‹ Traité de chirurgieChapitre 160 sur 199 · iî< (i\\(.l.ln\s I.^MI'II \l loiKS · texte numérisé non relu

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Irailomonl j^éiu'-ral. loiirnira (iiii'liiuflois : mais il laiil siiimmIKt de pivs celle liMilativo en so souvcnani : I" «(iic les «ical riccs conséciiliNCs à I Dinciliirc spontanée (les alx'ès froids tiantriionnaires son! anirenieni enlaidissantes (pi'une ciealriee linéaire, étroite: 'i" (pie les injections inlorsiitielles. lonjj;-teinps prolong^éoîi, ont ponr résultat de dillnser cl de condenser les adhérences ganglionnaires, d'où une extirpali(tn secondaire |)lns lal>oriens(> cl la nécessité finale (Tune cicatrice plus lonyiie et moins réiculière.

Ajcmtons enlin ((ue 1 Af^e doit entirr en ligne de compte dans le choix de Tintervention : les luherculosos retan/rc-^. (pii paraissent après 25 ans. el les luherculo-ses lanlircx, ne sont gfuère jusiiciahles (pie de rexiirpalion.

A. Le(V//v'7c est ajiplicahle aux tfang'lions ramollis et aux ahcès froids g'anglionnaires: mais il nesl j)as rationnel d'en faire une méthode opposée à l'extirpation. l n curage utile nCsI. à projtremeni jtarler. (piune extirpation à la curette, et (pii doit être lolale pour remplir son l»ul. Ouvrir rahcès. en cureller lég^èreinenl la paroi, la toucher au chlorure de zinc, consliliie une inteiNculion. à t'onp sur. facile et innocente, susceptible même, dans certains cas lavorahles. d'être suivie dune am«''lioralion mai(piée el même dune gfuérison locale. mais(pii ne saurait. sous aucun prétexte, être érigfée en méthode. La V(''iilé. c"esl (piil est assez souvent nécessaire de compléter lextirpalion à la curette, elle seule permetlani de pénétrer dans toutes les anfracliiosilés de la cavité fongueuse et de déiruire tout le tissu morbide.

c. La méthode des iitji'ctuinx intcr^lHicllc^i a été inaugurée |)ar Luton (de Reims). On a expérimenté tour à tour : la leinture diode (injection de 5 à lu g^outles tous les quatre jours), la li(pieur arsenicale de Fovvier. à doses prog:ressivemenl croissantes (8, 10. L2 gouttes) : Heclus n'en a obtenu (pu» de médiocres résultats: la solution phéni(piée à T) pour 10(1 (Schiiller). la solution de nitrate d'argent.

Enfin, tlans l'idée de faire lapidemenl suppiii-er el de déiruire le ganglion, on a préconisé des solutions très irritantes : le chlorure de zinc à X pour 100. l'acide phéni(pie à !^ ou Kl pour |0(i. la |)apaïne (Bouchul). plus récemiuent la teiicrine.

L'iodoforine. en solution dans l^'-llier. en émulsion dans la glvcéiiue. riiiiile. la vaseline, d'une part, le naphlol camphré, d'autre part, se parlageul encore les faveurs d'un g^rand nombre de chiiiirgieus. A'oici la techni(iue des injections déther iodolormé, telle (pi'elle élaii exposée par \'erchère. en ISXO. (ra|)rès la juati(pie de \'erneuil.

Deux éventualités se présentent :

I" Le tjtiiif/lioii ii'cfit pa>i cnxi'eux. — Ponction et injection dans son épaisseur, d'une demi-seringfue de Pravaz déther iodoformé à 10 j)our 100. Les injections son! répét('es tous les huit ou dix jours: la durée moyenne du traitement est de deux mois et demi. Le g^angiion se gonfle après chaque injection, et devient un peu douloureux: il se réduit dans leurs intervalles et finit par n'êlre ])lus qu'un noyau dur el indolent. Il suppure très rarement. L'éther simple a donné (piel- (|uefois les mêmes résultats entre les mains de Verchèi'e lui-même.

z" Le (j(()tylifiit eut siij/jjii/r : nhri>s /'rniil ijfiiitjlioiniai/c. — P.onclion avec l'aig'uille numéro ô de Dieulafoy. évacuai ion du j)us: injection par l'aiguille ellemême ou mieux avec une seringue de Pravaz. à (piehpie distance de la premiènponction, de 10 à IT) grammes délher iodoformé à Kl pour 100. Il faut répéter une. deux ou trois fois ces iiijeclions.

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Ti iii;n<:i;[.()si; i)i;s (ia.nc.i.ions i.v.mi'iiauol'es. t."'.»

La comin-cssion. i|iian(l l'Ilc csl applicable (au pli <lc laine), serai! un exeell ni inoveii adimaiil.

Le naphlol cainpliré. |)réeonisé par Uehoul, Nélalon, Moly, Scliwarl/., vie, es! entré, depuis ipielcpies armées, dans la [nali(pie eouranle. En 1891, Rcboul (■()nnnunit|uail à la Société de chirurei'ie (') '27 obsei'vations d"adénopatliies Itibereuleuses, ainsi traitées, et suivies de '21 fii'uérisons : api'ès avoir vidé les abcès jj^anglionnaires, il injectait dans leur cavité, ou dans répaisscur du ganglion, s'il n'était pas al)cé<lé, de sept à buit gouttes de na[)blol camj)liré : l'injection était ivpétée tous les deux joui's. Le Irailemenl devait être j)roloiigé de un à trois mois; il a duré parfois six, buit mois, un an. Il ne paraît pas, d'ailleurs, (pic le napbtol campbré ait l'ait preuve d'une spéciticité quelconque, ni que les résultats aient été plus ra|Mdes (pi'avec les diverses émulsions iodoi'ormées, la teinture d'iode iodurée (Félizet), le cblorure de zinc, etc. (=').

Kn l'ait, le traitement i)ar les injections interstitielles est toujours très long; il n'est guère applicable qu'aux adénopathies isolées, petites, bien circonscrites; il |)rov<)(pie, en général, le ramollissement, la suppuration, l'évacuation des ganglions, et laisse des cicatrices, que des soins minutieux et une surveillance attentive empécbent seuls d'être multiples et aussi disgracieuses que les cicatrices des ouvertures spontanées. C'est un traitement de nécessité ou d'exception.

4" Paquet (longlionnaire ulcéré, jhluhuix. — L'extirpation totale de ces masses, occupant quelquefois toute une moitié du cou, tout le triangle de Scarpa, sillonnées de trajets fistuleux, décollant et altérant la i)eau sur une large surface, est le plus souvent impossible; les injections interstitielles ne sauraient avoir ({u'une action toute locale et fort lente. C'est alors que la curette trancliante et le Ibernio-cautère trouvent leur enq)loi.

\^n grattage minutieux, aucjuel une incision fait la voie et qui fouille toutes les anfractuosités, suivi d'un large attoucbement à la solution de cblorure de zinc au 1/10'", et d'un tamponnement iodoformé, constitue une fort utile intervention (•>). Ailleurs, on enlève au tbermocautère au moins une partie de la masse fongueuse ganglionnaire, on cautérise et on gratte ce qui reste, et l'on panse encore à l'iodoforme, quitte à poursuivre ultérieurement, sur ces lai'ges plaies, les premières traces de la récidiAC. Combinée au traitement général, celle prati([uc donne d'beureux résultats.

Enfin l'étendue de l'intervention locale doit toujours se régler sur l'état généial : une tuberculose pulmonaire avancée, ou des signes de généralisation interdisent des opérations graves.

Sous ce rapport, il faut s'en rapporter à la formule donnée par Trélat : « On opérera toutes les fois que la lésion viscérale ne dominera point la scène pathologique ».

(') I^npporl (le M. Cii. Xélaloii.

(*) Uiscnssion d'un roi>|»()it de M. Cl>. Nélalon sur une nouvelle coniniunicalion < c M. Rci)oul. Soc. (le ciiii'., '28 juin 181).").

(^) l'our (juc le curellai^e soit d'une uUlilé réelle, il doit èU'C aussi coinplel (|ue po^silde, et, ainsi comiuis, il n'est pas sans quelcpie danger : presrjue toujours, la i)aroi des i.ros vai^seau.v est imprégnée d'une couche de fongosités, qui se prolonge au-dessous d'eux, et que la curette doit soigneusement poursuiMc.

Quand les vaisseaux sont largement dénudés, il faut prendre grand soin ([ue la solution de chlorure de zinc ne touche «pie tiès légèrement leur paroi, et faire suivre la cautérisation du foyer d'un lavage immédiat, au sublimé. Un fait de Klolz (Berl. klin. Woch., 10 fév. I8y(t) et les expériences de Manson, rapportées dans sa thèse, p. 46, montrent, en elTet, que la solution forte de chlorure de zinc i>eut sphacéler et érodcr les parois vasculaires.

740 C.ANGLIUNS i.YMPlIATloL ES.

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