SYCOSIS DE LA BARBE
Le sycosis de la barbe est caractérisé, à la période d'état, par des pustules acuminées, situées à la base des poils et, consécutivement, par la production d'indurations tuberculeuses cutanées et sous-cutanées.
On trouve dans les auteurs anciens, Pline, Gelse, Galien, Paul d'Égine, Aétius, des descriptions qui se rapportent certainement au sycosis, parasitaire ou non, quoiqu'il y ait cependant des confusions évidentes avec d'autres lésions, syphilitiques peut-être, de la peau. Les premiers dermatologistes ont discuté sur son élément : tubercule pour Bateman, S. Plumbe; pustule d'après Bielt. Ces distinctions n'ont plus d'intérêt depuis que Cazenave a montré qu'il s'agit d'une inflammation des follicules pileux; le sycosis est pustuleux si le seul conduit excréteur est enflammé; il est tuberculeux si la lésion atteint la profondeur du cul-de-sac.
Si l'on considère au sycosis des degrés suivant la profondeur où s'étend l'inflammation du derme, on peut donc dire que le début a lieu par une pustule un peu prurigineuse, acuminée, traversée par un poil. Un liquide blanchâtre soulève l'épiderme. La lésion s'arrête parfois à ce stade. Mais souvent il survient dans la peau des nouures arrondies, des tubercules, pouvant arriver au volume d'une cerise et devenant alors un peu dépressibles. Ces tubercules sont isolés dans le sycosis noueux; petits et confluents, ils constituent le sycosis anthracoïde, à surface granitée, montrant la série agminée des orifices pilaires et laissant sourdre, à la pression latérale, autant de gouttes de pus qu'il y a de follicules altérés. Il y a quelquefois de l'induration hyperplasique autour des follicules enflammés, et de là la variété rare dite sycosis chéloïdien. Au dernier degré enfin, les tubercules s'exulcèrent, se recouvrent de crotites, tandis que, dans la profondeur, l'inflammation s'étend sous forme de furoncles, d'abcès intra ou sous-dermiques. Les lésions coexistent souvent aux divers états, elles évoluent par poussées successives et leur durée est indéterminée. La maladie est très
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5(H> LKSltt.NS IMI.AMMATOIHKS DK LA l'i:Ar.
rebello. Lt-s hiltorculos se lormincnl rarcinrnl par résolution: ils suppurenl et laissent des indurations, des eiealrices et de là résulte, trop souvent, une atrophie ou même une chute définitive des poils.
Depuis lon<i^temj)s, on a. avec lîazin. divisé le sycosis en ))afatiilaire et non parasitaire, le parasitaire étant celui (pii est lié à la Irichophytie de la barbe. Mais, la teiirne londaide ne se coniplicpiant pas |>ar elle-nièine d'accidents inllammatoires. on est conduit à adnielti-e (pie ces accidents surviennentlorsquun agent pyogéne pénètre dans le lollii-ule à la laveur du lii(diophyton. Pour le sycosis non parasitaire, létiologie est analogue à celle des autres périfolliculites. Parmi les causes spéciales à la région, on note Taction d'un rasoir inalpi'opi'e; dans la barbe se fixent facilement des poussières diverses chez les cardeurs de matelas, les fileurs de coton, les chilTonniers: enfin l'eczéma, très tenace dans les régions velues, sendjle jouer un rùle important, comme porte d'entrée.
L'existence du sycosis est facile à reconnaître; on ne sera pas induit en erreur par Vi)npctif/o, dont les pustules aplaties, sans relation constante avec un poil, évoluent rapidement et se couvrent de croûtes tlavescentes. L'acné siège là où il y a des poils de duvet et cause des pustules plus superficielles. La pustule d'cclhyma, rare à la face, est isolée, large, aplatie, se recouvre d'une croûte noire, saillante. Le diagnostic de la syphilis sera indiqué à propos des autres périfolliculites. Le iHagnostic de la nature est très important. Le sycosis trichophytique se reconnaît à l'aspect du poil brisé, tortillé, se cassant au lieu de s'arracher; à la coexistence possible de plaques d'herpès tonsurant. Il ne faut pas trop se fier à la recherche du parasite, souvent difficile à trouver dans les follicules suppures.
Outre le traitement dei> périfolliculites des autres régions, on doit ici' se préoccuper des poils. L'épilation est indispensable pour le sycosis parasitaire. Pour le non parasitaire, on peut s'en passer et appliquer les topiques — émollients d'abord, puis antiseptiques — après avoir coupé les poils ras, aux ciseaux; le rasoir sera proscrit, car il favorise les inoculations de proche en proche.
2' PÉRIFOLLICULITES AGMIXÉES
Les périfolliculites agminées des régions peu ou pas velues n'ont été que depuis peu isolées nettement parmi les inflammations phlegmoneuses de la peau. Les travaux qui leur ont été consacrés sortent surtout de l'hôpital Saint- Louis, dus à Ouinqiiaud, Barthélémy, Leloir, Pallier. Mais les chirurgiens ne s'occupent guère de celte atfection; une des rares observations recueillies par l'un d'eux est due à A. Poncel, et nous vient de Lyon, où la tradition est que les chirurgiens ne méprisent pas la pathologie cutanée. Un fait récent de Petersen prouve que cette tradition mérite d'être conservée, car cette dermatitis crihrificans dont le chirurgien de Kiel parle comme d'une nouveauté, semble être simplement une périfolliculite agminée.
Symptômes. — Dans la forme commune, la lésion confirmée est constituée par un placard saillant de 2 à i millimètres, plus ou moins irrégulièrement arrondi, ayant le diamètre d'une pièce de 50 centimes à celui d'une pièce de 5 francs ou plus, occupant, par exemple, tout le dos de la main. Ce placard est d'un seul tenant : ses bords, curvilignes, sont un peu encoches, mais non pas
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pinuFoLi.icri.iTKs i'ii.Aiiu:s. r)ti7
décou|)r's l'ii envie (le f^vo^raphii'. Au (.-l'nlrt*, partie la plus ancienne', la couleur est bleuAliv avec des traînées violacées; à la périphérie apparaît une leinle d'un roui^e vineux à hupielle l'ait i-apidenienl suite la |)eau saine. La surface est niauielonnée, par places lisse, rugueuse, i-ecouverle de croûtes jaunâtres plus ou moins épaisses, avec du pus concrète ou liquide.
Lors<[ue, par un pansement antiseptiipie humide, on a l'ait londuM' les ci'oCiles, on voit (pu* la sui'l'aee est criblée de li'ous, dont ([uelques-uns donnent issue à un poil; et entre ces pertuis, surtout dans les points récemment atlaciués, sont de petites |)ustMl(>s ([uVMnhroche de même un j)oiI l'ollet.
Le centre de la plaipie est assez mou ; la périphérie, au contraire, est dure. Par pression laléi-ale, on lait sourdre du pus [)ar chaque orifice de Técumoire, et des pustules non encore crevées émei-i^e comme un brin de vermicelle, puis apparaît une petite cavité.
La lésion peut siéger en toutes les régions pourvues de follicules pilo-sébacés. Le dos de la main et les avant-bras en sont le siège de prédilection.
La plupart du temps le placard est unique. Parfois il y en a deux ou trois; exceptionnellement davantage. Barthélémy a publié une observation remarquable }>ar le nombre des placards.
Evolution. — Complications. — Au début, c'est souvent une démangeaison qui attire Taltention du malade, et l'on voit soit une pustulette, soit, plus souvent, une petite élevure qui s'étend progressivement avec assez de lenteur. A l'ordinaire, le placard a atteint ses dimensions définitives en huit à quinze jours, il reste quelque temps stationnaire, suppurant en tous ses points à peu près également. L'indolence est la règle, même à la pression. C'est tout au plus s'il y a du prurit. La plaque enflammée reste mobile sur les plans sous-cutanés; le stylet (ou la soie de sanglier) introduit dans les orifices suppurants reste perpendiculaire à la peau, et n'oblique dans aucun décollement. Il n'y a pas de tendance à la formation d'un phlegmon sous-cutané, à l'invasion d'une lymphangite, d'une adénite. Bien traitée, la maladie guérit vile.
]\Iais, à cause de cette bénignité même, le malade trop souvent traite la lésion parle mépris; ou, s'il la soigne, applique les topiques irritants ipie lui recommande un voisin quelconque, un pharmacien surtout. De là des aggravations assez fréquentes.
Sous l'influence d'irritations médiocres, la surface devient rugueuse, un peu li(i})i(loinateiise. Un degré de plus, et la plaque Q^i pldegmoneiise. Deux aspects sont alors possibles. Dans l'un, l'inflammation est franche, la peau est rouge, le centre proémine, le pus est abondant. Dans l'autre, l'inflammation est moindre, mais il y a plus d'engorgement des tissus voisins et l'aspect est celui d'un anthrax torpide stationnaire. Dans ces cas, de petits décollements du derme peuvent se produire. La lésion s'aggravant encore, elle semble devenir ulcéreuse, pseudo-ulcéreuse plutôt, dit Pallier, car le corps muqueux de Malpighi est conservé et il n'y aura que des cicatrices ponctuées, répondant aux orifices des follicules. Enfin, chez quelques malades d'une incurie extrême, des poussées successives éclatent à la périphérie du placard initial, tandis que le centre s'amende, mais ne guérit pas. De poussée en poussée, cette forme serpigineusc peut durer plusieurs mois.
Pour expliquer ces variétés relativement graves, devenant vraiment chirurgicales, les inoculations répétées suffisent, sans invoquer, comme Pallier, une virulence spéciale. C'est dans ces conditions encore qu'interviennent des corii-
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568 LESIONS INFLAMMATOIRES DE LA l'KAU.
j)liralions, ellos aussi inllaiiiniatoircs : j)hleg:mons, Ivinpliani^ilcs, (''i-vsi|K''les.
Le pronostic dépend tle la diiiôc cl dos complications, du Irailcnionl par consécpuMit.
Après i(uérison, la peau resle pendant ipielque temps un peu épaisse, rugueuse, violacée. Il n'y a souvent pas de cicatrice et, quand il y en a (sauf complication phleirmoneuse). on observe de simples points blancs arrondis.
Diagnostic. — Vacné en plaques, Vacné cohérente enflammée ressemblent aux périlttllicuiilos agminées, mais leur sièges de prédilection sont la face, la nuque, les épaules: on voit, sur le reste de ces régions, des pustules isolées.
Les manifestations cutanées de Viodisme, du b)-omismc siu'tout('), sont parfois analogues aux périfolliculites agminées, mais on sera guidé par les commémoralifs, par la constatation d'autres éléments isolés.
Le diagnostic le plus important est celui de la ^i/jj/iilis. Avec le r]iancre, l'erreur a été faite dans les deux sens. Sur une malade de Fournier, un chancre de la face externe de la grande lèvre était entouré de petits abcès et avait absolument Taspect d'un placard de périfolliculites: mais la malade était en pleine eftlorescence secondaire, ce qui évita la méprise. Dans un autre cas, Fournier diagnostiqua un chancre de la lèvre, parce que la lésion reposait sur une l>ase indurée et avait provoqué une adénopathie sous-maxillaire ; E. Besnier hésitait entre une idrosadénite et un chancre; mais Vidal avait dit: sycosis, et l'événement ne tarda pas à lui donner raison.
La sypltilis tertiaire cause en général des lésions plus dures, d'aspect jambonné, non prurigineuses, en groupes circinés. L'ulcération, puis la cicatrice, y sont la règle. Laspect en écumoire est revêtu par certaines gommes en nappe. Israël, par exemple, en a publié une observation et Gamberini une autre. Ce dernier auteur invoque une lésion syphilitique des glandes sudoripares, ce qui n'est pas anatomiquemenl démontré (=*).
Anatomie et physiologie pathologiques. — Des examens histologiques de Sur-hard. de Pallier, il résulte (juc le l'ait initial est une folliculite, suivie de périfoUiculile; en 1S77, pourtant, Robinson avait admis la fdiation inverse. Les lésions portent sur les follicules pileux; plus tard, les glandes sébacées participent à l'inflammation, mais accessoirement. Les papilles tendent à s'hypertrophier. Les glandes sudoripares ont été trouvées saines par Leloir, Bard, Pallier.
Le début intra-folliculaire va bien avec les notions bactériologiques aujourd'hui acquises. Il ne s'agit pas d'un microbe spécifique; mais dans le pus, dans les tissus enflammés, on trouve le Staphylococcus alhus et le streptocoque pyogène, ce dernier en faible proportion d'après les recherches de Pallier. II est bien possible que les proportions changent d'un cas à l'autre.
Ces données rendent l'e^/o/o^/j'e facile à comprendre. Les états constitutionnels ont peu d'action. En dehors des influences professionnelles, l'âge et le sexe sont indifTérents. Les ouvriers, les cultivateurs touchent des substances malpropres et sont souvent atteints; les hommes qui sont en contact fréquent avec les chevaux, les blanchisseurs, les égoutiers, sont prédisposés. Cela est surtout vrai
(•) Jacquet, Annales de dermat., 1886, p. 73G.
(*j IsR.\EL, Arrh. fiir klin. Chir., t. XX, p. 285. — G.\mberim. d'après Annales de dermatol., 1880, p. 100.
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AliCKS TIHKHKL \ (IDKOSADKXITE). 569
pour celles de ces prolessioiis ({ui obligent à travailler dans l'eau, car la macéralion de répidermo l'avorise rinreclion des glandes.
La péntMralion des micro-oi"ganisnies se fait assez souvenl à la faveur d'une petite plaie. A ce prt)pos on peut citer une observation de Pallier; une autre, celle (le Poncet, où le sujet, i)our se soigner d'une entorse digitale, avait appli- «jué sur la paitie malade « la sangsue de famille » d'un de ses amis.
Traitement. — La thérapeutique découle de ce qui précède. Le sujet sera mis au repos; ou fera tomber les croûtes par des pulvérisations antiseptiques et des pansements humides. Puis on soumettra la région à des bains antiseptiques fréquents et prolongés, et dans l'intervalle des bains on appliquera des pansements au sublimé, à l'iodoforme. On peut incorporer les antiseptiques dans des pommades. Dans les cas les plus intenses, il sera parfois indiqué de recourir à l'ignipuncture, et même Poucet a dû faire précéder l'action du thermocautère d'un raclage à la curette. On n'abusera pas de cette thérapeutique énergique, qui rend inévitable une cicatrice indélébile.
ABCÈS TUBÉREUX (I DROSADÉNITE)
On observe au niveau de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané de petits abcès arrondis, que depuis longtemps déjà Velpeau a rapprochés les uns des autres sous les noms d'abcès tubéreux, tubériformes, tuberculeux. A plusieurs reprises A. Verneuil s'en est occupé, et il a soutenu que ces abcès sont arrondis et circonscrits à leur début, parce qu'ils siègent dans les glandes sudoripares. Cette opinion est en général admise et cadre bien avec la plupart des notions étiologiques et cliniques; mais, malgré quelques dissections de Verneuil en 1854, la preuve anatomique n'est pas encore parfaite.
On divisait naguère ces abcès en aigus et chroniques. Les recherches modernes ont démontré que, malgré leur forme tubéreuse, les abcès chroniques n'ont rien à voir avec les glandes sudoripares. Gomme le disait Bazin, c'est « d'écrouelles cellulaires » qu'il s'agit, aujourd'hui bien connues sous le nom de gommes scrofuleuses. Il ne sera question ici que des abcès cJiaiids.
A. Verneuil, Arch. gén. de méd., 1854, 5" série, t. IV, p. '447, 695; Gaz. hcbd. de méd. et de chir., 1857, p. 555; Arch. gén. de méd., 6° série, 1804, t. IV, p. 537, et 1865, t. V, p. 527 et 437. — Verneuil et Clado, Gaz. hebd., 1888, p. 584.
Ètioloijic. — Toutes les irritations de la peau peuvent donner naissance aux abcès tubéreux. La malpropreté, les aflections prurigineuses et le grattage, les médications topiques mal dirigées en sont les causes vulgaires. On les voit survenir, par exemple, comme conséquence de l'eczéma, de la gale, de la phthiriase. Pendant la saison chaude, les sueurs irritent l'anus, l'aisselle; et pour l'aisselle l'irritation est encore en jeu lorsque le coussin de Desault est appliqué pour traiter une fracture de la clavicule. Pendant la lactation, les crevasses sont fréquentes au niveau du sein. De nos jours, on invoque avant tout les inoculations septiques, et il est bien certain que les conditions précédem-
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r,70 TUBERCULOSE CUTANEE.
iiu'ul ênuiiu'iros los ravDiisoiil. Lanaloij^ie csl ^laïKlc, vn soinnic, avec l'éliologie des ruroiioles tir caiisi' oxIcmiu', ol la iiii( robiolo^io en (loiuic la laison; comnio dans le ruroiicli', on l'IlVi, Vorni'uil cl Clado ont coiislalô (|ii(' le niitrobe palhoi^èno osl iri le Slajihtjlucocrus jnjot/cucs (lurciis.
Siège. — Les abcès lubéreux peuvent occuper toutes les régions du tégument. Verneuil les a vus sur les membres, au scrotum, aux grandes lèvres, etc.; leurs sièges de prédilection sont lanus, Taissellc, laréole du mamelon, points où les glandes su<loripares acquièrent leur maximum de développement.
Si/nijilàines et (.iiay)tostir. — Le début a lieu par une petite induration mobile, lieu ou point rouge, peu douloureuse à la palpation, assez douloureuse à la pression entre deux doigts, pression qui fait sentir un petit corps arrondi, souscutané, mobile à la fois sous la peau et sur l'aponévrose. Au bout de quelques jours, la saillie est plus marquée et elle adhère à la peau, (jui peu à peu se soulève, et la tumeur, hémisphériciue. prend laspecl « lubéreux ». Sa surface est régulière, lisse, sans implantation dun poil central; il ne saurait donc être <piestion d'une erreur de diagnostic avec le furoncle.
La résolution est jusque-là possible. Mais, en général, la masse inflammatoire sui>pure, lluctue. prend une couleur uniformément jaunâtre, entourée d'une auréole rosée et s'ouvre spontanément au dixième ou douzième jour. La cicatrisation, après cela, est rapide, sauf pourtant (jueUpiefois, d'après Verneuil, à l'aisselle et à lanus. En ces points, il pourrait y avoir tendance à la formation d'une fislulelle. ce que je n'ai d'ailleurs jamais observé,
A Tanus. au sein et surtout à l'aisselle, un des faits les plus importants est l'évolution successive de foyers multiples, quelquefois confluents, d'où, sur la peau axillaire, une véritable plaque phlegmoneuse, mamelonnée, indurée. Mais ces descriptions afl'ectent trop de caractères spéciaux suivant la région considérée pour quil soit fructueux d'en parler ici. Il sera indispensable, en effet, d'entrer dans ces détails en étudiant les abcès de l'anus, du sein, de l'aisselle.
Le pronostic est dune grande bénignité. Il faut seulement tenir compte de la tendance aux récidives. De plus, le foyer purulent subit parfois, à l'aisselle par exemple, une dilTusion qui le rend assez grave.
Le traitement consiste dans l'incision de la petite collection purulente, avec la pointe d'un bistouri, dès que l'on a reconnu la présence du pus.
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