‹ Traité de chirurgieChapitre 142 sur 199 · I.VMI'IIANI'.ITI- TLIŒRCULEUSE · texte numérisé non relu

I.VMI'IIANI'.ITI- TLIŒRCULEUSE

nopalhio liil)riTiilcMiso de raissolle à la liihcrculosc tlu soinmol du iioiinion (TrcMal, Saïu-luv.-ToU'do (')■ Olympilis) (*).

La Inherculose pulmonairo osl. do lail, une menace constaiile au cours de la

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lymphangite tuberculeuse, bien que souvent elle ne se réalise pas et que la localisation du mal, au moins à ses premiers stades, et aussi la virulence atténuée, semblent laisser à la thérapeutique active de véritables chances de succès. 20 Type paucinochdaire, à distance. — Ici nous ne trouvons plus la série

(*) Sanchez-Toledo, Des rappoiHs de radénopathie tuberculeuse de l'aisselle avec la tuberculose p leuro-puimonaire . Thèse de doct., 1887. (-) Olympitis, m. Thèse de doct., MonlpeHier, 1889.

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(180 VAISSEAUX LVMrilATlQUES.

continue îles nodules : beaucoup jtlus rares, en général, ils apparaissent à longue ilislance du lover dinoculalion. Linlirmier de Tarlivel s'était plipié à la main droite : cest au niveau de la pointe delloïdienne que se développa, un mois plus tard, une g^rosseur du volume d'une noisette, bientôt ramollie et ulcérée: jniis une autre paraît au niveau du bord inl'éi'ieur du grand i)ecloral, et dautres gommes se montreid successivement à l'aisselle, au-devant de la clavicule, au cou: à la main, à l'axant-bras. dans la moitié inférieure du bras, il n'y avait aucune trace de lvmi)liaiigite gommeuse.

Nous avons rapporté deux obsei-valions. Tune de A'crncuil. l'autre de Quénu, dans lesquelles, au cours dune tumeur blanche tibio-larsienne, des nodules de lymphangite tul)erculeuse étaient apparus, à la cuisse, le long du faisceau lymphatique interne. L'abcès froid rétro-mammaire, observé par Léser, rentre dans la même pathogénie.

Et de fait, un grand nombre de gommes scrofuleuses et d'abcès froids, qui ne sont pas en rapport de continuité directe avec une lésion ostéitique, doivent être tenus pour des abcès lymphangiliques tuberculeux. Ainsi en est-il des abcès froi'h ronromitants. et tous leurs caractères cliniques plaident en faveur de cette interprétation.

5" Type bjmplianfjieçtamiue. — Il a été vu par Lailler. bien étudié par Hallopeau et Goupil: les faits authentiques en sont encore exceptionnels.

Il est essentiellement caractérisé par des dilatations lymphatiques ampullaires. qui se fistulisent et donnent naissance à des lymphorragies; aussi les deux faits anciens de M. Lailler avaient-ils été considérés comme une forme anormale de varices lymphatiques.

Ces ampoules sont isolées ou disposées en bourrelets plus ou moins volumineux. « qui rappellent les varicosilés de certaines phlébites » (Goupil); elles reposent sur un fond induré, qui occupe le trajet du lymphatique, et se prolonge comme un cordon moniliforme ou comme une large corde à renflements inégaux. Elles sont molles, demi-flucluanles, souvent réductibles : une fois ouvertes, elles présentent l'aspect de petites pustulettes d'acné, et laissent suinter un liquide séreux, coagulable à l'air, contenant des globules blancs et quelques hématies, et de quantité parfois très abondante.

La lymphorragie peut devenir une cause réelle d'afTaiblissement; d'autre part, les ampoules fistuleuses peuvent s'infecter et devenir le point de départ d'accidents septiques.

Lymphangite réticulaire. — Elle est, en clinique, de morphologie beaucoup moins nette. Elle se présente en réseaux, au lieu d'offrir cet aspect de traînées noueuses que nous venons de décrire : c'est au pourtour des fistules ostéopathiques ou ganglionnaires qu'on arrivera le plus aisément à la retrouver. Il est vrai qu'elle conserve rarement, et pour peu de temps, un type initial et pur : elle passe vite au type tronculaire et nodulaire. ou bien la peau ambiante ne tarde pas elle-même à être envahie par la tuberculose: le réseau lymphatique est, en effet, lune des principales voies de l'ensemencement cutané.

L'origine lymphatique de certaines tuberculoses de la peau se révèle parfois par leur topographie et leur ordonnance même. Cronier et Jeanselme ont bien mis en lumière ces particularités intéressantes : ils ont montré les plaques lupiques s'échelonnant régulièrement, le long des faisceaux lymphatiques, et figurant encore les traînées ascendantes caractéristiques.

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