‹ Traité de chirurgieChapitre 148 sur 199 · I.VMPIlAXr.II-r.TASIMS · texte numérisé non relu

I.VMPIlAXr.II-r.TASIMS

livres. Clio/, iraiilrcs iniiLidcs. par coiilro. la ([iiaiililt'' siiriil à ix'inc à ladicr le linge.

Ce liquide siiinle poulie à goiillc. incolore au dt-hiil. puis Manchâlre el laileu.x; la compression des ampoules \ari(pieuses le lait sortir en jet. Il se coner(''lc à Paii- el l'orme une mousse hIaneliAlie aniour de la vésicule rompue; il empèse le linge. Rappelons seulement les nombreux examens liistologiques de Guhler et Ouévenne, Robin. Sappey. ele., qui tous ont révélé dans ce liquid<' les caractères de la lymphe.

La lymphorragie semble parfois périodique, elle reparaît tous les huit ou quinze jours, toutes les cinq ou six semaines. Plusieurs vésicules se crèvent et salTaissent, ou plus souvent, c'est la même qui lournit lécoulement, et il en résulte une véritable fistule lymphati(|ue.

Il est aisé de comprendre létal de faiblesse et d'anémie que provoquent des déperditions souvent considérables: leur suppression brusque ne serait pas non plus sans danger el produirait (pu'lquefois une induration douloureuse des troncs variciueux et des accidents inllammatoires (Georjevic).

LyiHphanyite variqueuse. — Elle est plus rare dans les varices dermiques que que dans radéno-lym[)hocèle. C'est dans cette dernière forme quelle revêt parfois des allures foudroyantes.

Nepveu en a distingué deux types : 1'^ circonscrit: '2" difïus.

Circonscrite, elle n'est, en réalité, qu'une lymphangite des troncs dilatés; rougeur en traînée, induration, quelquefois éruption de vésicules transparentes sur leur trajet : lels sont ses caractères. Elle dure île dix à vingt-cinq jours et elle guérit.

DitTuse, elle s'annonce comme une infection suraiguë : une douleur intense part du foyer (Tadéno-lymphocèle) et s'irradie vers les reins et l'épigastre, la peau est rouge et luisante, le venti'^e est ballonné, la fièvre haute; une pâleur extrême envahit toute la surface cutanée pour faire place plus tard à une rougeur scarlatineuse; le délire est permanent, et, en vingt-quatre ou quarantehuit heures, le malade succombe. La putréfaction est extrêmement rapide. Il n'est pas douteux que la dilatation des lymphatiques jusqu'au canal thoracique ne soit la cause principale de cette ditTusion septique à marche foudroyante.

Diagnostic. — Il est difficile surtout poiu- ladéno-Iymphocèle. Le lipome, la tumeur érectile veineuse, l'épiplocèle. le lymphangiome sou.'*-dermique, ont tous assez de traits communs avec la tumeui- vari([ueuse ganglionnaire pour expliquer les erreurs commises.

Le lipome n'est pas symétrique; la consistance en est plus régulière et plus ferme, on ne trouve pas autour de lui les varices tronculaires ou dermiques, satellites ordinaires de l'adéno-lymphocèle (•).

A la surface de l'angiome veineux, du reste, le plus souvent congénital et rarement symétrique, la peau est marbrée souvent de lignes bleuâtres, les veines sous-cutanées sont dilatées à une certaine distance, la masse grossit par la compression des veines émei'gentes.

(') L'adéno-lympliocèle du cou peut simuler, à pieinière vue, le lipome multiple et diffus, bien décrit dans les travaux de Madelung, Langer, el dans la thèse de Marçais : Contribution à rélude des lipomes du cou et de la nucjv.e. 1894. Nous avons pu nous on convaincre dans un cas récent, observé dans le service de M. Th. .Vnger, et relaté dans la thèse de Bcssio

{lo<\ cit.)

[F. LEJARS]

CIH} VAISSEAIX I.VMIMl ATiOlKS.

Jusqu'à sa mort, le malade d'Ainussat porta un douhlc Itandag^c sur ses ailéno-lyni|)lioct'>les. i|u'on avait pris jiour une double hernie crurale. Là encore, l'absence de symétrie, la consistance i)lus ti^ranuleuse et moins dépressible, la recherche vaine des varices tronculaires. feront reconnaître lépiplocèlc.

Le lyni|)hanp:iome sous-dermi(pie a un siège plus variable, une lornic moins réi^ulière, on n"v sent pas ces cordons enroulés fpii caracléiiscnl ladéno-lymphocéle (C.hipaull). Ce nesl i^uère ipiavec les varices veineuses (|u"on pourrait confondre les varices des troncs lymphatiques: mais l'absence de transparence. la réductibilité. la consistance moins dure, suffiseni à l'aire reconnaître les varices des veines.

Ouant aux varices dermiques, il e-l un certain nombre déb'menls érnptils cutanés (pii leur ressemblent, et (|ui. de l'ait, ont été confondus avec elles : l'acné ro.<(ircti. Tecthyma. les syidiilides. les meri innti'vni. etc. Il suffit de rappeler la transparence, la réductibilité des varices lymphatiques et les caractères de leur liipiide.

Pronostic. — Nous n'insislerons pas sur le pronostic facile à déduire des faits exposés plus haut .L'adéno-lymphocèle, par sa marche souvent extcnsive. par ses complications, doit être tenu pour la plus jyrave des trois formes de lymphantrieclasie. Les varices dermiques sont ordinairement fort bénignes.

Traitement. — Nélaton. sur son premier malade, extirpa au bistouri l'une des tumeurs lymphatiques de laine: la mort siu-vint en quelques heures, par lymphang-ite phlejtrmoneuse. Dès lors, toute intervention active fut proscrite, et cette règle fut sanctionnée par la Société de chirurgie (').

Pourtant Billroth (1870), en présence d'une lymphoriagie incoercible, pratiqua d'urgence l'ablation : il eut un succès. En ISS,'>. ^L Ch. Nélaton a tenté de nouveau l'intervention sanglante: il s'agissait d'un adéno-lymj)hocèle de l'aine droite, ^ros comme le poing, chez une jeune fille de dix-sept ans: les suites de l'opération fui-ent très simples. En 1801. yi. lîaudrimonl extirpait, avec le même succès, sur un homme de soixante ans. un do\d)le adéno-lympliocèle inguinal, (pii avait, à gauche, le volume du poing, à droite, celui de la tète. Il semble donc qu'une telle j)ratique soit de mise, sous la réserve que In tumeur soit bien circonscrite et que l'asepsie soit rigoureuse. Mais on n'oubliera pas que les lymphatiques lombo-iliaques sont presque constamment variqueux et qu'ils sont inaccessibles. On n'oubliera pas non plus que ces tumeurs sont susceptibles de rester très longtemps slationnaires. et que, devant ce sommeil prolongé, le parti de l'abstention peut être celui de la sagesse.

Les moyens palliatifs sont fort restreints: la compression n'est guère utile que pour soutenir les tumeurs et permettre la marche, il semble qu'elle n'ait fréquemment servi qu'à provoquer des accidents inflammatoires. Devant une tumeur diffuse, inopérable et envahissante, il deviendra utile de recourir aux injections interstitielles: M. Anger injecte, tous les quatre à cinq jours, 5 à 6 gouttes de liqueur de Piazza dans l'épaisseur de l'adéno-lymphocèle; on produit de la sorte des noyaux d'induration, et j>eut-ètre. à la longue, réussirait-on à circonscrire on à retarder le processus.

Quant aux médications générales, elles sont restées absolument impuissantes:

(') Voy. la présentation du malade de Trélol. Soc. de chir.. 5 ocl. \xCk>.

[F LE JARS

(;\N(il.MtNS I.VMI'IIAI |ori;S. ti«J7

ot le rh;mi^tMii(Mil de cliniiil ii;i pas jiisliliô, pour rinl(''iio-lym|tliO('rl(' ex<)li(|ii('. los ('S|)ri;MiC('s (piOn nvail conriics. sur la foi de t|iM'l(pi('s iiirdccitis de la KiMiiiion. Clic/, le malade de lk)us(|U('l, originaire de (liiha. <li»'/ <('iiii de «TAsIrosC). originaii'e de la H«''miioii. le séjour en lùiiojx' lui sui\i d'un ae* loissenienl des luineurs I\ niplial i(|iies.

Pour les \arices des Iroues el surtout des réseaux, e Csl la eonipression uu'dhodicpie el j)i-olongée cpii semble donner les meilleurs résultats (Tiv'-lat. r.hipault). On il préconisé toute l;i série des eausiicpies: le nitrate d'ai-ii^enl. le eausiiipie de \ienne. les hadii^'eonnag'es à la teinture diode, les pointes de l'eu : les échecs (lé|)assent de beaucoup les succès. Lablation large de la j»la<pie vésieuleuse a été prati(piée au thermocautère ou au bisloui'i par Lange et Zur Xieden, etc.: souvent on a vu reparaître, aux conlins de la cicatrice, de ptdiles vésicules i-écidivées.

Enfin Textension du pi-ocessiis \ari(pu'ux le rend rréqueminent inaccessible à toute inter\cntion, même palliati\('.

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