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sil>l(M'l luil sous le (l()i<;l. mais iii<()iii|>l(''l('uiriit : .. lue |)rr>>iuii l»ion inénag»îo U's roloiilo pliilùl (lucllc lie les rédiiil : ol, intMiu* après loin- an'aisscment, on v stMil t'iicoïc «les novaux mal isolés o\ résislanis, coinnie si Ion louchait un amas de |»(>lils lubos on caoulchouc enroulés cl accumulés sous la peau. » I.edbrl ni la loux na^isstMil sui- ell<'. mais une lonj^ue mairlu; la distend un peu: il es! des cas où le décubitus dorsal, prolongé aussi, la réduit ou mieux la vide eu jtarlie; il resle une sorte de sac irrégulier, parcouru par de nombreuses tiabécules et olïVant (iuel([ues reliefs mamelonnés (Trélat).
Autour de radéno-lymphoeèle, on retrouve IVétiuemment dautres ganglions restés petits, dui'set non encore dégénérés.
La vai'i(''(é exolique semble plus extensive : sa surface est plus irrégulière et sillonnée de circonvolutions bosselées, sinueuses et Iranspaivntes parfois, ijuc forment les troncs afférents et efférents dilatés (fig. 134).
En d'autres régions, au cou, par exemple, la déformation devient considérable: mais ces tumeurs n'entraînent guère qu'une sensation de gène, <le faiblesse, de pesanteur, de tiraillement dans le membre inférieur; il est rare qu'elles provoquent de véritables <rises douloureuses, comme chez le malade d Amussat, qui était obligé de temps en temps de se coucher sur le ventie pour obtenir un })eu de soulagement.
Il est rare aussi qu'il y ail une grave atteinte porlée à la santé générale. Ce que Ion observe, et encore le fait n'esl-il rien moins que constant, ce sont des troubles digestifs, perte d'appel il. nausées, vomissements, des vertiges, ou encore l'amaigrissement, qui peut être très rapide, mais temporaire; <diez certains malades, le volume des tumeurs inguinales suit lui-même ces alternatives.
Du resle, les variations de volume des adéno-lymphocèles se verraient fré- (juennnenl dans les formes exotiques, et de nombreuses influences leur serviraient d'occasion; les changements brusques de température, les fatigues, et, chez la femme, les règles, la grossesse.
Toujours est-il que la marche des tumeurs est ordinairement lente, mais il est rare que leur localisation reste exclusive. Au palper profond de la fosse iliaque, on retrouve souvent celle sensation de cordons enroulés, qui témoigne de l'extension de la lymphangiectasie aux troncs et aux ganglions iliaques et lombaires. Avec son double adéno-lymphocèle inguinal, le premier malade
Fig. loi. — Varices lymphatiques do luiiie. (Musée de Nicaise à l'hôpital Laënnec, pièce n°'J3.)
[F LEJABS]
mi VAissEAi \ l.^^UMlATlol i:s.
(If Th. Aiiiit'i- (IS(»7) avait oiicdi'c une niasse \ari(|iiciis(' à la léiiion siislivoklii'iiiu'. imr auliv au périiiro. el. à laissollc droitr. un f'an^'-lion vu voie dr Iranslorinalion. Il rsl dos lails où leclasie variqutniso so propage plus vile encore des ganiilion> au\ lroui<. el où. en peu de mois, elle s'est dilVusée sniloule la surlai-e duu nieuihre.
Que devieuiu'iil ces i,Mnglions variipu'ux?
Nous reviendrons plus loin >ur les complications communes à loiiles les formes de lymplian^ieclasies. La lymphangite variqueuse rev(M ici une gravité souvent lerrildc (Nélalon. Angei'. Nepveu); c'est à elle que sont dus les désastres opératoires, el parfois elle relèxe de causes très minimes, (les accidcnis aigus sont toujours à craindre au cours de ladéno-lymphocéle.
Il est une autre terminaison (pie signale Nélaton : c'esl l'anémie lymplialiipic. sorte d'anémie pernicieuse progressive à longue échéance.
Mais la guérison s'est vue eu «lehors de toute interve'ilion. spontanée, |)airéduction lente de la lumeur variqueuse: Th. Anger ne signalait-il pas une diminution foi'l nianpiéc de la niasse sus-hyoïdienne chez son malade?
Varices tronculaires. — Cliniqu(Mnenl on les observe sous une triple forme :
1" Conlun.'< isiilrs. — Quelquefois ils font relief à la surface de la peau et laissent constater, à l'œil, leurs contours sinueux et même leur transparence, surtout au voisinage des ganglions.
Plus souvent, c'est le palper seul ([ui les révèle. Le membre est gonflé, mais la peau conserve sa coloration, son épaisseur el sa mobilité; c'est au-dessous d'elle (jue le doigt peut suivre les cordons variqueux et les faire rouler à la surface de l'aponévrose : cordons durs, bosselés, dont la grosseur atteint le volume du petit doigt, verticaux à la cuisse el à la jambe, incurvés et sinueux en d'autres points, à la fesse, par exemple. Leur trajet est celui que lanatomie assigne aux troncs lymphatiques : le milieu du mollet, le parcours de la saphène interne, la partie médiane du dos de la verge, le bord interne du biceps, etc. Entre ces troncs principaux, des nodosités éparses el des traclus plus fins indiquent leclasie des rameaux intermédiaires.
2*^ Paquets voriiiueux. — A laine, au pourtour de ladéno-lymphocèle. au périnée, au niveau du canal inguinal, on ne trouve plus seulement des cordons en chapelet, mais un enchevèlremenl de tubes enroulés et noueux, une tumeur proprement dite. Elle fait relief au périnée, refoule les bourses ou les remplit et se prolonge, autour du cordon, jusque dans le canal inguinal. On peut retrouver, du reste, en d'autres régions, ces paquets de vaisseaux.
5° Varicrx profomJr^. — Elles sont fort difficiles à reconnaître, et, si leurs caractères de forme et de consistance sont identiques à ceux des varices superficielles, leur situation profonde les dissimule si bien, ({u'on ne les devine souvent ([u'à un empâtement allongé et à la coexistence de varices superficielles et ganglionnaires.
L'œdème est susceptible de compliquer ces varices des troncs, mais il est rare, ce qui s'explique suffisamment par l'extrême richesse des voies dérivatives. Les douleurs sont rares aussi: c'est le plus souvent une gène des mouvements, une pesanteur (pii alourdit l'activité du membre; ailleurs, la pression ou les heurts provoquent, en certains points, très limités parfois, une soufl'rance réelle.
Varices réticulaires. — Varices dermiques. — Nous nous occupons seulement des réseaux superficiels, des varices dermiques.
[F LEJARS]
i.ympii\\(;ii:(:t.\sii;s.
Leur (K'velopiHMncnl e^l rapide tiiicl.iiidois. cl cola siirloiil «piaiid ollos soni (rori^ino innaminaloin'; on voil séicvcr imo promiric vôsiciilc, puis (U^u\. trois, loiil un oroupo, jusqu'à dou/o. «piin/c cl plus. l-:ilc< se rcpandciil sur une
iMG l5o — Varices Iviiiplialiiiuos ulcérées ((iuili.uil. IS75), Svnon ; p.ieliv.len.iie Ivnii.hangicctasiquc (leRiiiddeiscli (Musée de lliAi-ital Sainl-I.'iiiis. n» -JS|. \ jlr. Sii ( ').
large SU 1-lace, plus souvenl elles se lasseuiblenl en un placard coniluent que circonscrit en couronne un second rang délevures disséminées. Leur grosseur
(») Il exisle deux autres uioulai-es du même i)ied (vitr. Xi. n" 'mS el 7,*M} : l'un, pris en W.> (service de M. Lailler), témoigne d'une amélinintion notable, les vésicules y sont moins nombreuses; sur l'autre, qui date de lS7t), la euéiison est complèle ol les varices ont cnlièreinenl disjiaru.
[F. LEJARS]
GOt
VMSSLMX LVMPIIATIOUES.
varie (ruiic IrU' (.réj)ingle à mu' noiscllc. leur ooiilciii- du lilanr nw rosé el même au violacé: ellrs so tcudt'iil |)ar la slalion del)()iil. par la <oiiii>r('ssioii cirtulaire oxercée au-dessus ou au-dessous délies. Les |>resse-t-oii iwa- la pulpe du doigt, ollos s'allaisseul el se réduisoul el lou seul à leur place uue cupule à Itords rigides. Sonl-elles eu masse, la pression large avec la paume de la main donne une sensation dinégalilés. dépaississemenls. de cloisons, el lors de la décompression, on dirait une \érilal)le éponge (jui se gonfle. On a vu ces vésicules peliles el serrées comme du frai de grenouille, supportées par des plaques
en relief, mamelonnées, IthincliAIres, qui leur constituaient comme un plateau.
(lo>UM.lC.ATI(>NS ni;S l.VM-
i'ii.\.N(;n:cï.\sii:s. — Il esl une série de complications communes aux trois formes de Ivmphangiectasies :
les complications trophiques, — la lymphorragie. — la lymphangite variqueuse.
Complicatio)is trophiqites. — Elles relèvent surtout des formes tronculaireet réticulaire. Ce sont les lésions de la dermite.
Iredème dur éléphanliasique, si marqué dans le fait de varices de la verge (juiesl représeuléflig. 156):
la pigmentation cutanée du membre afTccté. lliypertrophie «les poils et même des troubles de sensibilité.
Lymp/iorraf/ii'. — On pourrait dire que c'est l'accident spécifique des varices lymphatiques. Elle paraît exceptionnelle dans ladéno-lymphocèlc pur : pourtant le malade de Haudrimont perdit en une fois I litre 1/2 à 2 litres de liquide lymphatique, et récoulement se reproduisit à (\ou\ reprises, dans les jours qui précédèrent l'opération.
Ce sont les varices réticulaires, les vésicules dermiques, qui le plus souvent se prêtent à lécoulement. Il se fait spontanément ou à la suite d'une fatigue, d'un traumatisme, d'une piqûre. Son abondance, dans quelques observations, est restée légendaire : la malade de Dujardiu avait des lymphorragies qui duraient de huit à vingt heures; or. conmie elle j>erdait environ l'Jogranmies par heure, c'était, à chaque rei)rise, une saignée lymphatique de plusieurs
Fk.. IbO. — \.irii(-, Iviiiiihaliques do l;i \ei-ge, du scrohiiii cl rk- la cuisse (malade de M. Tli. Anjïer).
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