RUPTURES MUSCULAIRES
L('> riipliiri's iimsculairi's. au sons propre du uiol. doivcul èWv définies ilcx siilatioHx (le coitfinuifc des inusrle.<, ]n'OilKile-< au courx et >^oiis rinfluence de leur contraction.
C'rsl éliminer /es /'u/^/z/rcs- (titcs IrontmititjKc^. »|ui rcnlrenl dans le cadre de la conlusion: leur mécanisme vaiMC. du resle: mais, le plus souvent, la conlraclion ninlervieul (pie pour lendi-e el durcir le muscle, et le rendre cassant comme un levier rit;ide. comme un os : il s'agit alors, à proprement parler, d'une fractid-e ïnmcKhiire. et c"esl au point frappé ([u'elle se produit toujours.
Tout autre est le mécanisme de la rupture proprement dite, par contractioit. ('.est un accident spécial aux organes contractiles : seuls, ils sont susceptibles de rompre leur continuité par la mise en jeu de leur énergie propre: les ruptures tendineuses ne représentent, en réalité, que larracliement des tendons par les muscles quils continuent (voy. Tendon>i). Aussi la rupture vraie a-t-elle, pour chaque muscle, un siège et un mécanisme (pii semblent assez constants.
Historique. — L'hisloii-e de la rupture muscvdaire ne s>st faite qu'après celle des ruptures tendineuses : elle ne date guère que dun siècle.
('/est à la rupture proi)rement dite que se rapportent sans doute les faits décrits, sous les noms de tiraillement, d'en(or)^e niusculaire, de coup de bâton, de coup de fouet, de luxatio)t den muscleii, par Plater. van Swiéten, Pouteau el Lieutaud: mais J.-L. Petit semble être le seul, durant celle première période, (pii ail vu el reconnu des ruptures musculaires.
1-^n 1781. un premier mémoire est présenté par lloussille-Chamseru, à la Société royale de médecine: il resta inédit, mais Sédillol le reprit et le publia j)lus tard.
Lannée suivante, à l'Académie royale <le chirurgie. Faguer l'aîné étudia, de son côté, la rupture des muscles extenseurs tlu pied.
Mais c'est à Sédillol <pie i-evient la plus grande pari dans l'histoire des ruptures musculaires: il faut citer sa thèse inaugurale de 1786, mais surtout son mémoire de 1817. (pii. depuis, a servi de base à toutes les descriptions.
lùilre ces deux dates. Bichat, Portai, D. Larrey, Molhe (de Lyon), (jui eut le mérite de réfuter la « luxation des muscles » telle que l'admettait Pouteau, l'icherand. Delpecli. Dupuytreu publièrent de nouveaux faits et quelques théories.
A la suite des travaux de Sédillol, la rupture musculaire avait conquis droit de cité dans les traités didacli<[ues : Reydellel {Dict. des se. méd.. 1819), Boyer, Nélalon. \'u\i\\ (de Cassis), la décrivent tour à tour.
Les mémoires de Roulin ('), de Richardson (-), de Uhde, de Verneiiil, de Nélaton: les thèses de Bouquet ('•). de Bourgougnon, de Mafïre, de Régeard. qui appuie son exposé el ses conclusions sur lo'i observations, enfin, plus
(') Du mcranixine desi rv.jiturea rnuarnlnirca. .Juiinutl de jihijsiol. expér., 1<X'2I. t. I, p. 295.
(*) Ameriran .Journal, IHol, et Gaz. uïéd., 1858, p. 141).
p) De la niplurc !<poiitanée des muscles de ta vie aniiiiatc. Thèse de docl.. 1847.
[F. LEJARS ]
la l'Ti iîi;s Ml SCI i.Miu.s. va
rôccmmciil encore, celle de SallelVaiKiiie el (rAïuiaixI. achèveiil «le <lé<^aij^er la physionomie clini<[ue «les ni|)lnr«'s ««n ^«Mn''ral el eelh* de la plnpail d«'s in|)lur«'s isoji'os. Us r«>upniss<Mil l«'s «''U'-nuMils dune palhojj^tMiie pins pié«-ise «pio Cruveilhier, dn r«'sle. avail eidr«'\ne.
Kn nu*'ni<' temps, le processns de la cica(ii<alion iniiscidaire el de la lé^tuu'ralion des lihres slii(''es «Mail l'obj^'l «les re<'lierclies d«' N'ircliow . de liillrolh, de llohin. de I)emar«pia\ . d<' (loinil el Ran\iei', d«; IIay«'m. de Boncliaivl.
Le cliapilr»' «les lîiiplnrcf< «levai! s"a!4:ran«lir encore : la li<M'nie musculaii'«'. dont riiisl«)ii-e a\ail sni\i à p«Mi pivs l«'s m«'Maes phases, conservai! une aulonomie «pie la plupart dn temps «'Ile ne nuM'ite pas. Les ol)servali«)ns «le Larger. «I«' lî«)ns«piel, le rap|)()rt de Fai'alx'nl" à la So«'i«'dt' de chirurgie, etc., ont lra<H'' «l«''(initivemenl. comme nous le v«M'rons. le «lomaine de la l'uphire «'l celui de la hernie.
Si';i)U.L()T, MiMiioiro sur la rupture iiHis«Milanc. Mém. el Prix de In Soe. de uiéd. de Parix. 1X17, |). Vu). — Unni:, lîupUiros sous-nilniiées des muscles et des tendons. Arrli. fUr klin. Clii)'., I87i, lid. XVI. — HoiitfundNON, Uui»lures et conlra«tures musculaires des ouvriers «"liarijeurs. Tlièse de «lorl., 1X7.*». — Vi:i!m:«ii., ('unijUes rc*i'./«.s du Cviif/rcs de Clcnnonl-Femtn'l (Ai'anreineiit des srienn'x), et Méni. de rliir., l. I. — Mai-kiîe, Tlièse de doct., 1X77. — Ni«;noLs. Rupture si>onlanée du i»lanlairc gr«>le. /loslon médical and surgirai Journal, aoùl 1X78. — CiKitsTi;!!, j^eir-Yurlc nied. Journal, vol. XXVII. 1X7X. — Silbehstein. Rupture spontanée des libres nuisculaires strit'es. Wiener nied. l'reaxe, 187!), t. XI.X. — Ri;(iK.\r.i>, Des ruptures musculaires. Thèse de doct.. IXXO. — Mavdl, Sur les ruptures nuisculaires el tendineuses. JJeutsrhe Zeitsrhrift fiir Cliir., IXX'2. t. .X^TI el XVIII. — Ciiap.vot el Coiillacd, Éludes «•liiucjues siu" les ruiiluros musculaires riiez les cavaliers. /Vi'wf derliir.. 1887. — .\MiAcr). Ouehpies considérations sur la rupture musculaire. Thèse de Bordeaux, 1887. — Sallei-i!ANocE, De la rui)luie sous-culanéc du hicops brachial d'orii^ine traunialiipie. Thèse de doct., 1887. — DcPLAV, Ruplure musculaiie. Mcdcrine moderne, 15 février I8t»5. — Deloume. Remaripies sur les ruptures musculaires. Gazelle des hop., 1X93, p. 138"). — Ruplure du ifrand pectoral. Soc. de chir., 28 février 18!)i. — Rupture du moyen abducteur, suture. lOid.. 51 ftctobre 18U4. — Miciiacx, Ruptures musculaires, etc. Bull, de la Soriélé de cliir., 1893. p. 711. — Faccompré. Ouehiues considéralions à propos du traitement des ruptures musculaires. Thèse de l.iUe. mh.
Étiologie. — Les os el les tendons se hrisent plus souvent «pie les muscles; pour le triceps IV'inoral, la ruplur«' musculaire est 8 fois moins lV(''«{uenle «pie la ru[)Uirc tendineuse. Le nomlire «les ohservalions de rupture est pourtant, à riicure actuelle, ir<!^s consi«l«'ral)le, et, si Ton l'ait entrer en ligne de compte les ruptures partielles, ce sont des faits «le clini«(ue journalière : mais la rupture totale est plus rare. Dans la gran«le majoritt' des cas. elle se voit c\w7. Ihomme. el surtout chez l'adulte et le vieillard.
Une premi«'M-e classe est à faire pour les ruptures dites pntholoyiques, celles que préparent les alt«'*rations de structure et les d«>gén<!'i'escences de la fdjre charnue. Ainsi en est-il dans la fièvre typhoïde ('), la variole, les maladies infectieuses, en général, qui laissent à h'ur suite la dégénération vitreuse (Zenkcr). cireuse, granulo-graisseuse. Le moindre elTort. le lever, la toux, etc., suffisent à rompre ces muscles malades, et ceux de lalidomen. h^s adducteurs, le psoas. sont le lieu d'élection des dégénérescences et des ruptures.
Closselin et Lépin«^ ont signalé pareil acci«lent chez les alaxitpics. Enfin, sans rintervention d'aussi graves lésions, on a incriminé la syphilis, lalcoolisme. le rhumatisme : il y aurait, de leur fait, une série «le myosites qui serviraient de causes |>rédisposant«'S (.\miaud).
(') Kmjiep., Les ruptures musculaires spontanccs dans la fièvre tyjJioïde. Thèse de 1805.
IF LE JARS
-.V2 Ml SCLES.
I\()lli (de Moscou) (') n"a-l-il pas dt'iiioiilri' (|iic la l'alii'iic seule pouvait ;»llérer la libre charnue? l)aiis ses expéiieuces, les muscles élaieul aclionnés par i'éleeliicilé. et l'on conslalait celle même (léi>tMR'rescence vilieuse (|ui succède à la lièvi-e lyplioïde.
Mais celle alU'ralion primilive (>sl loin dèlre conslanle. Dans la plnpail di s cas. c'esl sur un homme hien musclé, cl sur un muscle \i^()ureu\, cpie |>orle l'accidenl. En j^énéral. il est plus IVéipient sur les muscles du côté di'oit. Dans l'armée, et surtout dans les réi<-imenls de ca\alerie et darlillerie, ce sonl les jeunes recrues, et spécialement les hommes (|ui n'ont jamais été «'xercés à la ij^vmnasti(pie et à ré(|uitati(»n. (pii fournisseid le plus (rexemples de ruptures.
L'elVort, une contraction excessive et brnsipu' : telle est la cause i>énéi'ale des ruptures, el c'est elle <pie l'analyse retrouve an tond des éliologies complexes. On peut dire, avec Charvot et Couillaud, que « les ruplin-es musculaires se produisent prestjue toujours à Toecasion des mêmes mouvements forcés. A chacune lie ces manoeuvres de l'orée correspond la lésion du même muscle, rompu presque toujours au même point. »
(lest un elToil pour reprendre l'équilibre dans une chute (rupture du droit abdominal, du droit antérieur de la cuisse, el même du sterno-masloïdien) ; — pour se retenir avec les bras (grand |)ectoral: delloïde): — pour soulever un fardeau (biceps brachial, delloïde plus rarement; premier radial externe, dans un cas; masse sacro-lombaire): — pour -projeter en avant un bloc pesant, une pelletée de terre (grand pecloral. Iraj)èze, angulaire de romojdate, attaches vc^rlébrales du rhomboïde) : — pour maintenii* la tête hors de l'eau (sterjio-juasloïdien).
C'est encore le saut en hauteur, ou le saut d'obstacles (jumeaux, plantaire g-rêle, droit antérieur de la cuisse), la course (triceps fémoral, muscles postérieurs de la cuisse): la torsion brusque du tronc (masse sacro-lombaire); le coït (droit antérieur de l'abdomen, \'idal (de Cassis), et tous les grands elforts abdominaux, l'accouchement, le vomissenu'ut, etc.
Il y a des types de ru[)lures qu'on pourrait dire professionnelles : tels le « mouton » des ouvriers chargeurs, dii à des ruptures des muscles de la nuque (Hourgougnon) : la rupture du grand oblique de l'abdomen chez les cultivateurs, étudiée par I«icochon (^): el surtout les rupturoi des cavaliers.
Charvot et (louillau<l en ont exposé très nettement le mécanisme : elles alfectent, par ordre de fréquen<-e, le grand droit de l'abdomen, puis les adducteurs, le grand pectoral, le deltoïde, le faisceau moyen du droit antérieur de la <-uisse. C'est dans le saut à cheval, par la croupe, ou de pied terme, sur le côté, en tordant les crins et se soulevant sur les poignets, que le grand droit de l'abdomen supporte tout l'elfort, et (pi'il se rompt, ou encore dans les exercices ilassouplissemenl. à cheval, dans la llexion de reins forcée. Le grand pectoral el le delloïde soulTrenl surtout au moment où le cavalier s'enlève pour sauter en selle, sans étiiers: quant au droit antérieur de la cuisse, il n'est atteint que <lans les classes à pie<l, dans le saut d"ol)slacles. Au chaj)itre i\os pseudo-la' raies., nous reviendrons sur les ruptures des adducteurs, si fréquentes, et qui s'expliquent bien, les groupes musculaires internes des cuisses étant seids à mainl<'nir ré(piilil)rc à cheval, sans élriers. el seuls à lutter contre les déplacements.
I') Gazelle hebd.. 1882, p. IXO.
(*) Hicor.iiON, De f/t(el<jne.<< ni/ilures iimandiiirex jii-<jfe.^si(iiiiieUes {ijinud ohliijue rhcz les rultlmieiirs; nltarhe.^ l'ertéhrale.^ du. rhninhiiide et anfjuhdre do ioitiopl'bte). J'ijitnii médical, 1888, XMI, p. 57.
IF LEJARSri
RUPTURES MUSr.l LAIRF-S. 7:..-
lliillii uc lioiivc t-ou pas dans la thèse d'Amiaud l'observalion d'un monuisior ([ui se i-ouipil le coiirl siipinalciir, dans un nionviMiicnl hrnsqiio |)onr ponsser la varloj)o?
Il ost aisé de comprendre (pie les grandes crises convulsives, celles du lélanos, de ré|)ilepsie, de réclani|>sie, du delirium Iremens, de la rag-e, puissent pi'()vo([uer des i'U[>(u!'es musculaires, mais raccident est, en réalité, plus rare qu'on ne serait tenté de le supposer, et il intervient souvent une altération de la libre charnue, une dégénérescence vitreuse, qui doit taire ranger un certain nond)re de ces faits dans les ruptures pathologiques.
Siège. — Nous venons de voir qu'il y avait une relation entre le siège des riqitures et leur étiologie; aussi leur fréquence, sur tel ou tel muscle, n'est-elle pas sans varier un peu, suivant l'origine des statistiques.
Régeard, qui totalise les observations connues en 1880, en dégage l'ordre de fréquence qui suit, sur ir>!2 faits :
Muscles postérieurs du tronc 411
Muscles du mollet 2*^
Grand droit de l'abdomen lî»
Triceps et biceps fémoral égalité de fré((uence.
Puis viennent le psoas, le deltoïde, le grand pectoral, le sterno-mastoïdien (').
Charvot et Couillaud ont publié 20 observations nouvelles, la plupart de ruptures partielles, qui avaient porté : 14 fois sur les muscles antérieurs de l'abdomen (le grand droit antérieur, beaucoup plus rarement le grand oljlique). I fois sur les adducteurs de la cuisse, 2 fois sur le droit antérieur fémoral, l fois sur le grand pectoral, et 1 autre fois sur le deltoïde. Si l'on tient compte des données nouvelles sur la hernie et la pseudo-hernie musculaires (voy. plus loin), les adducteurs doivent tenir un rang de fréquence assez élevé (*). Sallefranque avait réuni 18 observations de rupture du biceps brachial; M. L.-H. Petit en a rassemblé 83 cas, qui se répartissent comme il suit :
Ruptures du muscle entier -1 cas.
Ruptures de la longue portion 0 —
Ruptures siégeant à la jonction du muscle et du tendon de la
longue portion ' —
Ruptures du tendon inférieur '> —
Ruptures du tendon de la longue portion . . 4"> —
Il n'existe pas d'exemple de rupture isolée de la courte portion, par effort.
En résumé, les muscles longs sont de beaucoup les plus exposés aux ruptures, et ce sont leurs faisceaux directs qui, dans les ruptures partielles, sont le plus fréquemment atteints : ainsi, les libres moyennes du grand pectoral, le faisceau médian du droit antérieur de la cuisse, qui se porte en ligne droite d'un tendon à l'autre, sans s'incurver en spirale, comme les fibres excentriques, etc. Il y a là des points faibles, dans lépaisseur du muscle.
On a longuement discuté sur le lieu d'élection des ruptures, dans la continuité de l'organe contractile. D'après Sédillot, 15 fois sur 21, c'est à la jonction
(») Nous ne parlons pas ici des ruptures des muscles viscéraux, cœur, diaphragme, etc. (voy. Chinirçjie des régions).
(-) La rupture, peut être bilatérale; voy. Stvx, Fait von doppelseitigem Muskcibrncli der Adductoren der Oherschenkel. Deutsche mililàrarztlicfie Zeilschrift, 1888, X\TI, 457-4r>'.>.
TRAITÉ DE CIIIRIRGIE, 2= édit. — I. 48
[F. LE JARS
Ml SCI.KS.
ilu ninsclo ri du IcihIoii ijh Cllcs m- foui. cCsl un ilécolleiiienl. Mais, cominc le i(Mnar»iU(' Nrlaloii. i^rAcc à rcnclavnncnl cl à la priirlralion réi'ipnxiue (l«'s i'\UviihIi''s iini>culairo et IcndiiUMiso. la surfaco de drcoilciiicnl serait loujoiiis un cône creux : ce serait coniine mie épée à demi lirée du fourreau. Pareille disposition ne sohserve pas. La rupture peut siégci' en trois irisions, sur un nuiscle eonijilet (voy. lii;;. iCtl ) ; \" sio- bi porliitn cliarnuc: '2"xirr In piulion muscuhitiuiiliiintsi': 7}" sur /«■ li-iiilu>i Ini-nithnc. L.i\ dernière variété iTesl (ju'une rupture tendineuse proprenuMil dite; les deux autres apparlienneul à la rupture musculaire. C'est là une distinction nécessaire »|ue les auleuis sont loin d'avoir toujours respectée; el. sur il) laits de ruptures, rapportés j)ar Nélaton. ji fois la lésion i>orlait .sur le corps charnu, 29 fois sur la portion nuiscul(3-tendineuse ou le tendon : de lensenible des faits on j)eut conclure (|ue cest, en elfet. la région musculo-lcnilineuse qui est le plus fréquemment intéressée.
La forme et la texture des muscles feraient varit'r aussi ce lieu déicction : les muscles à fdjres longues el à tendon court se rompent volontiers dans leur portion charnue: les muscles à fibres courtes et à long tendon, dans leur portion tendineuse; au premier type apparlienneul les lléchisseurs, les extenseurs au second (Nélaton). Mais il n'y a là rien de constant, et l'on a vu des iiiplures en plein muscle, dans le delloïde, le droit antérieur de la cuisse, le vaste externe, les jumeaux, la masse sacro-vertébrale, tous extenseurs,
Pourlanl il uesl pas douteux pour chaque muscle, il existe un locua mlnoris resistentise, une zone de rupture. Charvot et Couillaud font observer que, dans tous les cas qu'ils rapportent, le grand droit de l'abdomen s'était brisé dans la région sous-ombilicale, à égale distance du pubis el de l'ombilic, et c'est là. en elTet. qu'il est le moins apte à résister : il est plus étroit, il n'est plus doublé en arrière dune demi-gaine aponévrotique, et les intersections fibreuses ne relient plus ses faisceaux. On trouve relatées dans la thèse de Sallefranque quehpies expériences cadavériques : les tractions sur le biceps, pratiquées à l'aide d'un cordon fixé à son tendon inférieur, el mesurées au dynamomètre, ont toujours produit la rupture, sous une pression de 50 à .")<) kilogrammes, sensiblement au même j)oint. à l'union du quart inférieur et des trois quarts supél'ieurs du nuiscle. Il serait intéressant de reprendre el d'élargir ces recherches.
FiG. IGl. — Schéina d'un muscle et de son tendon.