G(>S TUMEURS DES APPAREILS PILO-SÉBACÉS
kyste sébacé du dos, démonlre que celle variété est réelle. Je ne reviendrai pas sur la transformation séreuse du contenu.
Sauf le cas rare de kysle huileux, la e:raissc subit les modificalions qu'elle éprouve quand elle n'esl plus soumise aux é('hanges nulrilifs. C'est sous forme d'acide sléariquc, de margarine, de cholestérine qu'elle existe. La prédominance de la cholestérine caractérise le cliolcstéatonic, tumeur rare d'ailleurs.
Quekiuefois des masses calcaires, formées de carbonates de chaux et de luai^nésie, se déposent dans le contenu des loupes. Ailleurs la calcification envahit la paroi.
Cciic paroi, plus ou moins épaisse, est formée de tissu conjonctif à cellules aplaties et à lames fondamentales parallèles, où il n'y a pas de fibres élastiques. Tout contre elle sont des cellules épithéliales à gros noyau. Plus loin, les cellules s'agrandissent, deviennent franchement pavimenteuses. Plus près du centre encore, elles perdent leur noyau, et se remplissent de granulations graisseuses, constituant alors les cellules libres et dégénérées qui forment la majeure partie du contenu.
Patltogcnie. — Il y a bien longtemps qu'on a expliqué les kystes sébacés par la rétention des produits sécrétés dans les follicules pilo-sébacés. Cette opinion était celle de Boerhaave, de van Swieten, de Béclard père. Mais au début de ce siècle, beaucoup de bons esprits (il suffira de nommer Bichat, Meckel, Broussais, Dzondi) refusaient d'y souscrire et faisaient de la loupe un épanchemenl enkysté dans les cellules du tissu conjonctif enflammé.
Avec A. Cooper, la doctrine de la rétention triompha, et elle fut défendue par Ribbentrop, Lebert, G. Simon, Ba^rensprung, etc. La série est continue, affirment ces auteurs, du milium au comédon, du comédon à la tanne : c'est affaire de volume entre ces diverses lésions, dont la clinique révèle la coexistence fréquente. La rétention a lieu ici dans le follicule pileux, là dans la glande sébacée, là dans les deux à la fois. Lorsque le follicule seul se distend, c'est alors que le contenu est riche en substances graisseuses, car les glandes restées saines continuent de verser leur sécrétion dans la poche. Le follicule pileux est le siège de prédilection, mais il ne se dilate pas dans toute son étendue, surtout là où il est long, très développé. Au cuir chevelu, son fond seul devient kystique et ne tarde pas à se mettre à l'aise dans le tissu sous-cutané où, normal, il proémine déjà. Mais un pédicule relie encore le kysle à la peau, sous forme d'un tractus fibreux, décrit par Leberl, par Virchow. Que le follicule pileux soit rudimentaire, au contraire, et la tumeur restera intra-cutanée : c'est ce qui s'observe à peu près toujours à la face, et le plus souvent dans les autres régions du corps.
Cette théorie, si bien déduite, a depuis longtemps des adversaires. Ph. von Wallher fut un des premiers, et ses arguments furent repris, développés par Zeis, Paget, Wernher, Hartmann, et tout récemment F. Franke. Ces auteurs s'appuient d'abord sur la possibilité des kystes sébacés simples dans des régions où il n'y a pas de glandes sébacées et môme sous les aponévroses. Ils insistent, au cuir chevelu surtout, sur l'absence du point noir central. Le pédicule, lui aussi, manquerait souvent; quand il existe, il ne serait qu'une adhérence banale. Le siège sous-cutané est la règle au cuir chevelu, et il n'est pas rare ailleurs. Enfin on ne trouve aucune cause à la rétention si gratuitement admise.
Ces arguments ne sont pas tous bien solides. Les cas sont nombreux, hors du cuir chevelu, où le point noir central existe. Au cuir chevelu, l'explication précédemment donnée du siège sous-cutané est des plus plausibles. Mais les athé-
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