I.IMLAMMATION ET SES CONSÉOUENCES
FiG. lt>. — Application mélhodique de bandelettes compressives à la surface d'un ulcère indiqué par une ellipse pointillée.
poriiiaiiijraïKilo do polasse sont do iiieillouis oxcilanls c[ nous avons dos moyons |)lus sûrs pour oxorcor la conipfossion.
En olTot. lo dootour Ilonrv-A. Martin (') (du Massachusotls) a j^i-oposô la bando olaslique; il la prend longue de ô à 4 mètres et large de 75 millimèlres. « A l'une
des exlrôniilés, on fixe quel- (|ues cenlimôlros d'un épais lissu do (il ol à (■oiui-oi sont cousues deux forles attaches de 45 continiètres de longueur. Son mode d'application est simple : le malade doit la mettre le matin, avant toute occupation, avant que les veines de la jambe se soient distendues sous le poids de la colonne sanguine qui les remplit. Il vaut mieux l'appliquer au lit en la serrant juste assez pour qu'elle ne glisse pas. Dès que le pied repose sur le sol. la jambe augmente de volume, par afflux du sang dans les veines, de façon qu'elle se trouve suffisamment serrée par la bande; celle-ci reste en place toute la journée, quel que soit le genre d'exercice ou de travaux du malade. Pour entourer la jambe, on fait un tour au-dessus des malléoles, puis un tour en étrier sous lo pied et de là on remonte sur la jambe on spirales successives jusqu'au genou ou au-dessus, chaque tour couvrant le précédent de 15 à 20 millimètres.
« Le soir, quand le malade se déshabille, il enlève la bande et essuie sa jambe; il place sur l'ulcère un pansement qu'il fixe par quelques tours de bande ordinaire. La bande on caoutchouc est lavée et mise à sécher pour le lendemain.... Le traitement consiste donc à porter toute la journée la bande aussi longtemps qu'on marche ou qu'on se tient debout. Quand on l'enlève, le soir, on la trouve saturée d'humidité ; la plaie a donc été dans un bain humide, chaud et absolument à l'abri do l'air, ce qui représente les meilleures conditions possibles pour favoriser le développement des bourgeons charnus et la cicatrisation. En outre, une compression égale, modérée et soutenue a resserré les vaisseaux distendus ou atîaiblis et prévient ainsi la turgescence veineuse, cause si fréquente de la nutrition mauvaise de la peau. »
Nous avons eu souvent recours à cette méthode et nous la trouvons excellente; nous la complétons matin et soir par un bain ou des lotions d'eau à 50 degrés. Elle a sur tous les autres traitements l'avantage de ne pas interrompre la vie sociale et ne nécessite pas le repos au lit. Mais nos ouvriers ne peuvent pas toujours exécuter ces manœuvres; aussi, dans quelques cas, lorsque l'ulcère est détergé, appliquons-nous à sa surface une couche d'une pommade qui, pour 40 grammes de vaseline, contient 5 grammes d'acide borique, d'antipyrine ou de salol et 1 gramme d'iodoforme; je la maintiens par quelques tampons de ouate hydrophile et, au-dessus, je pose un bandage silicate qu'on refait tous les quinze jours. Comme avec la bande de Martin, les malades peuvent marcher. Ces méthodes si simples dispensent d'entrer dans la description d'autres médi-
Cj Marti.v, Transactions of Ihe American médirai association, t. XXVIII, p. 589, 1877.