‹ Traité de chirurgieChapitre 153 sur 199 · BUBONS · texte numérisé non relu

BUBONS

vii-iis (haiicrclhMix. — h. C!!li;\ncre sypliilili(|uo ol biihoii s\ j)liilili(|ue : le malade conliacte une elianeielle, el le huhon iiiduié s'échaulïe, sabcède, c'est un bubon chanerelleux; le |>us inoculé au malade reproduit la pustule caractcristicjue du chancre simple. — '•. (-liancrelle el bid)on chanerelleux : le malade pi'end un chancre, el le l)ubon suppuré s'indure. les auli'cs ganji^lions soni alleinls à leur lour el lormenl pléiade, plus lar<l sui\iennenl les accidents secondaires, cic.

Le chancre induré, dans l'hypollièse b, la chancrelle dans rhypolhèse c, peuvent passer inaperçus, et l'on se trouve en présence d'un bubon syphilitique (pu suppure ou d'un chancre simple suivi d'accidents secondaires : d'où le danger dune double erreui', <[ui a contribué sans doute pour une grande part à entretenir si longtemps la confusion entre les dillerentes maladies vénériennes.

7). Bubon xi/j)hilo-!<(r(on('ux. — La syphilis crée dans les ganglions un terrain propice aux colonisations bacillaires. Telle est l'origine du bubon syphiloslrumeux, dès longtemps connu, et que Ricord caractérisait du nom de sciv/'ulate de vérule.

C'est à l'aine qu'il est le plus fréquent, et cela, chez les sujets que prédisposent leur hérédité et leur tempérament, chez les strumeux. (Voy. TubercA(los.<' lies ga)iglio)ts.)

4. Bubon sj/philo-canréreux. — Ce sont des faits très rares, où Ton voit le cancer se grefler sur l'adénopathie syphilitique.

Telles sont la marche et les complications du bubon syphilitique primaire. Le diagnostic ne pourrait être difficile qu'en l'absence de la lésion primitive, mais la distribution en pléiade, la dureté toute spéciale, la marche de l'adénite ne la laisseront confondre ni avec la tuberculose, ni avec l'adénite chronique simple, ni avec le lymphadénome au début (voy. cc.s mots); il faut se souvenir encoi-e du volume quelquefois extrême que présentent les ganglions normaux, chez certains sujets, et ne pas prendre, suivant l'expression de Ricord, /es (/auy lions du malade pour ceux de la maladie.

b. Bubon SYPiui.rriouE sECONDAmE. — Les bubons secondaires se répartissent en trois catégories :

I" Les adénites de la première période ont persisté : elles sont le siège d'une poussée, au cours des accidents secondaires.

2" Les adénites secondaires sont liées à des lésions cutanées du même ordre;

5" Elles sont indépendantes.

Le deuxième groupe est le plus nombreux, et par là s'expliquent les localisations de ces bubons : à la région sous-occipitale el mastoïdienne (éruptions du cuir chevelu, du front, de la nuque, ou des parties antéro-latérales du cou), à la région sous-maxillaire (lésions de la bouche, de l'isthme du gosier, du pharynx et des fosses nasales, le plus souvent plaques muqueuses, etc.).

Leur fréquence régionale serait la suivante, d'après Campana : sur 120 sujets, on les trouvait aux aines 20 fois; sur les côtés du cou, 13; à la nuque, 8; à la région sous-maxillaire, 5; à la région crurale, 5; axillaire, 12; paiotidicnne, 'i; épitroclîléenne, 2; sous-mammaire, 2.

Il est des faits où l'adénite secondaire se dissémine plus encore, elle se développe en des points où l'on ne décrit pas môme de ganglions normaux : au cuir chevelu, au dos, près de l'omoplate, aux lombes, à la région claviculaire, à la

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7I}< GANC.LIUNS LYMP1IATI0LI>.

jambe: et Jullien cile une femme, ol»servée ilans le service de Vidal, à Sainl- Louis. qui. « ^I■oi^i mois après linfeelion syphilitique. soullVail dun engorgement généralisé de tous les ganglions, et de tous les troncs lymphatiques, coïnridant avec une éniplion tul>erculeus<' •.

Cliniquement. ces bubons secontlaires ressemblent beaucoup aux adénites primaires; ils sont, comme elles, isolés, «lurs. indolents, mobiles, à moins qu'ils ne soient luidés p;ii- des aponévroses, comme à la région sous-occipitale; ils ne sont le siège (rendc)lorissement et de rougeur que dans quelques cas rares, où ils accompagnent une syphilide pustuleuse.

Ils sont susc«'plible«i de su|»purer aussi. exce|>lionnelIement. ou de donner naissance au type mixte du bubon syphilo-stniuieux. Ce sont les ganglions sous-maxillaires, sus-hyoïdiens, cervicaux, sterno-mastoïdiens. qui en sont le siège le plus fréquent : il en résulte les érroi(elle.< secondaires.

Les glandes survivent aux éruptions, elles conservent durant des mois, six mois, huit mois, «pielquefois toujours, leur volume et leurs caractères; mais, en général, après la deuxième ou la troisième année, on ne les retrouve plus, et l'exploration de la inique no fournit plus de résultat.

c. Bubon syphu^itiove TEKTi.vmE. — Il y a <U'U\ formes dadéiiite tertiaire, la forme scléreuse. la forme gommeuse.

1" Forme .<rléreuse. — Les ganglions sont petits, durs, grisâtres, fibreux; presque toujours multiples, on les trouve au cou, à laisselle, à laine, et surtout dans le médiastin. le mésentère, autour des bronches, etc. Ils nonl d'autre importance que ra[ipoint qu'ils fournissent au diagnostic.

Virchow a signalé aussi lamylose des ganglions syphilitiques.

2. Fonn<^ gomineme. — C'est celte forme qui a été surtout étudiée. Les premières descriptions remontent à 1860. elles sont dues à Cosselin. Vircho^v. Rollet, Potain, Lancereaux: elles avaient trait aux adénites viscérales.

En i87L sous le litre de Lympltangiome tertiaire gommeux. Verneuil donna une observation d'adénite inguinale tertiaire phagédénique: Dissandes-Lavillale la reprend dans sa thèse: à la même époque paraît un mémoire de Roberlo Campana (de Naples): puis deux nouvelles ol)servations de Verneuil sont publiées eu Ix".'. par Bourdon, dans les Aunah'.< île f/ermatologie. L'histoire se complète par la thèse de Gonnet, les leçons de Bazin à l'hôpital Saint- Louis, celles du professeur Fournier, enfin la thèse de Ramage.

II est rare que les gommes surviennent au cours des syphilides tertiaires, périphériques ou viscérales: pourtant Homolle cite une adénopathie gommeuse sterno-mastoïdienne survenue au cours d'une gomme de l'amygdale.

Laine, la région sterno-masto'idienne. la région sous-maxillaire en sont le siège le plus fréquent: sur 10 faits rassemblés par Ramage, les ganglions inguinaux étaient pris i fois, les sous-maxillaires, ô fois, les cervicaux ô fois. Ils peuvent être jiris isolément, ou en masse : chez le malade de Verneuil, les lésions gommeuses avaient envahi à la fois les ganglions inguinaux, superficiels el profonds, et les ganglions iliaques externes.

Presque toujours linfeelion syphilitique était ancienne, elle remontait à 10 ans (Campana). 12 ans (Fournier).

Ici encore, l'évolution anatomique de la gomme comprend un stade de crudité, et un stade de ramollissement el d ulcération.

A 1 exemple du professeur Fournier. on peut ramener à quatre périodes suc-

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lUIJONS. 7H>

ccssivos riiisloir»' cliiucjiic de la f^'oiiiiiic ^aii^lioiiiiaiic : jit'rioi/r il<- rrtu/ili', r(t)Hi)lli>i.'<c)i(Ciil. idcrratidH. ri'jin talion.

Le ^•aMJJ^Ii()ll se luiiu'Cu' dahoi-d. il rcsic arrondi, ciuorc iiiohilc. solide, ai)lil(>ginasicjuc: |)iiis. an (-(Mitre de la hiincur. on conslalc un point ramolli. s(^niitluclnant. (|ni s"ôlar{j;it de plus en [)Ins: la peau est devenue adhérente, elh; esl rouge, œdémateuse, amincie, et bientôt ce n'est plus qu'une lame de l'épaisseur d'une pelure d'oignon, cpii laisse voir par transparence le contenu jaunûtre de la gomme. Si la lésion porte sur un groupe de g'anglions, ils se rapprochent en grossissant . on se relient i)ar des ti'aînées de lym[)hangite gommeuse.

Enfin, la peau distendue se crève à la paitie culminante ou en plusieurs points: il sort un li([ui(le lilanl. gomuKMix. ou du pus caséeux, ou encore une matière sjuiieuse. jaunâtre el lulcération gommeus(> esl constituée, sorte decratère arrondi, à pic. à bords décollés el rougeàtres el à demi comblé encore par ce bourbillon rdamenleux qu'on a comparé à de la chair de morue et qui caractérise le contenu des gommes.

Il se détache lentement, la cavité se déterge, et, au l)oiil d'un temps qui varie de qiudtpu's semaines à plusieurs mois, il reste une cicatrice plus ou moins l'égulière, pigmentée en brun.

C'est là une fonnc brnbjnc; il esl uiu* fonne (jravc, phiKjihJéiiuiuc, où l'ulcération, serpigineuse el lérébranle, s'étend en nappe el creuse prol'ondément les tissus. Chez le malade de Verneuil, lulcéralion g'anglionnaire de l'aine avait largement disséqué l'artère el la veine crurales el ulcéré la veine saphène interne; l'artère l'ut ouverte à son tour el le malade mourut d'hémorragie.

La coexistence de gommes viscérales ou encépbaliqiu's, la cachexie syphilitiqu(^ qui accompagne souvent les lésions tertiaires, assombrissent encore le pronostic.

La gomnu' ganglionnaire prèle à plusieurs eri-eurs :

On peut se tromper sur sa localisation réelle et la prendre pour une gomme cutanée ou musculaire. Mais les gommes de la peau sont plus superficielles, elles l'ont corps avec le tégument et se mobilisent tout entières avec lui. Plus profonde au contraire, la gomme musculaire se fixe lors de la contraction, et presque toujours elle provoque des raideurs, des contractures ou des douleurs plus intenses dues à la compression nerveuse.

L'ulcération gommeuse rappelle par certains traits celle du bubon chancrelleux, du bubon slrumeux, de l'écrouelle secondaire, du cancer ganglionnaire. La chancrelle ganglionnaire ne repose pas, en général, sur une base d'induration aussi développée; elle esl auto-inoculable. — Tuberculose et syphilis peuvent atïecter ensemble les ganglions en y créant un type hybride, dont nous avons parlé; dans la forme bien caractérisée, les contours arrondis de l'ulcération, au moins dans ses premiers temps, ses bords plus abrupts, son bourbillon filamenteux, etc., sont autant de signes ditîérentiels qui le cèdent, il est vrai, en importance, au véritable critérium, le traitement spécifique. — L'âge de la syphilis, le volume plus considérable de la masse indurée, etc., permettent d'éliminer l'écrouelle secondaire. — Le cancer primitif des ganglions pourrait seul soulever des difficultés, mais les bords plus durs, plus renversés, de l'ulcère, la masse plus bosselée et plus duré, et s'il le faut, l'examen histologique d'une parcelle enlevée et surtout l'action du traitement spécifique ne permettront pas une longue erreur.

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720 (;AN(1I.1(»NS LVMPIIATIOLES.

Traitement. — Hilliiiii^; y^inl/ilcs. — llnhoiis /iliitii(irra<ii(jiff^ cl cliiiiirrcllt'ilj'. — 11 csl d'altoi'»! un Irailciiicul proplix lacli(|ii(' en (iii('l(|iu' sorte : ce sont les soins livj;iéni(|uos. lo panscnuMil on la caiiUMisalion Itien lailc des polilos plaios, des écorchures. de. le iianst'uicnl du chaucrc, rabsoncc de loule irritation, elc.

Le l)ul)on est-il loruié. il existe toute une série de moyens dit (iltorli/'K, dont la plupart méritent si peu de eiéame. (pie nous nous garderons d'y insister : sang^sues; vésieatoiies répétés (Malaperl, N'elpeau. A. (luérin), applications iodées (Sirus-Pirondi), compression méthodi(pie (Sargeant). Le repos, aussi ctMuplet «pie possible, l'application continue de com|iresses humides, une légère compression ouatée : telles sont les plus simples et les meilleures |)récautions à prendre : elles ireniraveront, bien entendu, que dans tics limites tort restreintes, révolution du |)rocessus infectieux ganglionnaire.

Les injections intra-ganglionuaires ont été j)réconisées depuis longtemps, et re|)rises maintes lois ave<- les agents les plus divers. \'oici un i)rocédé indiqué [>ar Taylor eu iNS'i. et dej)uis par Armstrong en 1885 : la peau est aneslhésiée à léther, ou saisit le ganglion entre le j)ouce et lindex: de la main gauche et Ton y j)longe obli(piem<Mil jus<pi"à son centre l'aiguille dune seringue à injection hypodermi(pie. |)uis l'on injecte lentement iîO à ."U gouttes d'une solution au (»(K «l'acifle pliéni(pie. On comprime ensuite le bubon avec un sac de plomb ou de sable maintenu par des bandes. « Une seule injection sullil (pielqiiel'ois à la guérison, écrit l'auteur, cpiand la glande est assez petite; si elle est grosse, il est (pielcpiefois nécessaire de la répéter. » Wrneuil avait eu recours au.x injections d'étlier i()dot'ormé('). Enlln la méthode a repris, dans ces dernières années, un regain d'actualité, entre les mains d'un médecin suédois, ^L Welander(=') (de Stockholm) : il se sert d'une solution au 100'' de benzoate de mercure, dont il injecte le contenu d'une seringue de Pravaz (soit 0,01 de benzoate), par une ou deux piqûres, dans le ganglion malade : 100 cas soumis à ce traitement lui auraient donné 78 résultats heureux, et, d'après lui, si le bubon n'est pas ou que peu tlucluant. il disparaît sans suppurer, sous l'influence du benzoate de mercure, dans 90 pour HMI des laits. En suivant la même prati(|ue, Lœtnik («l'Odessa), aurait eu DO pour 100 de succès, Spietschka aurait obtenu aussi de très heureux résultats: les recherches de MM. Brousse et Bothezat (de Montpellier) (^), les observations contenues dans la thèse de M. Yvinec('') ne justifient pas des conclusions aussi optimistes.

Ces tentatives échouent donc très souvent, et le bubon suppure. A celle période, et bien <(u'on ait l'ourni des exemples de résorption lente des abcès ganglionnaires (Lailler), la guéi-ison ne s'obtiendra, en règle, <|u'après l'évacuation du pus.

C'est |)Our éviter la cicatrice ultérieure qu'on s'est attaché à n'ouvrir à la collection ganglionnaire «piune voie aussi étroite que possible. Broca, de très bonne heure, dès que la tumeur avait acquis le volume d'une noisette, plongeait au centre du ganglion un bistouri étroit, et, par une pression énergique, exprimait le pus encore « mal élaboré ». Grynield. LePileuront préconisé la ponction

(') Von EiciiSTOKi-, TruileinCHl des huhons pur /es injei'lloas d'étlier iodoforrné. Tlièse de ilocl.. I88'J.

(*) Welander. Veraurlie iiher cinc Ahorticchehandluntj der Biihonen. Archio f. Dcrmat. u. i^yphitis, 1801, p. iô, e.vp. 07!».

(') Brolsse el HoTiiEZAT, De hi vilctir du traileinenl aburlif des bubons par la mclliode de Welander. Ann. de derrnat. et dcsyphil.. 1893, p. ."46.

(*; YviNEC, Contribution à Vé tv.de du bubon. Thèse de docl., 1895.

[F lejArs ]

lUIUiNS. 721

.ispiraliicc. suivie »riiii(* coinitrcssioii ivf»uli('T(' ; l.i pouclioii sini|>l('. ;m Itisloiiri. foiupli'lrt' par un la\;\i;i' au suhliiué ou à la solution plirnicjurc l'orlc, suffil parfois, loi-stpi'il sa^il dun bnhon jxmi voluniintMix. cl d'une eolleelion puruli'ule l»ien circonserile el uiiiipie. sans alléralion étendue de la peau, lialzer sest l)ien trouvé île la poindion, suivie du pansement à la pâte de Soein('); ()tis(-*) la (•ond)ine à l'injeetion de vascdine iodctforniée.

L inipoilant, c"c!^l de ne pas trop s'attarder à ces procédés incomplets, el <pii, par cela mènu', j^euvenl devenir daui'ercux. Ce qu'il faut, en réalité, c'est ouvi-ir de bonne heure le liuhon, laver soigneusement sa cavité à la solution phéniquéc l'orte, au sublimé à 2 pour 1000, ou au chlorure de zinc au H>, et par-dessus appliquer un pansement à l'iodol'orme, au sublimé, etc., large et hermétiquemont fi')'ni('. Les données modernes nous ont appris que, seule, une antisepsie rigoureuse permet d éviter la contamination secondaire et d'obtenir une guérison rapide et une cicatrice très étroite (voy. Bonain, thèse citée).

Se trouve-t-on en présence du chancre ganglionnaire constitué, c'est aux mêmes indications qu'il faut obéir : cautérisation au chlorure de zinc et pansement à riodoforme. S'il y a des tendances phagédéniques, l'intervention doit être plus active, et il est souvent utile de faire un grattage soigné de la plaie à la curette tranchante, d'abraser largement toute la surface chancreuse avant d'achever sa destruction par les caustiques. C'est encore en présence de ces formes graves, et aussi de ces bubons volumineux, à foyers multiples, à marche lorpide, qui s'ouvrent mal, en plusieurs poussées, et qui restent fistuleux, que l'extirpation totale, laigemcnt faite, deviendrait une intervention tout indiquée. On ne la pratique pas, chez nous; les Allemands y jont souvent recours, comme nous l'avons montré plus haut. (Voy. Adénite aiguë, Tmitoment.)

2" Biiho)ix s>jpJiiUti(jUCi<. — Il n'y a rien à tenter en présence du bubon primaire ; il semble d'ailleurs à peu près réfractairc à tout traitement, et le mercure luinu''me n'a sur lui qu'une action problémali((ue. Mais si le bubon se complique, s'il est mixte, il faut agir.

Pour le bubon syphilo-strumeux, on combinera le traitement général antisyphilitique et anti-strumeux ave(; les moyens locaux, le grattage, les injections d'éther iodoformé, etc.

Ce sera au traitement spécifique qu'il faudra recourir dans les adénites secon- <laires et tertiaires, et il donne, dans ces cas, de brillants succès. Pourtant la forme phagédénique de la syphilis gommeuse des ganglions, telle qu'elle a été observée par Verneuil, déjoue souvent les meilleures ressources de la thérapeutique.

(') Celle pâle esl ainsi composée :

Chlorure de zinr 5à (i parties.

Oxyde de z.inr SO —

Eau "0 —

On lui donne, en variant la propoilion d'eau, la consistance voulue, et on l'applique sur le bubon ouverl, en plusieurs couches, allernanl avec des [couches d'ouate hydrophile. Séchre ainsi, elle constitue un pansement ■■ antiseptique, occlusif et adhésif». (Voy. Balzer et Soul'LET, Emploi du ridornre de z-'inc dans le traiteiucnl dnchanrre. mou cl du bubon. Journ. de méd. el de dur. pntt.. ISdl.)

(2) lodoformc 10 grammes.

Vaseline 1000 —

On injocle, dans le bubon ouvert, la mixture rKinéHée par la chaionr. (Otis, Journal of culan, and gen. urin. Z)(.ç.,vo!. VI, p. 5.)

rnAiTK riH r.uiRumuE, "1° édit. — I. 40

m (;.\N(;i.utNs i.vmimiatioues.

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