TUMEURS DES APPAREILS PILO-SÉBACÉS
une ffrando tendance à rester indéfiniment stalionnaire. Ses symptômes subjectifs sont nuls, mais ses grains sont souvent nombreux, confluents, et cet tMal (jntnité sotis-épulermkjîte peut devenir disgracieux. La face, en efîet, en est le siège de prédilection, principalement au front, à l'angle externe des paupières, en haut de la joue. De plus, les femmes surtout sont atteintes, et le sont avant l'Age mûr. L'inconvénient esthétique est moindre (piand il s'agit de ces grains de milium (pii compli([uenl volontiers les cicatrices.
Le Irdid'iiient presque toujours est nul. La coquetterie féminine peut pourtant être une indication à agir. On a conseillé les frictions au savon noir, les lavae^es i[uolidiens à l'eau chaude et au savon. La méthode la plus efficace consiste à éraillcr d'une fine pointe le sommet de chaque clément et à énuclécr le petit grain épidermique.
2° COMÈDOX
Le comédon ou acné punctata est une lésion des follicules pilo-sébacés caractérisée par une saillie jaunûtrc ou blanchâtre, grosse comme une pointe ou une tète d'épingle et portant en son centre un point noir. Par pression latérale on fait sortir de cette élevure, comme à la filière, un petit cylindre blanc à extrémité noire, un ver î\ la tète noire, dit-on vulgairement. Cette petite masse a une consistance grasse.
Ce point noir central, cet orifice d'où on fait surgir le contenu pâteux, différencient nettement le comédon du milium.
Les phénomènes subjectifs sont nuls et le pronostic est d'une bénignité absolue. Mais ici encore le nombre des éléments est à l'ordinaire grand, et de là un aspect noirâtre ponctué de la région, comme si elle était incrustée de grains de plomb. La peau paraît grasse, malpropre, mal lavée. Cette conséquence doit être prise en considération pour une maladie qui, outre le dos, atteint surtout la face et principalement chez les jeunes gens, à l'époque de la puberté. En outre, cet état se complique souvent d'acné pustuleuse par inflammation des glandes engorgées. Enfin, la maladie dure des années, essentiellement chronique cl rebelle cà la thérapeutique.
On a dit que le comédon survient surtout chez les gens qui se lavent mal : le point noir serait un amas de malpropreté oblitérant le goulot glandulaire, et derrière lui se ferait de la rétention. Unna(') conteste celte opinion. D'après lui le point noir existe sur la face des sujets les plus propres. Il est simplement formé par des cellules kératinisées et pigmentées qui bouchent le canal excréteur; le reste du cylindre est constitué par des cellules épidermiques en dégénérescence granulo-graisseuse, et il contient un ou deux poils follets dont la pointe est retournée. Dans celte masse on trouve .souvent le Demodex foUicidorum, mais pas plus que dans les appareils pilo-sébacés sains.
Le traitement consiste en lavages chauds et savonneux, en frictions à l'alcool et au savon. Les lotions et pommades alcalines, soufrées, à l'acide acétique, rendent des services. Il n'est pas difficile d'extraire un à un les comédons les plus défigurants : le procédé le plus simple consiste à appuyer brusquement une clef de montre dont la lumière est appliquée sur le point noir. Le traitement général par les ferrugineux, les arsenicaux est d'une efficacité douteuse.
(') D'après une analyse des Ann. de dermat., 1880, p. 399.
lA. BROCA.^
ÉTIOLOGIE, SYMPTOME DES KYSTES SIÎBACÉS. 605