I.VMIMIANC.II-r.TASIKS. OS
Son (lôlml os! ohscur o[ sa marclio lonic: des poussros de lymphangilc subaiguë la précèdeul assez fré(|ueuinient el seuihlenl lui faire la voie.
Une fois consliluée, c'esl un cordon épais el dur, une traînée noueuse que le doii^l découvre sous la peau el <|u'il suil jus(praux i>an^lions. Il esl Ici cas oîi le Iraclus iiéoplasi(pie seud»le déroger aux lois anal()MU(|ues el prendre un chemin aherranl. Giissenbauci-. dans un cancer du sein droil, a vu émerger de l'angle su|)éro-iulerne de la glande des cordons indurés, bosselés, 1res nels, qui se |»rolongeaienl jus(ju"aux ganglions sous el sus-claviculaires gauches, eux-mêmes 1res gros : radénopalhie axillaire existait à droite. De ce l'ait, il ressort que les embolies épithéliales peuvent s'engager dans les fines anastomoses qui mettent en communication les deux plexus lym[)haliques Ijrachiaux au devant du thorax ('). On devine quelle est leur puissance de ditï'usion. et de quelle largeur doit être le plus souvent la zone su-'^pecte.
Ces lymphatifiues unissent encore les ganglions cancéreux : ils grossissent et s'étendent, et, au sein, par exemple, ils créent cette épaisse jetée néoplasique (pii fusionne, à un moment donné, l'extrémité externe de la mamelle cancéreuse avec le paquet ganglionnaire de l'aisselle.
Leurs nodosités se ramollissent à la longue, on les dirait fluctuantes; elles adhèrent à la peau ; s'ouvrent-elles ou sont-elles incisées, il en émerge un bourgeon mou, fongueux, saignant; un nouvel ulcère épithélial est constitué.
Le diagnostic ne saurait souffrir de difficulté si la nature même de la tumeur primitive est bien établie.
Et c'est l'ablation large que doit imposer une telle complication, si toutefois son extension ne contre-indique pas l'intervention chirurgicale.
LYMPHANGITE CHRONIQUE
En mettant à part ce qui revient, dans les faits anciens, à la lymphangite syphilitique et à la lymphangite tuberculeuse, le rôle de la lymphangite chronique simple n'est plus que fort restreint.
Nous signalerons seulement la part qui doit lui être faite dans les lésions de Véléphantiasis (voy. ce mot), et dans la pathogénie des œdèmes chroniques sclérémateux, que" Virchow avait dénommés déjà œdèmes lymphatiques, et que Renaut (de Lyon) a si bien étudiés (*).
LYIVIPHANGIECTASIES
Sous ce titre, nous étudierons les dilatations variqueuses ganglionnaires, tronculaires et réticulaires, en d'autres termes, V adéno-lymphocèle . les varices
(') Voy. II. RiEFFEL. De quelques points relalifs aux récidives el aux généralisations des cancers du sein chez la femme. Thèse de doct., 1890.
(*) Ren.\ut, De Vérysipèle et des œdèmes de la peau. Thèse de docl., 1874. — Art. Dermatoses du Dict. encyclopédique.
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