‹ Traité de chirurgieChapitre 155 sur 199 · ji . (iAXC.I.loXS I.VMI'll \Tlnri:s · texte numérisé non relu

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^)a^l•^ los liiintMiiN Mniiclics. la coxo-f uli(M-ciil(istv |)ar oxcinpic (Lanncloiiguc), (laiir^ los sMiovili's loiii^^iu'uscs. les osirilos liilx^rMlciiscs. toujours pcul-iMrc les «?aiiiïlions « réjj^ionaux » sont (Muahis par le IuIkm-cuIc, Idcu qu'ils no soient pas toujours aii^monlés de volume el seusililes à ICxploialion.

Au cou. on retrouve sou\ent aussi une lésion initiale, spécifique en quelque sorte, sur le vaste domaine, cutané et nnupieux. des oan«ilions cervicaux; ce sont les ulcérations l\d»ercu]euses de la langue, de la houche et du pharynx et, en particulier, de lauivii-daleC): Teczéma impéti^incux du cuir «dievclu et de la face, dont la nature est anjourdhui reconnue: l'olite externe et moyenne; le corvza ehroniciue et ulcéreux: les Mépharo-conjonctiviles à répétition, et même la dacryocystite chi'oniquc. en un mot. tout ce rpii con-^lilunit autrefois les allril)uts de la scrolide.

A l'aisselle, ladénitc lid»erculeuse sec( iidaii'c s- xoit au cours de la tuberculose mammaii'c. et des lésions, du même ordre, du membre supérieiu". Trélat, Sanchez Toledo (') et Olympitis ('•) ont bien montré les rapports de certaines adénopalliies axillaires. d'apparence primitive, avec la tuberculose pulmonaire; trois éventualités clinicpies peuvent se présenter : ou bien l'adénopalhic est isolée el parait spontanée, mais l'examen pleuro-pulmonaire du m«^me côté révèle les lésions de la tuberculose, ([uebpiefois à un stade avancé, plus souvent à sa première période: ailleurs, l'infection bacillaire a porté d'abord sur le poumon, puis sur les ganj?lions trachéo-bronchiques et sus-claviculaires, et de là, par voie récurrente, sur ceux de l'aisselle, ou encore il s'agit de celte plttisin xrrQfi(Iciii<c des anciens, cpii débute par les ti^ang-lions sous-maxillaires et de proche en proche envahit la chaîne carotidienne. ceux du creux sus-claviculaire, de l'aisselle, des bronches, et se termine par la lul)erculose pleuro-pulmonaire.

La tuberculose cutanée, si l'on en croit Vallas. n'aurait que peu de tendance, au moins dans la généralité des cas, à retentir sur les ganglions; pourtant il cite un cas de tuberculose dune glande carotidieiuie à la suite dune ulcération de la lèvre inférieure, el Leloir rapporte d'autres exemples d'adénopathies tuberculeuses, au cours du lupus Ç). 11 est des faits où l'envahissement ganglionnaire revêt en quelque sorte un caractère expérimental: nous voulons parler «les tuberculoses par inoculatirni. L'atteinte ganglionnaire manque alors rarei^ent, mais elle peut être tardive et l'adénopathie demande un certain temps pour devenir accessible à l'exploration. Nous a\ons vu plus haut (voy. Lyraplianc/ite tuberculeuse) que la lymphangite tuberculeuse n'est pas un intermédiaire obligé entre la lésion d'entrée, cutanée ou muqueuse, et la lésion ganglionnaire. Parmi les plus remarquables de ces faits, il faut compter les inoculations par rirrrjnrision : dans les dix faits de Lehmann. dans celui de Hofmokl, dans un autre de Eve. il y avait à la fois ulcération tuberculeuse du prépuce et adénite inguinale; Ilolmokl extirpa les ganglions inguinaux chez son petit malade, il en retira 50, tous caséeux, et Weichselbaum y trouva des bacilles; l'enfant observé par Eve portait, dans chacune des aines, une grosse tumeur lluctuante qui contenait une quantité considérable de matière caséeuse: la plait;

(') Voy. KiîïcK.M.vN.N, Udter die Ueziehmujen der Tulerlailosc dcr Hidsh/niplidriisen zu der Tonsille. At^'rh. f. pnl. Anol. JSOi, Bol. r.8.

(*) Sanchez ToLKno, IMs rapport^ de radéno}>alltie tid>crruleu>te dr l'in^^selle aver la Inherrulose pleiiro-ptilmonnire. Thfsc de Paris, 1887.

('} OLY.MPITIS, Ibidem. Tlicse dc Montpellier. 1S80.

(*) Leloh!. Revue de chirurgie, 1880. y. .MO,

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Il lUMîc.ri.osi; it!:s c.ANc.i.ioNs l.^^Il'll \Tinri:s. ti:,

|)iT|)uliiilt>. (|iii s'rlail <i»-alri>>t''c ilaliorcl, srlail roinerU* cl loiiuMil iilcrit' piès (In IVciii. (Ir sont l;i de \ rrihihlcs (-/(^^//''/cx ttihcrrulciix ( lli|»|><)l\ le M;ti'liii). .*i\<'c ;KU'MU)|);illii(' s|)('<'ili(nio.

^" iJans lin second Ivpe dObscrvalioiis, lu hihi'ii'uUa^c i/miijlùjiiitairi' !<i' ific/J'c c/t (jucl(/tlt' sinh- >^i(r llii fniiil (l'iidriiitt' (lii/iir nu rlirnni(/lif sinijjlc; rinilamnialioM « l'ail son lil » à la lultcrcnlosc.

Ainsi les |K)nssccs rcpciccs de [)éii(jslile ah colo-dentaii'c, dues à la cai'i(^ à lémplion des dénis pci inanenles et de la deid de saj^esse: l(^s amyj^daliles, les anj^ines à répélilion, les éruptions du cuir chevelu el de la lèle, enj^orgcnl les i^aui^Iious Iviuplialicpu's, et, après une série (rinterniittences, le ^onnemenl sélahlil à demeure et revêt tous les caractères de ladénopathie luherculeuse(').

\olUniann a sii»ualc la coïncidence dadéniles luhcrculeuses de Faisselle et de nianiniiles chroniipu's simple^ ; (iarré eu iclate [)lusieuis lails lires de la clinicpu' de Koclier, el (lassnianu eu donne une nouvelle observati(jn (-). D'aulrc^s (Brun) oui \u ladénile tuberculeuse de l'aisselle succéder à l'eczéma du sein, sans (pu^ la glande elle-nicuie devînt tuberculeuse. Du reste, les faits de ce i^enre ne laissenl pas (pu» de soulever certains doutes.

(certaines adénopathies virulentes peuvent ainsi faire la voie à la tuberculose: lels sont les bubons vénériens, chancrelleux ou sypbiliti(pies, et nous aurons plus loin à faire Ihistoire de ces bubons mixtes.

Enfin, l'irritation directe, traumatique des ganglions pourrait servir aussi de cause localisatrice : ici se rangent les adénopathies cervicales des jeunes soldats, que les chirurgiens militaires ont décrites et traitées depuis longtemps. Le frottement du col d'uniforme, la contusion chronique produite par le fusil sur le creux sus-claviculaire, etc.: telles sont les causes toutes locales que, pendant longtemps, on a crues seules en cause. On s'accorde aujourd'hui à rapporter à la tuberculose ces engorgements cervicaux, et c'est encore à titre de causes localisatrices qu'interviennent les traumatismes répétés et professionitels signalés plus haut.

5" Nous arrivons à la tuberculose yaïK/lionnairc jjriuiilivc, au bubon tuberculeux d'emblée, à ces cas, et ils sont nombreux, où les ganglions s'engorgent lentement sans que, dans leur territoire lymphatique ni dans le reste de l'organisme, aucune lésion, |)assée ou actuelle, ne permette de letrouver l'origine ni les traces de rinfeclion.

En clini(iue, il faut se borner ii constater le fait, mais il n'en faut pas moins reconnaître la nécessité dune inoculation qui n'a pas laissé de traces. Il suffit d'une minime etïVaction tégumentaire, d'une pharyngite qui dépouille momentanément la muqueuse de son épithélium (Kœnig), de petites éraillures du cuir chevelu dans les affections j)rurigineuses (Koch, Strumpell), pour ouvrir une voie aux bacilles et les faire pénétrer dans le courant lymphatitpu'. Linlestin el le poumon représentent deux autres portes d'entrée. C'est dans ce sens qu'il

(') Il iK? fiiuL pas oublier qu'il s'ogiL souvent, on |)ai-oils cas, ilc véritabU^s inarulatluns tubcvndeuxesj par la muqueuse buccale, l'amygdale ou même les dents cari(:îcs. Dans un mémoire récent, M. Hugo Starck a bien étudié ces adénites dentaires tuberculeuses [Der Zusammen. hamj von cinfachen chronisrhen und tuberkuUJscn Halsdrusensrhœelhunjen mit rariosen Zahncn. neitratjc zur klin. Cliir. 1890, Bd. XVI, p. 01).

(2) Chez une femme de quarante-deux ans, la mamelle était bourrée de noyaux indurés de mammile chronique, l'aisselle remplie par un paquet ganglionnaire gros comme le poing; on enleva le sein et la tumeur axillaire; à l'exainen histologiciue, la mamelle ne présentait que des lésions de mammite scléreuse, mais on trouva dans les ganglions tous les degrés de la dégénérescence lid)erculeuse, avec bacilles.

[F. LEJARS^Ï

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