I.INFI.AMMATION ET SKS CONSÉQUENCES
Les niusclos parlioipenl à ces (U'g^énérosctMicos. Ouénu a montré « que le tissu conjonctif interposé aux faisceaux musculaires est devenu fibro-adipeux; un grand nombre de faisceaux perdent leur striation el se remplissent d'une substance Hnement i^renue où rosmium décèle des i^outteleltes dei»;raisse; il n'y a pas d'altération vitreuse. Dans queUpies préparations, la prolifération du sarcolemme est évidente. En résumé, il s'ag^it d'une myosite interstitielle chronique avec infiltrai ion i^raisseuse et dégénérescence «-ranulo-graisseuse des faisceaux primitifs. » Les aponévroses, le tissu fibreux, les tendons sont parfois altérés et nous relevons un assez irrand nombre de cas où il y avait une ossification des gaines aponévroti([ues tles muscles, de leurs memltranes de cloisonnement, des lames fibreuses cpii unissent les os et même de ralmospjière celluleuse qui enveloppe les paquets vasculo-nerveux!
Les hyperostoses consécutives aux ulcères rebelles de la jambe sont connues depuis longtemps; J.-L. Petit dit déjà que, « quand les ulcères voisins passent un an, les os se carient ». Marjolin avait vu que « lorsque l'ulcère est ancien et profond, souvent le périoste et même que les os situés dans son voisinage sont plus ou moins tuméfiés ». Lallemand, Rigaud, les auteurs du Compendiinu, Follin et Duplay tentent même une courte description de ces altérations osseuses sur lesquelles nous avons publié, en 1875, un mémoire étendu basé sur une série d'observations personnelles et sur les pièces déposées par L'Herminier au musée Dupuytren, et qui ont trait à des tibias et des péronés de nègres amputés pour des ulcères rebelles.
L'ostéite destructive est rare : sur 21 pièces, nous n'en trouvons que 7) où l'ulcère ait provoqué une perte de substance de l'os. Dans un cas, les deux tiers de la circonférence diaphysaire étaient résorbés; le canal central était ouvert. Dans les 18 autres pièces, l'ostéite était productive. Mais tantôt, et le plus souvent, les parties néoformées de l'os sont spongieuses et d'un tissu raréfié, tantôt il s'agit d'une véritable ostéite condensante. Ainsi, dans deux cas de L'Herminier, l'os est lourd, compact, ébnrné; les parois mesurent de 8 à 16 millimètres, le canal médullaire est rétréci sans être oblitéré. Dans une de nos observations, la distance qui séparait la moelle de la surface était de 14 millimètres. Aussi devons-nous conclure que si. rlordinaire. la diaphyse est raréfiée, il existe des faits où l'ulcère a déterminé une ostéite conden.sante.
Le plus souvent on trouve, au-dessous de l'ulcère, une saillie oblongue qui dessine en les exagérant les contours de la perte de substance: elle forme un plateau irrégulier dont le tissu est aréolaire, un peu raréfié; siu' d'autres pièces, le tibia est spongieux et comme soufflé; les diamètres sont agrandis parles assises régulières que la périostite chronique a déposées; il est alors fusiforme, souvent triplé de volume, et, sur les points renflés, la surface est tantôt recouverte d'ostéophytes .semblables à des aiguilles, des gouttes de cire, des lamelles à bords aigus, des massues ou des gourdes, et qui hérissent le tibia et le péroné comme si ces os, enduits d'une substance visqueuse, avait été plongés dans un amas de ces néo-formations; tantôt plane, criblé de trous, il rappelle un
FiG. II. — Ilyperoslose du tibi;i cl ostéophyles du piToné développés sous un ulcère de la jambe.
(Musée Dupuytren.)
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