Ce moyen énergique ne sera que rarement indiqué.
A la plante du pied,W. Dubreuilh (') dislingue du durillon la verrue plantaire, très spéciale par un centre mollasse, blanchâtre, que recouvrent et entourent les lames cornées.